mercredi 26 mai 2010

Interview de Carine-Laure Desguin

1° Pouvez-vous présenter?
Si le joker m'était permis, je le prendrais car parler de moi n'a jamais été ma tasse de thé! Parler non plus, d'ailleurs... Sur la quatrième de couverture de mon premier roman "Rue Baraka", c'est volontairement que la bio se réduit à quelques mots : Carine-Laure Desguin, elle aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise... Mais voilà, ce modèle de présentation est trop réducteur, je le sais... Depuis de nombreuses années, je travaille dans le secteur paramédical, en extra-muros. Post-graduée en gérontologie sociale et diplômée en pédagogie, c'est vraiment à l'écoute des autres et chez eux que je me sens le mieux. C'est dans cette sphère-là que je me sens utile... J'aime bouger et aller vers les autres. J'aime traverser les rues, sillonner les campagnes et soigner les gens.

2° Quand avez-vous commencé à écrire et qu'est-ce que cela vous apporte?
La première fois que j'ai mis sur le papier tout un ressenti, j'avais sept ans! La phrase qui commence le texte est encore présente dans mon esprit : "Les gens d'ici sont très gentils...". Je venais de quitter une région et j'arrivais dans une autre, mais dès le premier jour, je suis allée à la recherche des autres enfants du quartier et le texte que j'ai écrit le soir était destiné à mon cousin qui, lui, était resté dans mon ancienne ville. Vers 12 ans, j'ai lu "Bonjour tristesse" de Françoise Sagan et à ce moment-là, l'écriture m'est apparue comme une évidence... Durant mon adolescence, j'ai beaucoup lu et écrit. Je lisais tout ce qui m'était possible de lire. Mes écritures se résumaient à de la poésie et à des textes de tous genres. Et vers 19 ans, j'ai décidé de ne plus écrire, de me consacrer à mes études. Durant une bonne vingtaine d'années, je n'ai plus écrit du tout et mes lectures se focalisaient sur les informations relatives à mon travail et, grâce au ciel, je me suis promenée beaucoup dans les livres de psychologie dynamique... L'âme humaine et tous les oiseaux qui l'entourent, çà me passionne! En 2007, j'ai acheté "Vieillir sans toi" de Michel Cyprien et quand j'ai refermé ce roman, une évidence s'est imposée à moi : mon désir d'écrire était intact. Les semaines qui suivirent, une histoire a cogné dans ma tête et des personnages se sont installés sur le papier. Ce que m'apporte l'écriture? Offrir aux lecteurs une parcelle de mon imaginaire. Et puis, beaucoup beaucoup d'amour! Lire et écrire provoquent en moi ce très beau sentiment car j'aime vraiment les mots et toute l'énergie qu'ils transposent.

3° Quelles sont vos sources d'inspiration et vos thèmes de prédilection?
Mes sources d'inspiration sont nombreuses et je pense que je ne les ai pas encore toutes expérimentées... Je me surprends moi-même! Mon second roman, "Les enfants du Grand Jardin", c'est un conte surréaliste pour adultes et adolescents. L'origine du texte est insolite. L'an dernier, j'ai eu l'envie de passer un dimanche après-midi dans un endroit où je n'étais jamais allée. Depuis longtemps, je désire rouler sur un solex et je pensais que ce dimanche-là se réunissaient des solexistes. Dans le grand jardin d'une maison privée, des artisans proposaient leurs créations, des peintures, des sculptures. Pas de solexistes et pas de solex non plus! Durant deux heures, je suis restée là, je regardais tous ces gens qui aimaient se rassembler et offrir aux touristes d'un jour l'une ou l'autre chose artisanale. Le lendemain, toc toc toc, des flashs s'étoilaient devant les yeux. Dans un endroit inconnu, deux fées rassemblent des enfants venus de tous les horizons. Elles leur apprennent à vivre, à aimer et à parler une langue spéciale , la langue qui n'a pas de bois... "Les enfants du Grand Jardin" étaient nés... La lecture de certains auteurs déclenchent chez moi des images et une envie instantanée et quasi incontrôlable d'écrire. Je pense à Xavier Deutsch, André Breton... Encore une inspiration insolite : une amie se fracture le scaphoïde, un petit os du pied. Par boutade, je lui dis : "on connaissait déjà l'astrogale d'Albertine Sarrazin, maintenant il y aura le scaphoïde d'E.R.". Le lendemain, je filais à la bibliothèque et quelques jours plus tard, j'écrivais sous forme de poésies des épisodes de la vie de ce grand écrivain qui défraya la chronique (ce texte datant d'octobre peut se lire sur mon blog : Alger 1937, Paris 1967, une révolte, un destin).

4° Pourquoi avez-vous souhaité être publiée et pourquoi avoir choisi les Editions Chloé des Lys?
Au départ, je ne pensais pas être publiée. C'est une amie qui, après la lecture de "Rue Baraka", m'a incitée à rechercher un éditeur. Sur Internet, les références de nombreuses maisons d'éditions s'entrechoquent. La lecture de commentaires de certains auteurs m'a fait prendre connaissance des difficultés du monde de l'édition...et de la vigilance dont devait faire preuve un futur édité! Et donc, j'ai compris que chez Chloé des Lys, le compte d'éditeur était réellement le compte d'éditeur. L'auteur ne débourse rien. Ce contrat chez Chloé des Lys m'a donné confiance en moi.

5° Pouvez-vous nous parler de votre premier roman "Rue Baraka"?
"Rue Baraka", mon premier roman, investit vraiment dans le thème qui me titille les neurones depuis longtemps : la rencontre inattendue et que faisons-nous de ces rencontres, le destin, la destinée... Vous l'avez compris : c'est l'histoire d'une rencontre. Par hasard - celui-ci aussi, je l'aime, le hasard - Tarek, un jeune homme désoeuvré, rencontre un vieux peintre encore plein d'enthousiasme. De la vie, le vieux peintre connaît ses mystères et surtout ses secrets. Il apprend à Tarek le plus grand des secrets de la vie : celui qui nous offre le pouvoir de faire de nos rêves une réalité... Dans cette grande maison de ville, Tarek apprendra tout d'abord à rêver et connaîtra ensuite le secret du secret.

6° Quels sont vos projets?
Les projets se bousculent, ils veulent tous être le premier dossier... "Les enfants du Grand Jardin" sont en attente au comité de lecture de chez Chloé des Lys. "Mademoiselle Lucas" attend une relecture. Et puis, ne riez pas mais voici quelques mois, j'ai rencontré par hasard - encore lui - un personnage insolite qui m'a demandé de but en blanc d'écrire l'histoire de sa vie... Cela fait donc partie de mes projets...mais j'en ai d'autres, attendez un peu...

Plus d'infos sur son blog : http://carinelauredesguin.over-blog.com

6 commentaires :

  1. J'ai lu "Rue Baraka" : J'ai AIME et recommande ce chouette p'tit bouuqin empli de joie de vivre... Belle intervieuw emplie d'humanité... J'attends avec impatience les autres écrits d'une auteure qui ne va cesser de nous surprendre... Si si...

    RépondreSupprimer
  2. Moi aussi j'ai lu Rue Baraka, et moi aussi j'ai aimé (pousse-toi donc, Kate, j'ai le droit d'aînesse, non?).

    C'est vraiment un manuel du bonheur, un guide de ce qu'il faut regarder quand on ne fait que voir.

    RépondreSupprimer
  3. Merci à vous, Vincent dit "le petit belge", amoureux de notre créatif petit pays! Merci de donner la parole aux auteurs belges ! Carine-Laure Desguin

    RépondreSupprimer
  4. Il faut la connaître Carine-Laure, il faut la voir, lui parler, l'écouter.

    Ce qu'elle vous offre est toujours de qualité et en plus, elle est beaucoup moins sérieuse que dans cette interview !

    RépondreSupprimer
  5. Ah ? Y'a du sérieux qui ressort de cette intervieuw ? Non ? Ah ! A t'entendre, Louis, nous sommes toi et moi deux vieux copains de régiment avec à notre actif un sac rempli de sorties , d'emprisonnement dans des cachots de fortune, de manoeuvres dans les campagnes humides ... et j'en passe ! Vous voyez, il a raison, ce Louis , suis pas si sérieuse que dans cette intervieuw ! Carine-LAure Desguin

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour,

    Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

    Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

    La Page No-25, THÉORÈME DE L'ÂME

    LES MATHÉMATIQUES DE L'INSTANT PRÉSENT.

    Cordialement

    Clovis Simard

    RépondreSupprimer