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mercredi 21 décembre 2016

"Les aventures de Billy" (Marcelle Pâques)

                       livre,enfants,fêtes,salons,poésie,humour

Nouveau livre de Marcelle Pâques destiné cette fois aux enfants : "Les aventures de Billy" (éditions Chloé des Lys). Il raconte les aventures d'un petit ours en peluche qui se transforme la nuit grâce à la complicité de son amie la fée. Les illustrations sont de Catherine Hannecart.

Il y a deux ans, je vous avais déjà parlé de son recueil de poésies "Bientôt les jonquilles":  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2014/01/premier-recueil-de-poesie-de-marcelle.html

Cliquez ci-dessous sur "Pâques Marcelle" pour retrouver mes autres articles sur cet auteur belge.

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mercredi 21 janvier 2015

L'écrivain belge Henry Martelange

                                        

Né à Mons en 1982, docteur en langue et littérature anciennes, Henry Martelange a toujours écrit, et son style respire la maturité et le classicisme de la littérature française. Passionné par l'art et les antiquités, il recrée dans ses nouvelles les intérieurs luxueux qu'il aime tant. Ses personnages lui ressemblent et nous apprennent beaucoup sur sa personnalité.


Membre de l'Association des Ecrivains Belges, Henry Martelange est l'auteur de deux recueils de nouvelles :   "L'enfer du décor" (paru en 2012 aux éditions Chloé des Lys) et "Démons et merveilles" (paru en 2014 aux éditions L'Amant Vert).


Sa citation favorite :  "Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit"  (La Rochefoucauld)


A vos agendas :  le mercredi 4 mars 2015 à 18h30, soirée littéraire autour d'Henry Martelange au restaurant "Le Salon des Lumières" à Mons. Au programme :  présentation de son recueil "Démons et Merveilles" avec lecture de quelques extraits, suivie d'un échange d'impressions et de réflexions avec les participants, pour terminer par un repas surprise à 25 euros hors boissons en compagnie de l'auteur. Inscription obligatoire car nombre de places limité.

jeudi 9 janvier 2014

Premier recueil de poésie de Marcelle Pâques


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A l'occasion de la sortie de son premier recueil de poésies, Marcelle Pâques a répondu par mail à mes questions :

"A quand remonte votre passion pour la poésie en tant que lectrice d'une part, et auteur d'autre part?

- La poésie fait partie de moi depuis toujours, c'est une certaine façon de vivre, habiller le quotidien de lumière pour dissiper la grisaille des jours. La première fois que quelqu'un m'a dit que j'étais poète, c'est quand vers mes 8 ans, je devais dessiner ma grand-mère pour l'école....mais je n'ai pas connu mes grands-mères. Alors j'ai dessiné ma maison et j'ai écrit qu'une maison, c'est comme une grand-mère : accueillant et chaleureux! En tant que lectrice, mon premier véritable coup de cœur :  "Le Petit Prince". Une leçon de vie poétique.

- Quels sont vos poètes préférés?

- En musique comme en poésie, je suis très éclectique et toujours avide de découvertes. J'aime Prévert, Baudelaire, Neruda, Aragon, Verlaine, René Char, Apollinaire, Colette Nys-Mazure, Léon, Paul Fargue, et ce n'est pas fini !!!

-  Pourquoi avez-vous choisi "Bientôt les jonquilles" comme titre de votre premier recueil? Sur quels critères avez-vous choisi les poèmes qui en font partie?

- Pourquoi "Bientôt les jonquilles"? C'est parti d'un petit haïku :
                    Un sapin déçu
                    Se retrouve à la rue
                    Bientôt les jonquilles
  Je crois que quand les ennuis tombent sur nous comme flocons de neige, nous pensons au renouveau, aux jonquilles!!!

- L'esprit de votre recueil m'a fait penser à Colette Nys-Mazure (la vie plus forte que la mort, les petites joies du quotidien à savourer, l'espoir d'un avenir meilleur, etc.). Etes-vous d'accord avec cette association entre vous deux?

- Je suis très flattée de cette comparaison car c'est une auteure que j'apprécie particulièrement ("Lorsque la cruauté fait déborder la vasque, tu vas reprendre feu et vie au ventre des jardins"). Et aussi :  "Elle ourle le temps à points patients attentive aux pas de loup du chat entre les fraisiers". Des petits moments de grâce dans la vie quotidienne, c'est un bonheur qu'elle nous fait partager avec tant de talent!

- Est-ce facile de faire connaître son premier recueil? Comment faites-vous pour en assurer la promotion?

- J'ai un blog http://marcellepaques.skynetblogs.be avec de nombreux visiteurs, le réseau Arts et Lettres dont je fais partie, la revue "Les petits papiers de Chloé", le cercle littéraire hennuyer Clair de Luth, les salons du livre, Facebook. Mon recueil a obtenu quelques belles critiques, notamment de Denis Billamboz de Besançon et Thierry Allart sur le site Critiques Libres :  www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/30975 .

- Quels sont vos projets littéraires pour 2014?

- Pour 2014, sortie d'un autre recueil qui s'intitule "Pourquoi pas?". L'idée m'est venue en lisant une citation de Georges Bernard Shaw :  "Certains regardent la réalité et disent : pourquoi? Moi, je rêve de l'impossible et je dis : pourquoi pas? Cela me correspond tout à fait".       
  
J'ai apprécié l'esprit positif de ce recueil. Mon seul reproche concerne l'éditeur : les pages blanches se trouvant ici et là au milieu du recueil sont regrettables... Enfin, pour terminer, je vous propose le poème "Résilience" issu du recueil de Marcelle Pâques.

     "Un rayon de soleil s'aventure
     Dans la grisaille du quotidien
     Une ombre fantasque sur le mur
     Vacille, s'étonne c'est le chagrin
     Tel un vampire fuyant la clarté
     Dégoûté par le soleil des jours
     Le chagrin disparaît dépité
     Sous les huées de notre amour
     Les pensées en friche vont refleurir
     Bientôt! L'insolence du muguet
     Exhalant le parfum du désir
     Quelques brins d'un bonheur obstiné".
                              

mercredi 26 mai 2010

Interview de Carine-Laure Desguin

1° Pouvez-vous présenter?
Si le joker m'était permis, je le prendrais car parler de moi n'a jamais été ma tasse de thé! Parler non plus, d'ailleurs... Sur la quatrième de couverture de mon premier roman "Rue Baraka", c'est volontairement que la bio se réduit à quelques mots : Carine-Laure Desguin, elle aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise... Mais voilà, ce modèle de présentation est trop réducteur, je le sais... Depuis de nombreuses années, je travaille dans le secteur paramédical, en extra-muros. Post-graduée en gérontologie sociale et diplômée en pédagogie, c'est vraiment à l'écoute des autres et chez eux que je me sens le mieux. C'est dans cette sphère-là que je me sens utile... J'aime bouger et aller vers les autres. J'aime traverser les rues, sillonner les campagnes et soigner les gens.

2° Quand avez-vous commencé à écrire et qu'est-ce que cela vous apporte?
La première fois que j'ai mis sur le papier tout un ressenti, j'avais sept ans! La phrase qui commence le texte est encore présente dans mon esprit : "Les gens d'ici sont très gentils...". Je venais de quitter une région et j'arrivais dans une autre, mais dès le premier jour, je suis allée à la recherche des autres enfants du quartier et le texte que j'ai écrit le soir était destiné à mon cousin qui, lui, était resté dans mon ancienne ville. Vers 12 ans, j'ai lu "Bonjour tristesse" de Françoise Sagan et à ce moment-là, l'écriture m'est apparue comme une évidence... Durant mon adolescence, j'ai beaucoup lu et écrit. Je lisais tout ce qui m'était possible de lire. Mes écritures se résumaient à de la poésie et à des textes de tous genres. Et vers 19 ans, j'ai décidé de ne plus écrire, de me consacrer à mes études. Durant une bonne vingtaine d'années, je n'ai plus écrit du tout et mes lectures se focalisaient sur les informations relatives à mon travail et, grâce au ciel, je me suis promenée beaucoup dans les livres de psychologie dynamique... L'âme humaine et tous les oiseaux qui l'entourent, çà me passionne! En 2007, j'ai acheté "Vieillir sans toi" de Michel Cyprien et quand j'ai refermé ce roman, une évidence s'est imposée à moi : mon désir d'écrire était intact. Les semaines qui suivirent, une histoire a cogné dans ma tête et des personnages se sont installés sur le papier. Ce que m'apporte l'écriture? Offrir aux lecteurs une parcelle de mon imaginaire. Et puis, beaucoup beaucoup d'amour! Lire et écrire provoquent en moi ce très beau sentiment car j'aime vraiment les mots et toute l'énergie qu'ils transposent.

3° Quelles sont vos sources d'inspiration et vos thèmes de prédilection?
Mes sources d'inspiration sont nombreuses et je pense que je ne les ai pas encore toutes expérimentées... Je me surprends moi-même! Mon second roman, "Les enfants du Grand Jardin", c'est un conte surréaliste pour adultes et adolescents. L'origine du texte est insolite. L'an dernier, j'ai eu l'envie de passer un dimanche après-midi dans un endroit où je n'étais jamais allée. Depuis longtemps, je désire rouler sur un solex et je pensais que ce dimanche-là se réunissaient des solexistes. Dans le grand jardin d'une maison privée, des artisans proposaient leurs créations, des peintures, des sculptures. Pas de solexistes et pas de solex non plus! Durant deux heures, je suis restée là, je regardais tous ces gens qui aimaient se rassembler et offrir aux touristes d'un jour l'une ou l'autre chose artisanale. Le lendemain, toc toc toc, des flashs s'étoilaient devant les yeux. Dans un endroit inconnu, deux fées rassemblent des enfants venus de tous les horizons. Elles leur apprennent à vivre, à aimer et à parler une langue spéciale , la langue qui n'a pas de bois... "Les enfants du Grand Jardin" étaient nés... La lecture de certains auteurs déclenchent chez moi des images et une envie instantanée et quasi incontrôlable d'écrire. Je pense à Xavier Deutsch, André Breton... Encore une inspiration insolite : une amie se fracture le scaphoïde, un petit os du pied. Par boutade, je lui dis : "on connaissait déjà l'astrogale d'Albertine Sarrazin, maintenant il y aura le scaphoïde d'E.R.". Le lendemain, je filais à la bibliothèque et quelques jours plus tard, j'écrivais sous forme de poésies des épisodes de la vie de ce grand écrivain qui défraya la chronique (ce texte datant d'octobre peut se lire sur mon blog : Alger 1937, Paris 1967, une révolte, un destin).

4° Pourquoi avez-vous souhaité être publiée et pourquoi avoir choisi les Editions Chloé des Lys?
Au départ, je ne pensais pas être publiée. C'est une amie qui, après la lecture de "Rue Baraka", m'a incitée à rechercher un éditeur. Sur Internet, les références de nombreuses maisons d'éditions s'entrechoquent. La lecture de commentaires de certains auteurs m'a fait prendre connaissance des difficultés du monde de l'édition...et de la vigilance dont devait faire preuve un futur édité! Et donc, j'ai compris que chez Chloé des Lys, le compte d'éditeur était réellement le compte d'éditeur. L'auteur ne débourse rien. Ce contrat chez Chloé des Lys m'a donné confiance en moi.

5° Pouvez-vous nous parler de votre premier roman "Rue Baraka"?
"Rue Baraka", mon premier roman, investit vraiment dans le thème qui me titille les neurones depuis longtemps : la rencontre inattendue et que faisons-nous de ces rencontres, le destin, la destinée... Vous l'avez compris : c'est l'histoire d'une rencontre. Par hasard - celui-ci aussi, je l'aime, le hasard - Tarek, un jeune homme désoeuvré, rencontre un vieux peintre encore plein d'enthousiasme. De la vie, le vieux peintre connaît ses mystères et surtout ses secrets. Il apprend à Tarek le plus grand des secrets de la vie : celui qui nous offre le pouvoir de faire de nos rêves une réalité... Dans cette grande maison de ville, Tarek apprendra tout d'abord à rêver et connaîtra ensuite le secret du secret.

6° Quels sont vos projets?
Les projets se bousculent, ils veulent tous être le premier dossier... "Les enfants du Grand Jardin" sont en attente au comité de lecture de chez Chloé des Lys. "Mademoiselle Lucas" attend une relecture. Et puis, ne riez pas mais voici quelques mois, j'ai rencontré par hasard - encore lui - un personnage insolite qui m'a demandé de but en blanc d'écrire l'histoire de sa vie... Cela fait donc partie de mes projets...mais j'en ai d'autres, attendez un peu...

Plus d'infos sur son blog : http://carinelauredesguin.over-blog.com

mardi 11 mai 2010

Interview de Micheline Boland

A l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Le magasin des contes" (éditions Chloé des Lys), Micheline Boland a répondu par mail à mes questions :

"Peux-tu nous présenter ton dernier livre?
- "Le magasin des contes" est un livre de contes dans lequel j'ai rassemblé des histoires qui ont été finalistes lors du concours de contes de Surice ("Des rumeurs" pour le thème des rumeurs, "La persévérance de Jeannette" pour le thème des histoires d'ô) ainsi que des contes parus dans un journal publicitaire de la région de Charleroi ou sur le site Carolo.be. On trouve encore dans ce livre des contes conçus pour répondre à une demande particulière (par exemple, "Les chauves-souris" a été écrit pour une copine qui est guide-nature) ou pour tenter de faire passer un message à des personnes que j'ai croisées (par exemple, l'histoire du speculoos qui met en scène deux frères rivaux). J'ai exercé la profession de psychologue et il me plaisait de construire des métaphores offrant ainsi aux personnes rencontrées, une approche différente de leurs difficultés. Les contes proposés sont accessibles à tous les âges. Il y est question d'animaux, d'enfants, d'adultes, d'objets, de secrets, de rumeurs, de découvertes, d'échanges...

- Quelles sont tes sources d'inspiration? As-tu des sujets de prédilection?
- Ma première source d'inspiration, ce sont les événements saisonniers (d'où de nombreux contes de Noël, Pâques, Carnaval, grandes vacances, Halloween,...). Mon premier recueil de contes s'intitulait "Contes à travers les saisons". En 2004, j'ai trouvé un éditeur qui s'appelle Chloé des Lys et depuis lors, nous ne nous sommes plus quittés! La deuxième source, ce sont les sujets de concours. Même si je ne participe pas à un concours parce que le thème demandé ne correspond pas à la longueur que j'apprécie, il m'arrive fréquemment d'écrire sur les sujets imposés. La troisième source, c'est l'origine tout à fait imaginaire d'une coutume ou d'un objet (dans "Le magasin des contes", j'aborde l'origine du casse-vitesse ou du hennin). La quatrième source, c'est l'imprévu, la parole entendue au hasard de rencontres, la demande explicite d'une personne que je connais, l'image observée qui fait des ricochets en moi. Mon imagination se plaît à transposer, transformer, enjoliver, dramatiser... Quant à mes sujets de prédilection, c'est sans doute la prise de conscience par les héros que plusieurs voies se présentent pour atteindre leurs objectifs.

- Lorsque tu écris un contes, est-ce que tu penses déjà à sa lecture et à son adaptation sur scène?
- Depuis quelques années, à l'exception des finales à Surice, il est rare que je présente sur scène des contes que j'ai écrits. Je préfère réécrire des contes traditionnels que j'actualise et dans lequel j'incorpore chansonnettes, comptines, proverbes. J'aime faire participer activement celles et ceux qui viennent m'écouter. A l'occasion, j'interpelle le public à l'aide de vraies questions (par exemple, à qui le héros pourrait-il s'adresser pour mener son projet à bonne fin?). Il m'arrive de lire certains de mes contes, je choisis alors un texte parmi ma production en fonction du public (une histoire de souris gourmande pour des élèves de sixième primaire par exemple ou un conte très légèrement érotique pour les membres de l'Association Carolorégienne d'Improvisation à la fin de la saison dernière). Bientôt, mon mari et moi allons participer à une animation dans une classe de première secondaire. Nous envisageons de lire aux élèves un conte traditionnel et de leur montrer ensuite comment chacun, à notre façon, nous avons réécrit le conte pour amener ensuite les enfants à adapter le même type de démarche sous la houlette de leur professeur.

- Quels sont tes projets? Es-tu tentée par l'écriture d'un roman?
- J'écris régulièrement des contes, nouvelles, haïkus, petits poèmes. Je me laisse guider par ce que je vis. Je brode à partir d'événements vécus, d'expériences sensorielles d'apparence banale. Je mets en scène des personnages imaginaires qui ont peu de choses à voir avec des personnages réels sauf dans quelques nouvelles historiques. Durant mon adolescence, j'ai écrit plusieurs romans. Généralement, un roman par période de grande vacance. Quand je me suis mise à écrire de nouveau, il y a environ vingt ans, j'ai préféré me consacrer à un ouvrage de psychologie ("Comment rendre votre quotidien plus plaisant? Avec la programmation neuro-linguistique" chez Chloé des Lys), ainsi qu'à des histoires assez courtes. Peut-être est-ce lié à la crainte de ne pas avoir le temps ou la motivation suffisante pour aller jusqu'au bout d'un projet plus conséquent? Je ne suis plus tentée par l'écriture d'un roman".

P.S. Cliquez ci-dessous sur "Boland Micheline" pour mon précédent article sur cet auteur belge.

jeudi 6 mai 2010

Nouveau roman pour Georges Roland

Il y a quelques mois, j'avais déjà consacré un article à l'écrivain bruxellois Georges Roland et à son roman "C'est le Broll aux Marolles" (http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2010/02/cest-le-brol-aux-marolles-georges.html). Il vient de rejoindre les Editions Chloé des Lys (maison d'édition d'Edmée De Xhavée et Micheline Boland dont je vous ai déjà parlé) qui vont publier son prochain roman : "Le coup du Clerc François".

mardi 24 février 2009

"Les Romanichels" (Edmée De Xhavée)

Dès les premières pages, Olivia nous explique ses relations avec sa mère : "Elle n'a jamais été capricieuse, ni vraiment égoïste. Pas proche de moi non plus, ni moi d'elle, mais sans hostilité. Un peu comme si nous étions tante et nièce, sans l'intimité qui semble parfois exister entre certaines mères et filles. Ni la froide rivalité qui existe entre d'autres (...) Elle ne m'a jamais appelée pour me dire que quelque chose de bien lui arrivait....ce n'est pas le genre de choses qu'elle partage avec moi. Nous sommes plutôt du style à nous échanger bouquins, recettes de cuisine et adresses de bons hôtels".

Aussi Olivia est intriguée par la demande insistante de sa mère de renoncer à son départ en vacances et de revenir de Turin une semaine à Bruxelles... A son arrivée en Belgique, Suzanne/Mammita (53 ans) lui annonce avec beaucoup de sérénité qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle souhaite que l'espace d'une semaine, Olivia apprenne à la connaître et lui pose toutes les questions qu'elle veut sur sa vie.

Mammita remonte quelques décennies en arrière pour raconter l'histoire de sa famille, son enfance, ses vacances en Italie, la perte de sa virginité avec Rinaldo, son mariage sans amour avec Sébastien d'Entremont-van Zwyn, le décès de son père Max, sa rencontre avec son amant Sergueï, la naissance d'Olivia. Rebondissement au treizième chapitre lorsque les révélations de Mammita touchent directement Olivia qui se rend compte des sacrifices faits par ses parents pour elle... Heureusement, la génération suivante s'affranchit des conventions et de l'hypocrisie qui régnaient dans certaines couches sociales élevées, et mène sa vie comme elle l'entend : Olivia est heureuse en Italie avec Pierluigi. Le roman se termine par l'explication du titre et une bouffée d'enthousiasme et d'optimisme, la maladie d'Alzheimer paraissant bien loin.

De ce premier roman d'Edmée De Xhavée bien écrit et agréable à lire, j'ai noté une citation à méditer que j'approuve totalement : "Le passé, c'est bon seulement quand on y retourne pour se faire plaisir, pour se dire qu'on a eu de la chance d'avoir vécu çà, ou vu çà. Mais des larmes, on a assez d'occasions d'en verser sans en plus aller les rechercher dans le passé!".

Enfin, deux petites critiques : la ponctuation incorrecte des dialogues et la quatrième de couverture qui en dit trop sur le contenu du roman. J'y aurais mis un peu de suspense en me contentant du résumé du premier chapitre : pourquoi Mammita insiste-t-elle autant pour qu'Olivia vienne passer une semaine à Bruxelles?

Interview d'Edmée De Xhavée (1ère partie)

1° A quand remonte ta passion pour l'écriture?
J'ai adoré tout de suite, dès que j'ai su écrire! Ma mère m'a poussée à avoir de petits correspondants un peu partout, et j'adorais çà! Je ne comprenais pas pourquoi, au cours de rédaction, j'avais fini en cinq minutes alors que toutes les autres séchaient et rongeaient leur porte-plume. Je pensais que j'avais bâclé, ou mal compris le thème, et regardais les mouches au plafond pour faire semblant que je n'avais pas fini!

2° Qu'est-ce qui t'a poussé à écrire un roman?
J'avais eu des vélléités par deux fois dans le passé, mais j'ai abandonné avant la fin. Cette fois-ci, j'ai voulu écrire l'histoire...pour moi! Aussi elle est venue très facilement. Mon frère Vincent Sarti (auteur de Version originale pour un doubleur) avait décidé d'écrire un roman et de tenter d'être publié. Nous nous stimulions l'un l'autre, et nous envoyions chaque samedi le fruit du labeur de la semaine... Je ne pensais pas à publier mais une fois terminé, je me suis dit pourquoi pas?

3° Pourquoi as-tu choisi un pseudonyme et pourquoi Edmée De Xhavée?
Mon vrai prénom est Patricia. Un pseudonyme m'aidait à prendre un peu de distance avec ce que j'écrivais. C'est une histoire imaginaire, certes, mais elle contient beaucoup de fragments de réalité et de personnages. Edmée est mon troisième prénom, celui de ma grand-mère maternelle (dont le père s'appelait Edmond...). J'ai toujours aimé ce prénom qui évoque le thé pris sur des nappes brodées-main avec une jeune fille qui joue du Brahms dans une autre pièce. Xhavée, c'est une rue commerçante de ma ville de Verviers, et j'en aime le Xh typiquement wallon, qui se prononce parfois Ch ou simplement H dans mon coin!

4° Pourquoi as-tu choisi les Editions Chloé des Lys?
D'ici aux USA, je ne me rendais pas du tout compte de comment je devais m'y prendre. Je voulais uniquement un éditeur belge, parce que je ne voulais pas qu'on me dise "ceci fait trop belge, les Français ne sauront pas s'identifier" etc. Et puis...j'y tenais! J'ai juste triché avec Actes Sud mais il est Liégeois. J'ai très peu cherché, en fait. J'ai envoyé moins de 10 manuscrits, et prenant tout mon temps, sans jamais guetter le courrier! Un jour sur le net, j'ai trouvé une liste des éditeurs belges et j'ai aimé le nom Chloé des Lys! J'ai envoyé un email à Laurent Dumortier demandant si çà valait la peine de tenter l'expérience, et il m'a répondu : "Envoyez votre manuscrit".

5° Pourquoi as-tu créé un blog? Son évolution correspond à ce que tu en attendais ou est-ce que ce blog t'a apporté des surprises (bonnes ou mauvaises)?
J'ai créé le blog sur les conseils de Bob Boutique (auteur des Contes bizarres) pour annoncer la sortie de mon livre. Et comme tu le sais, mon livre a pris son temps! Un temps qu'il avait d'ailleurs, et il savait le pourquoi de tant de détours! Et puis, c'est devenu mon rituel, une habitude confortable. J'y ai "rencontré" d'autres bloggueurs (le Petit Belge, par exemple!) et c'est, pour moi, un grand plaisir.

6° Maintenant que ton premier roman est sorti, quel est ton état d'esprit? Quelles sont tes attentes ou/et tes craintes?
Je ne sais pas si on me croira, mais je n'ai jamais espéré être "connue"! Ce livre, en particulier, j'y tenais car ma mère m'a inspiré partiellement le personnage de Mado, et elle s'y était aimée. La "bonne nouvelle" de chez Chloé des Lys est arrivée précisément un an après son décès, et les premières copies sont sorties de l'imprimerie le jour de son anniversaire! J'ai, bien sûr, malgré tout, peur qu'il ne déçoive. Le second roman est prêt et, si je ne fais pas horreur aux amateurs de belle écriture, il me semble que ce premier roman, tout simplement, confirme la naissance d'Edmée De Xhavée, m'autorisant de continuer à écrire...publiquement.

7° As-tu l'intention de revenir faire la promotion de ton roman en Belgique en 2009?
C'est difficile. J'ai très peu de congés (15 jours en tout et pour tout pour toute l'année) et rentre en Belgique pour voir mon père. Mais qui sait, si quelque chose se met bien, ne me prend pas trop du temps que j'aime lui consacrer - ainsi qu'au reste de la famille qui essaie de se réunir autour de lui chaque année puisque nous sommes éparpillés - ce serait sans doute agréable.