mercredi 21 août 2019

Décès d'André Goosse

                     André Goosse, l'homme du «Bon Usage»

Considéré comme l'un des linguistes les plus importants de son époque,  André Goosse est décédé le 4 août dernier à Ottignies.

Né à Liège en 1926, il passe son enfance à Houffalize et effectue ses humanités gréco-latines à l'Institut Saint-Remacle de Stavelot durant la deuxième guerre mondiale. Il entreprend ensuite des études de philologie romane à l'Université Catholique de Louvain, où il rencontre Marie-Thérèse, la fille de Maurice Grévisse ("Le Bon Usage"). Ils obtiennent leur diplôme en 1949, se marient et ont deux fils (Jean-François et Etienne).

André Goosse transmet sa passion de la langue française dans l'enseignement secondaire, puis aux étudiants de l'Université Catholique de Louvain. A la mort de son beau-père, il s'attache à moderniser et à faire évoluer son œuvre "Le Bon Usage", qualifiée par certains de meilleure grammaire française. Son épouse Marie-Thérèse décède en 1985, et il se remarie ensuite avec la romancière et critique littéraire belge France Bastia (décédée en 2017), dont je vous ai déjà parlé :   http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2015/04/interview-de-lauteur-belge-france-bastia.html

De 1996 à 2001, André Goosse est secrétaire perpétuel de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique (www.arllfb.be). Il a aussi présidé le Conseil International de la langue française, et l'Association pour l'application des recommandations orthographiques.

André Goosse est décédé à l'âge de 93 ans, et a été inhumé à Hamme-Mille dans la province du Brabant wallon.

mercredi 14 août 2019

Les 85 ans de Pierre Coran

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1934 :  Naissance d'Eugène Delaisse à Saint-Denis en Brocqueroie près de Mons.

1940 :  Exode lors de la deuxième guerre mondiale, puis entrée dans la classe unique de Mr Clément qui sera mis en lumière dans la trilogie des "Pièces-à-Trous".

1943 :  Eugène écrit ses premier textes rimés qu'il cache sous l'aquarium de la classe.

1954 :  Diplômé instituteur, il enseigne, durant vingt ans, dans la mouvance de la pédagogie Freinet avant de diriger l'école d'application de l'Ecole Normale de l'Etat à Mons de 1974 à 1978.

1958 :  Eugène épouse Irène, institutrice et élève au Conservatoire Royal de Mons. Début d'une complicité artistique au sein de leur couple.

1959 :  Sortie de son premier livre de poésie, "Le Fiel" (en partage avec Michel Mairiaux, instituteur comme lui).

1960 :  Naissance de son fils Carl, adoption du pseudonyme de Pierre Coran, et publication de son premier livre pour enfants, "La mare aux fées".

1965 :  Parution de son premier roman, "Les incurables", où l'auteur exorcise la mort de son père, tailleur de silex.

1968 :  Création de la séquence "Ces chers Z'anges" à la télévision belge, dans laquelle Irène et Carl jouent.

1978 :  Pierre est nommé professeur d'histoire de la littérature et rejoint son épouse au Conservatoire Royal de Mons, où elle enseigne la phonétique.

1979 :  Lauréat du Prix Jean de La Fontaine

1986 :  Publication du premier album pour enfants de son fils Carl Norac

1989 :  Premier lauréat du Grand Prix de Poésie pour la Jeunesse à Paris

1990 :  Edition du recueil de poésies "Jaffabules" qui en est à sa sixième édition.

1998 :  Sortie du court-métrage "Les Pièces-à-trous" avec Michel Galabru et Daniel Prévost, basé sur sa trilogie.

1998 :  Devient administrateur de la S.A.B.A.M.

1999 :  Naissance de sa petite-fille Else

2000 :  Lauréat du Prijs Kinder en Jeugdjury en Flandre. La section jeunesse de la bibliothèque communale de Fontaine-l'Evêque prend le nom du poète.

2003 :  Une école de Mons s'appelle désormais Ecole Pierre Coran.

2007 :  Prix de la Communauté française pour le rayonnement de la littérature de jeunesse

2008 :  Prix de la Pensée wallonne

2010 :  Nommé citoyen d'honneur de la commune de Jurbise, dans laquelle il habite

2011 :  Premier fablier, "Les antiFables" (éditions Grasset)

2015 :  Inauguration de l'Ecole communale Pierre Coran dans le village d'Erbisoeul où il réside

Cliquez ci-dessous sur "Coran Pierre" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet auteur belge.

mercredi 7 août 2019

Enlivrons-nous à Uccle

Veuve du ministre d'Etat Armand De Decker et belle-soeur de l'écrivain Jacques De Decker,  Jacqueline Rousseaux est également active dans le milieu culturel de sa commune, où elle s'occupe du Centre Culturel d'Uccle (depuis 2001), de la Foire du livre belge (de 2003 à 2017) et des soirées "Enlivrons-nous" (depuis 2004).

Jacqueline Rousseaux s'est confiée à la revue "Le Carnet et les Instants" :

"Déjà, à l'école, nos institutrices nous encourageaient à lire. C'est très important. Dans ma famille, la lecture était appréciée. J'ai toujours aimé cela aussi. La littérature est un merveilleux médium pour découvrir le monde et l'humain, voyager dans le temps, l'espace, l'histoire, les mentalités, et donner envie de découvertes plus concrètes ensuite. C'est magique. Je ne puis que féliciter ceux qui ont créé et encouragent le prix des lycéens. C'est important pour les auteurs qu'ils contribuent à faire connaître, et pour les jeunes qu'ils conduisent vers la lecture.

Le néologisme "Enlivrons-nous" fait allusion au livre, bien entendu, mais aussi au fait que l'invité "se livre" au fil de l'entretien, tout comme le public est susceptible de le faire lors des questions-réponses qui le suivent. Il n'y a pas nécessairement de livre sous-jacent à la rencontre. J'ai trop de magnifiques souvenirs que pour faire une sélection. Je suis très reconnaissante à Jacques Franck, alors rédacteur en chef de "La Libre Belgique", d'avoir inauguré cette tribune en 2004 pour parler de son ouvrage "Des lieux, des écrivains", livre magnifique où il décrit le cadre et les conditions de la naissance d'œuvres d'écrivains célèbres. Un petit bijou, fort bien écrit, où l'on voyage et où l'on apprend beaucoup.

L'entretien avec Maurice Béjart m'a particulièrement marquée. Le seul entretien "public" (hormis ses nombreuses interviews) que Béjart ait donné en Belgique, malgré ses longues années passées à Bruxelles, celles où il fit l'essentiel de sa carrière. C'était l'année précédant celle de son décès. J'ai compris que c'était pour lui une forme de remerciement et d'adieu au public bruxellois, auquel ce créateur de génie a montré ce soir-là son attachement. Y participaient Jacques Franck, qui a suivi l'œuvre de Béjart toute sa vie, et Michel Robert qui avait publié un livre d'entretiens avec lui.

La plus surprenante remarque qui me fut faite est :  "Vous avez lu mon livre! C'est formidable!". Vous comprenez ma surprise devant cette réaction étonnante. Si je prépare bien entendu l'entretien et mes questions, mon invité découvre celles-ci en même temps que le public. Je tiens à ce que la conversation et les réponses soient aussi spontanées que possible. Je vise généralement à présenter l'invité dans un contexte plus global que l'objet précis de la rencontre :  un livre, une pièce de théâtre, son parcours, sa personnalité, son "moteur culturel". J'essaie de communiquer une émotion ressentie, l'intérêt pour un talent, un domaine, un sujet. Donner au public l'envie, après l'entretien, d'aller plus loin, de découvrir l'œuvre de l'auteur ou de l'artiste, s'intéresser davantage à telle ou telle question abordée, à une forme d'art mise en évidence, à un pan de l'histoire.

Les caractéristiques de la littérature belge?  Plus d'un ont tenté de répondre à cette difficile question, et il y a autant de réponses que de personnes interrogées. Et sans doute les réponses sont-elles aussi fonction des genres auxquels on s'intéresse. Pour ma part, il me semble que la manière de s'exprimer des Belges est plus directe, moins formaliste, à l'image du cinéma belge, qu'ils font preuve d'une imagination fertile, originale, d'un humour particulier, l'autodérision étant fréquente chez nous, ce qui nous distingue de nos voisins. J'ai aussi constaté avec plaisir que désormais nos auteurs n'hésitent plus à situer leur action dans des villes, des quartiers de notre pays, et ainsi affirmer leur identité, leur nationalité, alors que cela ne se faisait quasiment pas auparavant. Nos écrivains ont chacun leur style et pourtant une forme d'identité commune en arrière-plan.

La Foire du Livre Belge est née d'un constat :  le fait que les auteurs belges n'étaient pas mis en avant ou très insuffisamment, et la tendance de nos compatriotes à se diriger quasi systématiquement, dans les foires comme lors de leurs achats en librairie, vers les grands noms français largement soutenus par les médias. Cette initiative a donc été prise pour tenter de changer le regard des lecteurs, d'attirer leur attention sur nos auteurs. Seuls des éditeurs belges pouvaient y avoir un stand. Car le travail de nos maisons d'édition est à soutenir également. Cette Foire a, du moins je le crois, permis au public de se rendre compte de l'existence de nombreuses maisons d'édition belges. A part quelques-unes, elles sont souvent petites, mais chacune a son style, sa spécificité, sa raison d'être. Ce qui est belge est devenu "tendance" pour nos grands voisins et on constate même que certains éditeurs français cherchent à racheter ou à développer une antenne en Belgique. Il me semble qu'après quinze ans d'efforts, le message selon lequel nous avons de nombreux auteurs de qualité, et qu'ils méritent que l'on s'y intéresse, est dorénavant bien mieux reçu, et que la presse et les libraires les soutiennent davantage. les distributeurs aussi doivent aider à cela".

mercredi 17 juillet 2019

Rencontre avec Jeroen Olyslaegers le 30/9 en français à Anvers

                   Jeroen Olyslaegers: “Ik weet dat dit een slecht begin is voor een stadscolumn over Antwerpen”

Le 30 septembre, l'écrivain belge Jeroen Olyslaegers sera l'invité de l'Alliance française d'Anvers pour un entretien animé par Antoine Boussin. A l'heure où le cordon sanitaire à l'égard du Vlaams Belang risque de disparaître, son roman est plus que d'actualité.

Né en 1967, Jeroen Olyslaegers est un écrivain et auteur de théâtre belge. Il a notamment collaboré avec Jan Fabre et a été joué au Festival d'Avignon. Son sixième roman ,"Wil", paru en 2016, a été salué par la presse néerlandophone (tant en Belgique qu'aux Pays-Bas), et est devenu un best-seller. Il est son premier livre traduit en français grâce au soutien à la traduction de Flanders Littérature, et a été publié par les éditions Stock sous le titre "Trouble".

Inspiré de faits réels, ce roman traite de l'occupation à Anvers pendant la deuxième guerre mondiale, de la collaboration des membres de la police anversoise et de relations douteuses de fonctionnaires avec le régime nazi. Le livre donne la parole à un homme âgé que sa famille ne veut plus voir aujourd'hui et qui a pour seule compagnie une aide-soignante. Puisque plus personne ne veut le voir, il décide d'écrire à son arrière-petit-fils qui aurait l'âge qu'il avait lui-même en 1940. Il va lui raconter sa drôle de guerre et cette époque nauséabonde comme s'il la revivait sous nos yeux, sans la distance des années. Il nous replonge dans ces années où le fascisme infiltrait nos institutions.

mercredi 10 juillet 2019

Interview d'Adeline Dieudonné

                  Les racines élémentaires

Adeline Dieudonné a répondu aux questions de la revue "Le Carnet et les Instants" du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles :

"Quel a été le déclic pour écrire votre pièce "Bonobo Moussaka"?
- A une époque, je bossais dans un bureau d'architectes d'intérieur. Je vendais des plaids et des coussins, et je me disais que ça n'avait aucun sens. Aujourd'hui, dans la plupart des textes que j'écris, il y a toujours un passage sur la décoration...ça a dû me rester! Je me sentais paumée. Pendant plusieurs mois, j'ai essayé de faire une reconversion dans le développement durable. Un jour, au bar du matin, à la table à côté de la mienne, il y avait Thomas Gunzig. On se connaissait peu, mais il trouvait intéressantes mes réflexions. Il m'a demandé pourquoi je n'écrirais pas. Je pensais que ça n'intéressait personne, le point de vue d'Adeline Dieudonné sur le monde. Il m'a rétorqué que lui, si, et que je n'avais de toute manière rien de mieux à faire à ce moment-là. Il m'a dit : "Essaie peut-être d'écrire pour la scène". Mes débuts sont vraiment nés d'une nécessité de changer les choses.

- Vous ressentez une forme de perte d'innocence? C'est un thème qu'on retrouve en filigrane dans l'ensemble de vos textes?
- A ce moment-là, je lisais pas mal d'essais sur l'écologie et la transition énergétique, et je prenais conscience que j'avais mis au monde deux enfants dans ce contexte-ci. Je voyais l'inertie politique et générale, et je ressentais l'urgence de réagir. Ce n'était pas longtemps après la COP21, j'étais allée jusqu'à Paris pour prendre le pouls de la situation. Je découvrais plein d'initiatives qui émergeaint, mais rien qui aboutissait. C'est aussi l'année où est sorti le documentaire "Demain". Ma prise de conscience de l'état du monde était un peu brutale. Notamment me rendre compte de l'aspect systémique :  que la crise était certes environnementale, mais que ça avait des impacts sociaux, économiques, etc. J'étais persuadée que c'est un tout qui doit changer radicalement. 

- Dans "Bonobo Moussaka", la narratrice dit à son enfant :  "Toi, tu n'es pas encore un chacal". Il y a déjà là, en germe, l'observation de la sauvagerie qui sera au cœur de "La vraie vie" ?
- Les métaphores animalières me viennent assez naturellement…  Je me vois comme un animal qui aurait évolué différemment des autres et qui serait en rupture avec le monde vivant, quand les autres vivent plutôt en symbiose. Notre façon de nous situer ou de réagir dans la hiérarchie et les rapports de domination ou même de prédation entre nous ou envers les plus faibles, les enfants ou les autres espèces, m'intéressent. Je trouvais instructif de donner à voir des crocs ou de voir apparaître des mimiques dans un contexte supposément aussi civilisé qu'un dîner.

- Quels retours avez-vous obtenus après ce spectacle?
- Pour "Bonobo Moussaka", je m'étais fixé un challenge :  la première étape était de terminer ce texte. Je m'étais souvent attelée à écrire, notamment des scénarios de films, mais sans jamais les terminer ou les envoyer à des tiers, voire des producteurs. C'était la première fois que j'entreprenais un projet toute seule. La deuxième étape était de le jouer deux fois, dans un petit café-théâtre à Bruxelles, et ça me paraissait accessible de remplir la salle, en rassemblant tous mes amis. Quand j'ai eu fini d'écrire, j'ai envoyé le texte à Nathalie Uffner :  vu mon manque de notoriété, elle ne pouvait pas me programmer au Théâtre de la Toison d'Or, et m'a plutôt conseillé de le monter et de le rôder dans des petites salles. Ma première représentation était au Rideau Rouge à Lasne. J'étais pétrifiée. Heureusement, Gaëtan Bayot, mon metteur en scène, était là pour m'insuffler du courage. Et il y a même eu une standing ovation. Ce public-là, tout de même particulier, s'est senti visé mais en a ri. Beaucoup de gens sont venus me voir en me disant :  "Waw, tu nous fais vaciller dans nos petites certitudes, ça fait du bien". Je ne suis pas certaine que ça ait bouleversé leurs habitudes, mais une petite impulsion après l'autre, eh bien… C'est en tout cas comme ça que moi, j'ai changé de regard.

- Après la pièce, nous voici à l'étape de "Pousse-Café", le thème du Grand Concours de Nouvelles 2017 de la Fédération Wallonie-Bruxelles ?
- J'avais pris une discipline d'écriture quotidienne et n'avais pas envie de m'arrêter. Je me suis dit que ça serait sans doute une bonne chose de confronter une de mes nouvelles à un jury de professionnels. J'étais persuadée qu'elle ne serait pas prise, mais je pensais que je recevrais peut-être quelques notes ou conseils en retour. J'avais déjà en partie ce texte en tête, et l'ai adapté pour qu'il puisse coller au thème, en intégrant le passage sur la liqueur que boit Juliette avec André. Comme j'ai fait beaucoup d'impro, gérer un thème n'est pas un souci. Je l'ai non seulement envoyé au concours mais aussi, de nouveau, à Thomas Gunzig. Il m'a répondu :   "Je dois donc t'annoncer que tu es écrivain. Mais un grand pouvoir implique une grande responsabilité : celle de continuer à écrire. Les nouvelles, ça n'intéresse pas grand monde, donc commence dès demain à écrire un roman!".  J'ai conservé ce mail, que j'ai relu quarante-cinq fois au moins, en me disant que ça valait sans doute la peine que je m'accroche. C'est à ce moment que j'ai entamé l'écriture de "La vraie vie".

- En tant que jeune auteure, comment vit-on l'attente des résultats d'un concours?
- Au mois de janvier, j'ai reçu un mail qui m'annonçait qu "Amarula" faisait partie des cinquante nouvelles finalistes. J'étais superfière, les retours personnels parlaient d'images marquantes, de très peu de choses à retravailler. J'ai un peu affiné mais à peine. Pour moi, c'était déjà un très beau résultat, mais le mail suivant m'indiquait que j'étais parmi les dix gagnants. Le jour dit, je suis arrivée à la remise des prix à la bibliothèque de Saint-Josse. Venir chercher le recueil imprimé était en soi un accomplissement. Sur scène, les noms se suivaient, sans que je réalise, au point de me dire qu'ils avaient peut-être fait une erreur en me conviant. Au deuxième, ça n'était toujours pas moi, puis enfin, l'annonce incroyable!  Il n'y a pas un seul prix qui m'a fait autant plaisir que celui-là. J'avais déjà bien entamé "La vraie vie" à ce moment-là, mais j'étais un peu perdue dans ma trame et ça m'a vraiment redonné de l'énergie".

Retrouvez la suite de cette interview dans la revue "Le Carnet et les Instants" que vous pouvez recevoir gratuitement sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

mercredi 29 mai 2019

Décès de François Weyergans

                 
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L'écrivain franco-belge François Weyergans est décédé cette semaine. Je vous avais déjà parlé de lui en 2011 et 2012 :   https://ecrivainsbelges.blogspot.com/search/label/Weyergans%20François

Né en août 1941 à Bruxelles, François était le fils de l'écrivain belge d'inspiration chrétienne Franz Weyergans. Il a étudié à l'Institut Saint-Boniface-Parnasse (également le lycée d'Hergé) et à l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques. De ses origines familiales, il reconnaissait une double inspiration : Tintin et les Evangiles.

François Weyergans vit ensuite principalement en France. Son œuvre littéraire compte une quinzaine de titres, dont "La démence du boxeur" (Prix Renaudot 1992) et "Trois jours chez ma mère" (Prix Goncourt 2005). Passionné de cinéma et de danse, il a réalisé plusieurs films sur son ami Maurice Béjart qu'il accompagnera jusqu'à son décès en 2007. Il y a dix ans, il avait été élu à l'Académie française. Il est décédé cette semaine à Paris.

mercredi 15 mai 2019

Premier roman de Philippe Dester(becq)

                   
Le premier roman de Philippe Dester

Philippe Dester(becq) est un fidèle lecteur de ce blog, et je vous avais parlé de la sortie de son premier livre….il y a déjà dix ans :   http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2009/03/premier-livre-de-philippe-desterbecq.html

Et je l'avais interviewé en 2011 :   http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2011/12/interview-de-lecrivain-philippe.html

Après des contes et des nouvelles, il vient de sortir son premier roman, "Dans un grand champ de nuages", paru aux éditions du Saule. Il raconte ce qui se passe après le décès accidentel d'un adolescent, Alex.

Philippe Dester(becq) s'est confié à l'auteure Françoise Lison pour "Le Courrier de l'Escaut" :

"Mes contes pour enfants contenaient toujours une part de magie. Ce sera vrai aussi pour un recueil de nouvelles qui paraîtra en décembre. Voilà presque vingt ans, j'ai été lauréat d'un concours littéraire à Saint-Ghislain. Je me suis dit que j'étais sur la bonne voie… Je voulais me prouver à moi-même que j'étais capable d'écrire un roman, après cette suite de textes courts. Au départ, je savais que mon personnage était mort, frappé par le destin. Et qu'il n'allait pas se plaire là où il arriverait. Tout s'est construit petit à petit, et la fin n'est pas celle que j'avais imaginée en écrivant les premières pages. J'ai lu, à une époque, beaucoup de livres sur la vie après la mort et j'avais, en fin d'adolescence, un intérêt réel pour la fonction de médium. Ces éléments-là ont fait du chemin, parfois à mon insu. C'est un sujet difficile, les émotions sont fortes, les interrogations aussi. Elles peuvent être exprimées".