mercredi 30 mars 2016

"Et je serai toujours avec toi" (Armel Job)

                                                  couverture


Présentation du roman :
Un soir de 1995, Branko, victime d'une panne de voiture, frappe à la porte de la maison de Teresa dans nos Ardennes. Cette jolie veuve d'origine polonaise, fervente catholique, vit avec ses deux fils Tadeusz et André. Branko est un réfugié croate, et s'impose vite comme une aide précieuse pour Tadeusz qui a repris en main la brasserie familiale. Teresa est persuadée que cet homme lui est envoyé par Dieu par son défunt époux pour les aider. Mais un crime est commis, Branko est soupçonné et arrêté, et il apparaît qu'il a commis bien pire lors de la guerre en ex-Yougoslavie...


Confidences de l'auteur :
"Je pense qu'un des rôles du roman, c'est de poser des questions. C'est ce que je fais ici, entre autres sur la notion de justice. Une notion qui prête à interprétation et qui, dès lors, mérite d'être analysée. Ce qui m'a toujours frappé, c'est qu'il y a vraiment deux poids, deux mesures. Si je suis un petit gangster minable qui se fait arrêter, je n'échappe pas à la justice. Mais si je massacre des gens pendant une guerre, il y a très peu de chance, finalement, que je sois condamné. Un tribunal comme La Haye, et comme d'autres auparavant, c'est le gros poisson qui les intéresse. Il faut que la société sache qu'en fait, beaucoup de crimes restent impunis. On peut pardonner mais pas effacer un crime, même Dieu ne peut le faire. Mais je pense que pardonner, c'est donner par-delà. Permettre à un être humain de se rétablir. Teresa ne peut pas dire "Je ferme les yeux" à Branko ; ce serait l'empêcher de renouer avec son humanité. Même le prêtre à qui se confie Branko ne prononce pas le mot "pardon". Il le "délie" de ses pêchés. Une façon d'inciter Branko à continuer à vivre, à regagner peut-être sa dignité. Vous savez, je n'ai rien inventé. Mon roman explore le même thème que "Crime et châtiment" de Dostoïevski. Et la réponse aussi est la même : il vaut mieux assumer".


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mercredi 23 mars 2016

"Elvis Cadillac" (Nadine Monfils)

                                                  


Nouvel éditeur pour l'auteur belge Nadine Monfils :   "J'étais chez Balfond depuis huit ans déjà, j'ai connu trois éditrices différentes, j'y étais même une des plus anciennes auteurs. Après un certain temps, une routine s'installe. Comme dans un couple! Et puis, j'ai beaucoup d'affinités avec Valérie Miguel-Kraak qui est devenue directrice éditoriale chez Fleuve. Elle a été mon éditrice chez Pocket et elle a un vrai regard d'éditrice sur mon travail. Ca me motive énormément. Ce livre, je l'ai vraiment travaillé".


Et nouveau personnage (Elvis Cadillac) :  "J'avais envie de raconter la vie d'un type dont on ne soupçonne pas la richesse intérieure. Il a décidé de monter à la capitale pour sa carrière. Les Marolles, c'est mon quartier préféré de Bruxelles. Mon arrière-grand-mère tenait un magasin de chaussures rue Haute. C'est un quartier qui a beaucoup changé mais qui garde son âme. Entre autres avec des gens comme "Chez Willy", le café où se déroule une partie de mon roman. Ca existe encore, ce sont de vrais Marolliens. On va retrouver Elvis dans d'autres romans. Ici, je pose en quelque sorte le personnage, comme je l'avais fait avec le premier Mémé Cornemuse. Puis, je vais le suivre jusqu'à ce qu'il soit perché sur mon épaule...".


Dans ce premier roman, Elvis se retrouve dans une famille de la haute société, chargé d'animer l'anniversaire d'une vieille dont presque toute la famille attend la mort...ce qui va arriver. Meurtre ou suicide?  Elvis arrivera-t-il à dénouer l'intrigue? 

mercredi 16 mars 2016

"Retour à Domme" (Françoise Houdart)

                                                          519blog


L'auteur belge Françoise Houdart vient de présenter officiellement son tout nouveau roman à la bibliothèque de Boussu (commune hennuyère où elle habite) :  "Retour à Domme".  C'est son 17ème roman depuis 1990, tous publiés par les éditions Luce Wilquin ("Je suis fidèle à ma maison d'édition. Luce fait très bien son travail. Et puis, elle est une des rares en Belgique à défendre le roman belge").


Françoise Houdart a expliqué l'origine de son nouveau roman :   "Je racontais à mon petit-fils une histoire lorsqu'un oiseau est venu s'échouer contre une vitre de la véranda. Mon petit-fils était inquiet pour cet oiseau. De ce détail de la vie quotidienne est partie mon histoire. Mon roman raconte le lien entre un petit garçon et sa grand-mère. Une histoire qui débute avec un oiseau mort. La grand-mère fait croire à son petit-fils que cet oiseau va revoler. Il n'en sera rien évidemment, surtout que le petit-fils est conscient de la situation et fera semblant que... Un lien indéfectible sera alors tissé entre ces deux personnages".


Si vous voulez savoir la suite, il vous reste à lire "Retour à Domme"...


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mercredi 9 mars 2016

"Cryogénie" (Geoffrey Van Hecke)

                                                              Cryogénie




L'an dernier, je vous avais déjà proposé une interview (http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/03/interview-de-lauteur-belge-geoffrey-van_11.html) et des extraits des ouvrages (http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/03/extraits-des-livres-de-geoffrey-van.html) du jeune auteur belge Geoffrey Van Hecke.


Il vient de sortir son quatrième livre, intitulé "Cryogénie", qu'il dédicacera les 19 et 20 mars prochains au Salon du Livre de Paris. Pour commander ses livres :   www.monpetitediteur.com

mercredi 2 mars 2016

"Guerre et Térébenthine" (Stefan Hertmans)

                                                       


Lors de sa parution en néerlandais en 2013, "Guerre et Térébenthine" a été tiré à plus de 200.000 exemplaires, a valu à son auteur l'équivalent du Goncourt aux Pays-Bas, et a été traduit en 17 langues. Ce sont les éditions Gallimard qui publient sa version française (416 pages).


La genèse de ce livre est émouvante :  peu avant sa mort en 1981, le peintre Urbain Martien remet à son petit-fils Stefan Hertmans deux cahiers qui contiennent le récit de sa vie entamé alors qu'il avait déjà 72 ans. Il met trente ans à les ouvrir, et à en tirer ce livre "Guerre et Térébenthine". Il commence par son enfance gantoise puis par la première guerre mondiale. Urbain se met au service de sa patrie et en revient sergent major couvert de décorations. Mais sa douce et belle fiancée Maria-Emilia décède de la grippe espagnole... Aussi il épouse sa sœur.


Beau travail de devoir de mémoire de la part de Stefan Hertmans!