jeudi 23 mars 2017

Journée Mondiale de la Poésie

A l'occasion de la Journée Mondiale de la Poésie ce 21 mars, je vous propose de mettre à l'honneur deux poètes belges :

Charles Ducal, Poète National 2014-2015 :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Ducal%20Charles

Laurence Vielle, Poétesse Nationale 2016-2017 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Vielle%20Laurence

Et on vient d'apprendre qu'en janvier 2018, ce serait Els Moors qui reprendrait le titre de Poétesse Nationale. Originaire de Poperinghe (Flandre Occidentale), elle a 41 ans et a déjà reçu plusieurs prix pour ses ouvrages sortis depuis 2006.

Mais j'aurais aussi pu vous parler de bien d'autres poètes belges, comme ceux signalés ci-dessous. Il vous suffit de cliquer sur leur nom pour retrouver mes articles qui les concernent.

mercredi 15 mars 2017

"En son absence" (Armel Job)

Dans son dernier roman intitulé "En son absence",  l'écrivain belge Armel Job évoque les réactions d'une petite communauté confrontée à une disparition inexpliquée. En 2005, dans un petit village des Ardennes belges, Bénédicte (15 ans) n'est pas montée dans le bus qu'elle prend chaque jour, et n'est jamais arrivée à l'école. Comme la plupart de ses romans, "En son absence" se déroule en vase clos dans un petit village où les langues se délient, où l'ami d'hier est le suspect de demain.

Armel Job a confié à la presse :   "Je n'ai pas eu l'impression d'écrire un polar, du moins pas au sens strict. Mais on peut utiliser la technique du polar pour pousser le lecteur à se plonger plus facilement dans la description des êtres humains. Cependant, contrairement à un "vrai" roman policier, l'enquête, ici, est totalement secondaire.

Les disparitions d'adolescents sont assez courantes. Le début de mon histoire fait d'ailleurs clairement penser à une affaire récente et dramatique qui s'est déroulée dans la région d'Arlon. Et l'attention des gens est alors très centrée sur le sort du ou de la disparu(e). Mais il me semble que très souvent, on oublie ce qu'il y a derrière. Des gens qui attendent, morts d'angoisse. Des parents qui doivent renouveler leurs relations avec leurs proches, montrer ce qu'ils ont au fond d'eux-mêmes. C'est çà qui m'intéressait plutôt que la disparition et l'enquête qu'elle entraîne.

J'évite de me laisser emporter par la documentation. J'ai simplement cherché quelques renseignements concernant la procédure judiciaire. J'ai essayé de reconstituer des moments dramatiques par la fiction, dans une démarche d'empathie vis-à-vis de ces affaires qui m'ont touché. Je travaille simplement comme un romancier, pas un journaliste. Sans dévoiler la fin, ce roman, c'est aussi la rencontre de deux mondes différents. Celui des adultes, des parents, un monde marqué par toutes les affaires de disparitions et celui des jeunes qui quittent un jour le nid familial. J'évoque beaucoup la filiation. Les relations père-fille, je connais car j'en ai trois. Mais les jeunes ne vivent pas cette relation de la même façon. Ils s'en vont. Il y a une rupture entre deux générations".

Cliquez ci-dessous sur "Job Armel" pour retrouver mes autres articles sur cet auteur belge.

mercredi 8 mars 2017

"Calcaire" (Caroline De Mulder)

Née en 1976 à Gand, Caroline De Mulder a grandi dans la région de Mouscron, avant de vivre à Paris, tout en enseignant aux Facultés Universitaires de Namur. Son premier roman, "Ego Tango", a reçu le Prix Rossel 2010.

Son dernier roman, "Calcaire", raconte l'histoire de Franck Doornen (un flic amoché par un AVC à la recherche de la jeune prostituée qu'il aime), et d'un entrepreneur véreux qui stocke des déchets dans les carrières calcaires qui truffent le sous-sol de la région entre Riemst et Maastricht.

Caroline De Mulder a confié à la presse :   "Je préfère qu'on parle de roman noir plutôt que de polar. J'avais envie d'écrire ce type de roman mais avec une attention particulière au style. Il y a 88 chapitres, nombre qui est un des symboles des néonazis. Je ne pense pas que ce soit réellement une histoire très noire. Finalement, c'est plutôt gentil et çà ne se termine pas si mal que çà... Je n'ai d'ailleurs pas travaillé ce texte différemment de mes précédents romans. La structure est importante, il faut que l'intrigue, quelle qu'elle soit, se tienne. Mon éditeur Actes Sud m'a d'ailleurs laissé le choix quant à la collection. J'aimais l'idée d'élargir ma palette en intégrant Actes Noirs.

La Belgique, je connais bien, même si ici, l'ancrage est plus frontalier que réellement belge ou flamand. Nous sommes dans une campagne assez rude, près de Maastricht, une plaque tournante de la drogue. Mes personnages sont aussi un peu aux frontières d'eux-mêmes. En Flandre, la droite correcte a repris le discours des extrémistes. Quant aux déchets, le problème existe, mon "roi des ordures" est calqué sur un personnage réel. J'ai beaucoup lu sur le sujet. Dans mon roman, on peut dire que le déchet est à la fois une réalité sociale, un décor et une image qui reflète la réalité intérieure des personnages, matérialise les secrets sales de leur âme".

Cliquez ci-dessous sur "De Mulder Caroline" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet auteur belge.

mercredi 1 mars 2017

Activités du Musée et de l'Association Emile Verhaeren

En tant que membre de l'Association Emile Verhaeren (www.emileverhaeren.be), vous bénéficiez de l'entrée gratuite au Musée Emile Verhaeren de Sint-Amands, d'une réduction sur l'achat des catalogues, d'un dossier de presse et d'invitations personnelles pour les activités du musée. Prix : 20 euros pour une affiliation individuelle, 30 euros pour une affiliation familiale.

Exposition "Trésors inconnus" (du 12 mars au 11 juin 2017) :
Au cours des années, le Musée Emile Verhaeren a réussi à rassembler une belle collection. Il possède naturellement quelques portraits remarquables du poète, mais aussi quelques pièces surprenantes, relatives à sa figure ou à son oeuvre : des gravures de Julien Van Santen, des bois de Frans Masereel ou de George Minne, des lithographies de Théo Van Rysselberghe ou d'Armand Rassenfosse, des photos de Fernand Béguin, des livres bibliophiles, diverses traductions. C'est un monde en soi riche en trésors inconnus. Pour l'occasion, Chantal Nemery présente son hommage symboliste : une série de livres d'artiste, inspirée par la poésie de Verhaeren.

Journée du Patrimoine (23 avril 2017 à 15h) :
Cette année, la Journée du Patrimoine en Flandre est consacrée au thème du soin. Le soin pour la conservation du patrimoine est un souci constant pour un musée littéraire comme le Musée Emile Verhaeren. A l'occasion de la Journée du Patrimoine, une oeuvre d'art sera mise en évidence au musée :  "La maison du Caillou-qui-bique" (1909), une gouache sur carton de l'artiste franco-belge William Degouve de Nuncques, le beau-frère de Verhaeren. Avec les années, la moisissure s'était formée sur le carton de telle façon que les pigments en couleur étaient endommagés. Le tableau a été restauré en 2015 et encadré de nouveau. La restauratrice Veerle Vercammen nous donnera une présentation pour expliquer les différentes interventions effectuées lors de la restauration.

Film poétique "Le Monde d'hier" :
Après ses projets sur Rodenbach et Maeterlinck, le réalisateur Kévin D'Heedene a présenté en octobre 2016 son nouveau projet de film : "Le Monde d'hier", un film de 45 minutes conçu à travers l'univers poétique de Verhaeren. Le point de départ est une sorte de rêverie d'un personnage qui peut être associé avec la personne de Stefan Zweig. Avec beaucoup d'inventivité et de créativité, l'auteur  a créé des images qui se rapprochent de la poésie de Verhaeren. La façon expressive et pénétrante avec laquelle Luc Vandermaele déclame les poèmes mérite aussi d'être mentionné. Ce film sera projeté le mardi 21 mars à 20h au Musée Emile Verhaeren à Sint-Amands, le mercredi 29 mars à 19h30 à Courtrai, et le mercredi 26 avril à 19h30 à Louvain.

Signalons enfin qu'à l'occasion du centenaire de la mort d'Emile Verhaeren en 2016, un collectionneur anonyme a légué au musée un tableau du peintre belge Constant Montald :  "Une lecture de Verhaeren au Caillou-qui-bique" (1908). Ami proche du poète, Constant Montald a réalisé plusieurs portraits du poète, mais celui-ci est impressionnant par ses dimensiosn et la façon dont Verhaeren est représenté. La donation s'est réalisée avec le soutien de la Librairie Pascal de Sadeleer et de la Galerie Eric Gillis à Bruxelles.

Bref, bravo à l'équipe dynamique de l'Association et du Musée Emile Verhaeren de Sint-Amands qui multiplie les projets en tous genres pour faire connaître l'oeuvre du poète belge ! 

Cliquez ci-dessous sur "Verhaeren Emile" pour retrouver mes autres articles qui lui sont consacrés.

mercredi 1 février 2017

Jacques De Decker et les biographies

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Dans la revue "Le Carnet et les Instants", l'écrivain et académicien Jacques De Decker répond aux questions de Michel Zumkir sur ses biographies :

"Comment en êtes-vous arrivé, dans votre carrière déjà bien remplie, à écrire des biographies?
- En 2005, Gallimard avait besoin, pour lancer le projet Folio Biographies, de plusieurs volumes. Gérard de Cortanze, responsable de collection, m'a contacté et m'a demandé si je voulais écrire une biographie et quels seraient mes souhaits particuliers. Quand il m'a précisé de quel genre d'ouvrages il s'agissait, je lui ai répondu que dans cette dimension, avec la connaissance insuffisante qui était la mienne, cela me paraissait possible.

- De quel type de biographies s'agit-il?
- Le cadre est assez modeste ; il s'agit de vulgarisation, dans un format assez réduit. Les auteurs de la collection ont des contraintes. Il faut écrire des livres éditables en poche, qui comptent trois cent pages, quatre cents tout au plus. Ma biographie d'Ibsen fait 240.000 signes et celle de Wagner 300.000. Personnellement, j'ai vu ces deux biographies comme une pédagogie pour moi-même. Je me suis lancé dans l'une comme dans l'autre, avec au départ une ignorance et une vraie curiosité. La phrase de Valéry, "L'inspiration, c'est la prise de conscience de la possibilité de faire quelque chose", m'a servi de moteur.

- Pourquoi avoir choisi Ibsen?
- J'ai proposé Ibsen tout à fait spontanément. Pour moi, c'est un auteur important et largement ignoré. Quand je l'enseignais, je disais ce qu'il fallait en dire, qu'il est le grand rénovateur du théâtre moderne. J'avais été longtemps un spectateur et un lecteur passionné de Strindberg, mais Ibsen me rebutait. C'est seulement vers l'âge de cinquante ans que j'ai vraiment pu accéder à son oeuvre et me représenter ce qu'elle était. J'ai reconstruit tout ce qu'Ibsen avait apporté et qui va bien au-delà du théâtre. Sa dramaturgie naturaliste a énormément nourri le cinéma américain et un réalisateur comme Ingmar Bergman. Le tempérament d'Ibsen s'est imposé à moi vers ce moment-là. Tout cela était confus dans mon esprit. J'ai vu dans la phrase de Valéry qu'il était possible que je réalise cet objet-là, la biographie d'Ibsen. J'en avais la capacité. Le travail allait m'aider à y voir clair. Par ailleurs, dans la zone francophone, il y avait assez peu de choses sur lui, bien qu'il soit beaucoup joué depuis les années 1990. Je me suis immergé dans ce travail tout en étant d'un total scepticisme. Je n'ai jamais cru aux biographies. Je m'explique : la lecture biographique est une simplification, mais surtout une sélection. La sélection dépend de l'observateur qui en toute bonne foi considère que tel ou tel biographème, comme disait Barthes, peut être pertinent et éclairant. C'est ainsi que j'ai construit le récit biographique, et par ordre chronologique bien sûr, avec des moments qui se détachent. La division en chapitres m'a paru une bonne grille, une bonne structure. Une narration, en réalité.

- Quel est votre rapport aux personnes que vous avez biographiées?
- Il faudrait un jour étudier les étranges rapports de couple biographe/modèle...  Ce genre de travail installe quelque chose entre eux, qui est chez moi un peu irrité, dans la mesure où mon père était portraitiste. Mon travail de biographe se rapproche de ce qu'il faisait. J'ai parfois l'impression de mettre mes pas dans ses traces. Il tâchait de représenter ce qui n'était pas immédiatement perceptible à l'œil nu, qui était davantage que la simple perception d'une image. Il voulait qu'y figure quelque chose de plus. Très logiquement, je dirais, cette préoccupation me hante. La relation qui s'installe entre le portraitiste et le portraituré relève d'une sorte d'amitié. Sans cette connivence, je ne peux faire le travail. J'ai ainsi abandonné la biographie de Rembrandt que j'avais commencée quand j'ai compris que je n'étais pas du tout en sympathie avec l'homme. Plus précisément, quand j'ai appris comment il avait traité celle qui aurait dû devenir sa seconde épouse, il m'est apparu infréquentable, j'ai été bloqué. Au bout d'un certain temps, on finit par savoir comment le personnage fonctionne. Le propre des grands personnages, contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est d'être très cohérents. On repère des choses très nettes dès le début. Quand on les a un peu identifiées, on arrive à développer des continuités. C'est un rapport de personne à personne.

- Comment en êtes-vous arrivé ensuite à travailler sur Wagner?
- C'est un coup de foudre. Un soir, j'étais d'une humeur assez passionnée et j'ai assisté à une représentation, assez médiocre il faut le dire, de "Tristan et Iseult" à La Monnaie. Au moment de la Liebestod, quelque chose m'a frappé, une interrogation :  de quel cerveau ce truc est-il sorti? Qui a pu générer une telle oeuvre? C'est aussi extraordinaire que la chapelle Sixtine. C'est là que tout a commencé. J'ai contacté Gérard de Cortanze et lui ai proposé d'écrire la biographie du dramaturge/compositeur. Toute cette aventure m'a mobilisé pendant trois ans. Il est impossible de lire tout ce qui a été écrit sur lui. Je me suis servi de la grande biographie écrite par Martin Gregor-Dellin, traduite de l'allemand chez Fayard. C'est l'essentiel de la matière mais elle est déjà beaucoup trop considérable. Dans ce type d'exercice, on devient maniaque, on ramasse tout. Juste avant la sortie du livre a paru "Le dictionnaire encyclopédique Wagner" chez Actes Sud, une oeuvre monumentale. Je me suis évidemment précipité pour la lire. J'ai été soulagé quand j'ai vu que l'aspect biographique n'était pas ce qui intéressait le plus les auteurs. A priori, je n'avais pas d'avis sur la personne Wagner, je n'étais jamais parvenu à synthétiser tout ce que j'en savais. Il me paraissait à la fois fascinant, révulsant, génial. Dans la littérature secondaire à son sujet, certains ouvrages sont très critiques. D'un point de vue idéologique, comme pour toutes les grandes oeuvres, on peut tout faire dire à Wagner. Des études marxistes sur son oeuvre ont été publiées à la fin du XIXème siècle. Plus tard, comme vous le savez, il a été récupéré par les nazis. J'étais très habité par cela. J'ai beaucoup travaillé mais avec l'impression de ne pas faire ce qu'il fallait. Je sentais ce travail comme un des rendez-vous de ma vie. Wagner était un monomane, capable de tout pour réaliser son idée. J'aime ces gens qui ont l'étoile au front, et qui suivent leur destin coûte que coûte".

mercredi 25 janvier 2017

Récompenses littéraires

Prix littéraire du Cercle Gaulois 2016
A été attribué à Hervé Hasquin pour son livre "Diplomate et espion autrichien dans la France de Marie-Antoinette, le comte de Mercy-Argenteau 1727-1794" (éditions Avant-Propos)

Prix Marcel Thiry 2016
Créé en 2000 par la Ville de Liège, le Prix Marcel Thiry récompense une publication récente écrite en langue française. Il est décerné en alternance, une année à un écrit de poésie, une année à un roman ou un recueil de nouvelles. Le lauréat se voit attribuer un prix d'un montant de 2.500 euros. C'est Kenan Görgün qui est le lauréat 2016 pour son roman "Delia on my mind" (éditions MaelstrÖm).

Prix littéraire Mon's Livre 2016
Remis pour la première fois dans le cadre du Salon du Livre de Mons, il a été attribué à l'auteur Jean-Pol Hecq pour son premier roman, "Georges et les dragons", publié par les éditions Luce Wilquin.

Prix Gauchez-Philippot
Prix annuel d'un montant de 620 euros, ce prix récompense alternativement un recueil de poésie et un roman ou recueil de nouvelles. Le lauréat 2016 est Luc Baba pour son roman "Elephant Island", publié aux éditions Belfond.

Prix triennal de littérature française de la Ville de Tournai
C'est Veronika Mabardi qui a obtenu ce prix pour son roman "Les Cerfs", publié aux éditions Esperluète.

Prix Fondation Martine Aublet
D'un montant de 20.000 euros, ce prix a été créé en 2012 en collaboration avec le Musée du Quai Branly - Jacques Chirac. Il récompense un ouvrage, publié en France, ayant contribué de façon marquante à la connaissance des cultures et des civilisations non-occidentales dans les domaines de l'ethnologie, de l'histoire extra-européenne et de l'histoire de l'art. Philippe Paquet a reçu ce prix pour sa biographie "Simon Leys, navigateur entre les mondes", publié par les éditions Gallimard.

Prix des Lycéens de Littérature 2017
Décerné tous les deux ans, c'est un prix littéraire dont le jury est composé d'élèves de classes de 6ème secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le prochain prix sera remis au printemps 2017, mais l'opération a déjà commencé depuis la rentrée scolaire de septembre pour les élèves qui seront amenés à lire les cinq livres sélectionnés pour le prix, et à rencontrer les auteurs avant d'élire le lauréat.

Voici les cinq titres retenus :  "Explosion de particules" de Valentine de le Court (éditions Mols), "Et dans la jungle, Dieu dansait" d'Alain Lallemand (éditions Luce Wilquin), "Today we live" d'Emmanuelle Pirotte (éditions Le Cherche Midi), "Tête-Dure" de Francesco Pittau (éditions Les Carnets du Dessert de Lune), "Finis terrae" de Nathalie Stalmans (éditions Terre de Brume).

mercredi 18 janvier 2017

Décès de l'auteur belge Georges Thinès

Né le 10 décembre 1923, l'écrivain belge Georges Thinès était aussi un brillant psychologue et éthologiste, dont la carrière s'est déroulée à l'Université Catholique de Louvain. Sa bibliographie rend compte de la double carrière qu'il a toujours menée de front, puisqu'elle alterne ouvrages scientifiques et oeuvres littéraires. C'est avec la publication du recueil de poèmes "Poésies" (édition des Artistes) qu'il entre en littérature en 1959, mais il touchera ensuite à tous les genres. Il reçoit le Prix Rossel 1974 pour "Le tramway des officiers" (éditions Gallimard), un livre avec lequel il fait, par ailleurs, son entrée en 1995 dans la collection patrimoniale belge Espace Nord dont je vous ai déjà parlé. Il a été élu le 10 juin 1978 à l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique au fauteuil de Marcel Thiry. Georges Thinès est décédé le 25 octobre 2016.

Vous retrouverez plus d'infos sur l'écrivain et académicien Georges Thinès sur le site Internet de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique :   http://www.arllfb.be/composition/membres/thines.html