En 2018, la maison d'édition belge de poésie Tétras Lyre a fondé son 30ème anniversaire. Elle a été fondée à Liège en 1988 par Marc Imberechts, instituteur de pédagogie Freinet originaire de Gembloux.
Dans leur catalogue, on trouve une collection "De Flandre" qui a été initiée en 2015 sur une suggestion de Gérald Purnelle (professeur à l'Université de Liège, spécialiste de la poésie francophone), désireux de promouvoir auprès d'un plus grand nombre la poésie flamande, très méconnue en terres francophones. Un comité consultatif a été créé autour de l'éditrice avec Gérald Purnelle, les traducteurs Bart Vonck et Katelijne De Vuyst. Tétras Lyre a également le soutien du Poëziecentrum de Gand.
Les deux premiers recueils publiés en 2015 ont été "Chant d'un cheval qui chavire" d'Els Moor (Poétesse Nationale 2018-2019), traduit par Kim Andringa, et "Le slalom soft" de Paul Bogaert, traduit par Daniel Cunin et Paul Bogaert.
En 2016, deux nouveaux titres sont parus : l'anthologie "Lavis à l'encre" de Charles Ducal (Poète National 2014-2015) traduit par le comité des traducteurs de Passa Porta, et "Nous sommes parallèles" de Maud Vanhauwaert, traduit par Pierre Geron. Elle est cette année la poétesse attachée à la Ville d'Anvers.
Pour des raisons structurelles, la collection "De Flandre" a été mise entre parenthèses en 2017 et 2018, mais trois nouveaux ouvrages sont sortis à l'occasion de la Foire du Livre de Bruxelles de février 2019, dont la Flandre était l'invitée d'honneur. On ne peut qu'encourager ces échanges culturels fructueux entre les communautés linguistiques de notre pays.
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mercredi 10 avril 2019
mercredi 13 juin 2018
La Flandre à la Foire du Livre de Bruxelles 2019
La Foire du Livre (francophone) de Bruxelles fêtera son 50ème anniversaire en février 2019. A cette occasion, elle a choisi la Flandre comme invitée d'honneur. Le ministre flamand de la Culture Sven Gatz a déjà débloqué un budget de 400.000 euros pour préparer la venue des auteurs flamands ("Cela nous permettra de mieux nous faire connaître du public francophone, et de mieux rapprocher nos deux communautés dans une ville si diversifiée").
Stefaan Van den Bremt : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/11/lecrivain-belge-stefaan-van-den-bremt.html
Et vous, quels sont vos coups de cœur littéraires au nord du pays?
Voici 11 auteurs flamands vivants dont j'ai parlé sur ce blog :
Stefaan Brijs : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Brijs%20Stefaan
Charles Ducal : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Ducal%20Charles
Stefan Hertmans : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Hertmans%20Stefan
Stefaan Van den Bremt : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/11/lecrivain-belge-stefaan-van-den-bremt.html
David Van Reybrouck : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Van%20Reybrouck%20David
Dimitri Verhulst: http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Verhulst%20Dimitri
Nicole Verschoore : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Verschoore%20Nicole
Libellés :
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jeudi 23 mars 2017
Journée Mondiale de la Poésie
A l'occasion de la Journée Mondiale de la Poésie ce 21 mars, je vous propose de mettre à l'honneur deux poètes belges :
Charles Ducal, Poète National 2014-2015 : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Ducal%20Charles
Laurence Vielle, Poétesse Nationale 2016-2017 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Vielle%20Laurence
Et on vient d'apprendre qu'en janvier 2018, ce serait Els Moors qui reprendrait le titre de Poétesse Nationale. Originaire de Poperinghe (Flandre Occidentale), elle a 41 ans et a déjà reçu plusieurs prix pour ses ouvrages sortis depuis 2006.
Mais j'aurais aussi pu vous parler de bien d'autres poètes belges, comme ceux signalés ci-dessous. Il vous suffit de cliquer sur leur nom pour retrouver mes articles qui les concernent.
Charles Ducal, Poète National 2014-2015 : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Ducal%20Charles
Laurence Vielle, Poétesse Nationale 2016-2017 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Vielle%20Laurence
Et on vient d'apprendre qu'en janvier 2018, ce serait Els Moors qui reprendrait le titre de Poétesse Nationale. Originaire de Poperinghe (Flandre Occidentale), elle a 41 ans et a déjà reçu plusieurs prix pour ses ouvrages sortis depuis 2006.
Mais j'aurais aussi pu vous parler de bien d'autres poètes belges, comme ceux signalés ci-dessous. Il vous suffit de cliquer sur leur nom pour retrouver mes articles qui les concernent.
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mercredi 27 janvier 2016
Laurence Vielle, Poétesse Nationale 2016-2017

Après Charles Ducal dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, c'est au tour de l'auteur belge Laurence Vielle (née à Bruxelles en 1968) de devenir Poétesse Nationale 2016-2017. Les deux seront bientôt présents le 4 février 2016 à 20h au Musée Emile Verhaeren de Sint-Amands.
Laurence Vielle a répondu aux questions des journaux du groupe "Vers l'Avenir" :
"Comment devient-on poétesse nationale?
- On n'est pas choisi par le Roi! Je suis dans le monde de la poésie depuis toujours. Mais pour moi, il est indissociable de l'oralité. Je dis les mots. J'ai donc eu un double parcours : la philo romane et des études théâtrales. J'ai rencontré Charles Ducal, le premier Poète National voici un peu plus d'un an et demi lors d'un festival de poésie à Anvers. Nous nous sommes directement bien entendus. Il y a un contraste intéressant entre nos poésies : lui plus classique et moi plus exubérante. Il y a un an, on m'a demandé si j'accepterais de devenir poétesse nationale en janvier 2016.
- On ne pose donc pas sa candidature?
- Non, ce sont les maisons de poésie qui choisissent. Pendant un an, j'ai été l'ambassadrice de Charles en région francophone. Et lui va devenir, pour un an également, mon ambassadeur en Flandre.
- Parce que la poésie ne connaît pas de frontière linguistique?
- Elle les traverse. Nous voulons montrer que les différences linguistiques ne sont pas un problème, qu'elles enrichissent les gens et permettent aux publics de se rencontrer. Nous voulons aussi lutter contre la morosité ambiante, nous emparer de l'actualité et réagir avec un regard de poète sur ce qui touche les gens. Le dernier poème de Charles parlait des migrants. Mon prochain et second évoquera la sécurité.
- Le Poète National, c'est d'abord une présence dans la presse des trois communautés du pays, mais pas que...
- Nous avons, avec les associations responsables, deux grands projets. Le premier serait d'éditer un "Belgium bordelio" pour les enfants. Le "Belgium bordelio" est une grosse anthologie bilingue de la poésie belge. Trente poètes belges actuels y sont traduits dans les deux langues, mais c'est destiné aux adultes. Nous voudrions publier une version dans laquelle les écoliers de Belgique retrouveraient les poètes qui habitent le pays, dans toutes les langues. Qu'ils puissent apprendre la poésie par cœur. C'est un magnifique moyen aussi de découvrir et d'étudier d'autres langues.
- Vous avez aussi un projet pour les jeunes?
- Oui. Lors de la passation de témoin entre Charles et moi-même, un concours du "Jeune Poète National francophone et néerlandophone" va être lancé. C'est une première. L'élection aura lieu au mois de mai prochain.
- Pour vous, la poésie est indispensable dans la vie quotidienne?
- Bien sûr! Et il faut absolument redonner une visibilité à la poésie. Elle réenchante le monde au sens profond du terme, elle remet la langue en mouvement. C'est comme une force sismique qui secoue et renverse. J'y crois de toutes mes forces.
- Votre premier poème évoque le train. Pourquoi?
- Le train, c'est un mouvement qui nous traverse et nous relie. Il charge toutes sortes de gens, on y parle toutes les langues. Le train a quelque chose à voir avec la Vie, avec un grand V !"
Le Poète National, c'est vraiment un beau projet culturel belge au-dessus de la frontière linguistique depuis 2014. Il est soutenu par le Poëziecentrum de Gand, la Maison de la Poésie de Namur, l'organisation littéraire Vonk et Zonen d'Anvers, la Maison de la Poésie d'Amay, le festival MaestrÖm, le Théâtre Poème 2, les Midis de la Poésie, les journaux De Morgen, Grenz Echo et Vers l'Avenir.
mercredi 28 octobre 2015
Bilan de Charles Ducal, Poète National 2014-2015

Poète National 2014-2015, Charles Ducal a dressé le bilan de ces deux années. Son texte a été traduit en français par Katelijne De Vuyst pour la revue "Le Carnet et les Instants" que vous pouvez recevoir gratuitement sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles (secretariat.promolettres@cfwb.be) :
"C'est avant tout dans les écoles, du Westhoek jusqu'au Luxembourg, que j'ai rencontré un enthousiasme encourageant vis-à-vis de la poésie. Si la lecture et, par conséquent, la compétence à lire et interpréter des poèmes ont désormais beaucoup diminué dans l'enseignement, ce n'est certainement pas la faute aux élèves qui ne s'y intéresseraient plus.
Poète National! Le titre faisait effet de formule magique. Quand, en décembre 2013, au terme de plusieurs conciliabules conjugaux, je me suis décidé enfin à écarter mes doutes et accepter le boulot, je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait. Le jour de mon discours d'inauguration à Passa Porta, je fus totalement pris au dépourvu. Des journalistes et reporters de radio ont défilé dès le matin jusque tard dans la nuit, venus même de France et des Pays-Bas. A sept heures du soir, ma belle-mère est restée bouche bée devant le petit écran : son beau-fils au journal télévisé! C'était comme si, dès le premier jour, le projet faisait son apparition aux Champs Elysées, vêtu du maillot jaune. Les semaines suivantes, les médias, du journal de qualité et de l'émission culturelle télévisée jusqu'au quotidien publicitaire gratuit, continuaient à suivre le projet. Des amis et des connaissances bombardaient ma boîte mail avec des félicitations comme si le Roi m'avait donné la Croix d'Honneur. A mon bar pitta habituel, le patron, en préparant un dürüm poulet sauce andalouse, m'a scruté comme s'il se demandait si oui ou non, j'étais le suspect de l'avis de recherche. Jusqu'au moment où soudain, il a compris et a tonné d'une voix enthousiaste : "Mais c'est vous qui allez nous écrire le concert pour la patrie!". Sur quoi il m'a offert le dürüm.
D'autre part, le titre sans doute a fait froncer pas mal de sourcils. La poésie associée à une patrie, une nation : quelle idée! La poésie est tout de même universelle et cosmopolite, non? Bien sûr, mais nous sommes en Belgique. Dans ce contexte, mon titre se réfère non pas à un nationalisme borné mais bien au contraire au désir d'aller à l'encontre d'un certain esprit de suffisance. Et par là, il correspond exactement à ma mission : devoir publier six poèmes par année sur des sujets touchant tous les Belges, au-delà des frontières linguistiques, afin d'établir ainsi un rapprochement entre les trois communautés culturelles du pays.
Dans mon discours du 29 janvier 2014, cette mission, je lui ai forcé un peu la main : j'avais surtout l'intention de rendre la poésie plus visible dans la société, non pas comme un passe-temps élitiste, mais dans une approche différente, s'adressant à tous. Tout cela dans un esprit de solidarité, non seulement au niveau linguistique, mais aussi sur le plan social. Je ne voulais pas être le chanteur d'une médiocrité commune, le poète de messages clichés, acceptables pour tout un chacun. Je n'avais pas l'intention de cacher ma vision du monde ou de mettre mon engagement au frigo. Durant toute la période de ma fonction, mon cœur a continué de battre à gauche.
Sur le fil ténu entre art et engagement, il faut faire attention de ne pas tomber dans le vide. Voilà pourquoi je n'ai pas voulu suivre l'actualité comme un âne poursuivant sa carotte. Pour chaque poème, j'ai voulu prendre le temps nécessaire, bien qu'en même temps il m'ait fallu écrire des vers connectés à la réalité sociale d'aujourd'hui. Une ambition qui ne pouvait mener qu'à l'échec, selon l'avis d'un de mes collègues, qui, poussé par un honnête souci de ma carrière, a insisté sur la priorité de mon nombril : "Tous ces poètes attitrés d'une ville, d'un village ou pays, franchement, Charles, est-ce qu'ils ont jamais produit un seul poème de qualité?".
Et en effet, n'est-ce pas une sottise de vouloir pénétrer au cœur de la réalité sociale par des poèmes? N'est-ce pas de l'affectation de vouloir stimuler à travers la poésie la solidarité entre des communautés linguistiques, et ceci à l'encontre de puissants instruments de propagande? Cela ne revient-il pas à une trahison de la poésie de la délier de l'expérience et de l'inspiration la plus individuelle, et d'écrire sur des thèmes généraux? J'aurais pu chercher la réponse chez Bertolt Brecht mais voici ma conviction personnelle : je suis persuadé que la poésie ne doit tolérer aucune contrainte extérieure, aucune motivation commandée par un idéal, un engagement ou une idéologie.
Je ne sais pas écrire sur commande, même pas si j'y souscris à 100%. L'essence d'un poème pour moi reste toujours l'émotion la plus individuelle. C'est pourquoi j'ai voulu absolument choisir moi-même mes sujets. Si je n'avais pas pu le faire, j'aurais refusé la mission. Tous les sujets que j'ai abordés ont au cœur une forte émotion. Il y a des poètes qui détestent les manifestations de masse. Pas moi, j'y participe le cœur ému et les yeux humides. Marcher ensemble pour une cause juste fait vibrer en moi une corde sensible, qu'il m'est difficile d'expliquer. Elle est connectée à des sentiments d'espoir, de solidarité et au refus de céder au pessimisme, au cynisme et à l'impuissance. Au centre de plusieurs poèmes se trouve une grande colère contre la folie néo-libérale qui empoisonne les cerveaux, monte les gens les uns contre les autres et détruit des vies humaines. La couche profonde de tous ces poèmes est toujours "moi", même si ce mot ne paraît pas dans le texte.
Est-ce que la poésie peut sauver le monde? Il est évident que dans la guerre globale du riche contre le pauvre, du profit contre l'environnement, de l'agresseur contre la victime, la poésie n'a aucun poids au sens matériel ou pratique. Je ne fais pas partie de l'élite au pouvoir qui commande des leviers sociaux puissants, je ne suis qu'un être parmi les nombreux qui n'ont d'autre puissance que leur nombre. Ma poésie, à mes yeux, n'a pas plus de pouvoir qu'elle n'en a en réalité. Je la considère comme une voix originale (du moins je l'espère), mais petite, qui doit atteindre le maximum possible d'oreilles, pour s'amplifier et retenir finalement dans une voix commune. Ni plus, ni moins.
Car c'est çà que j'ai essayé tout au long de ces deux années : donner aux poèmes une portée au-delà de la publication dans les journaux partenaires ou sur le site web du poète national. J'ai dû me battre et parfois j'ai dû insister, mais souvent, j'ai été agréablement surpris par les réactions enthousiastes de la part du champ social. La découverte du poème "Consigne de vote", installé sur une place publique à Louvain, à l'initiative de la FGTB du Brabant flamand, et celle de "Réfugiés", exposé au Jardin de la Mémoire à Westouter, sont des moments qui m'ont fort marqué. J'ai écrit à propos du travail, de l'école, de l'inégalité et - évidence même dans cette année de commémoration - à propos de la guerre. "Soldat 1914" m'a emmené à Visé, première ville martyre de notre pays, pour une commémoration émouvante et aussi au Schoon Verdiep de l'hôtel de ville à Anvers, pour l'inauguration du ponton sur l'Escaut. En présence du Roi sur le visage duquel un profond étonnement était lisible : un Poète National? Et moi, je n'en sais rien?
Commémorer les guerres du passé et se taire sur les guerres d'aujourd'hui, ce serait assez hypocrite. Au moment où tout le pays brûlait d'indignation à cause de la terreur sioniste contre la population de Gaza, j'ai publié "De la cendre dans la bouche". Le poème s'est heurté à des réactions extrêmement violentes de la part du camp pro-israélien, meilleure preuve évidemment que la flèche avait atteint sa cible. Par contre, aucun autre poème ne m'a valu autant de félicitations, mais ce qui m'a encouragé le plus, je l'ai trouvé un soir dans ma boîte aux lettres : il s'agit du texte d'une messe où le poème a servi comme première lecture et ensuite a été le sujet du sermon. Ce qui a renforcé ma conviction que non, la religion n'est pas toujours de l'opium pour le peuple.
J'ai beaucoup appris ces deux dernières années. Sur le travail fort sous-estimé des traducteurs de poésie, par exemple. J'ai eu le plaisir de pouvoir assister aux réunions de travail du collectif des traducteurs de Passa Porta, et je suis plein d'admiration devant les belles traductions qu'ils ont réalisées pour nos partenaires de la presse francophone et germanophone. Les vrais auteurs de la poésie européenne, ce sont les traducteurs. C'est une boutade, mais je la répète volontiers. J'ai aussi appris beaucoup de français.
Avant que je ne devienne Poète National, je ne savais pratiquement rien au sujet de la poésie francophone de Belgique. Grâce au projet, j'ai fait la connaissance de plusieurs collègues excellents d'au-delà de la frontière linguistique que, par après, j'ai pu inviter en Flandre. Avec l'actrice Dominique de Coster, j'ai animé chaque mois une "Minute flamande", présentation d'un poète flamand, sur Actu Tv, une chaîne francophone sur Internet. Toujours avec Dominique, j'ai présenté des poèmes de Gezelle et Claus, entre autres, aux Midis de la Poésie à Bruxelles. A Roisin, j'ai été accueilli de façon très généreuse par l'Association Emile Verhaeren, rencontre qui m'a incité à redécouvrir l'œuvre de ce grand prédécesseur. A l'Intime Festival de Namur, j'ai fait la plus touchante de mes rencontres. Une femme inconnue est venue me trouver dans la foule que je traversais avant d'entrer dans la salle. Elle m'a remercié de ma lecture à Visé, deux semaines plus tôt, à l'occasion de la commémoration de la guerre : "On n'a même pas eu l'occasion de vous applaudir, monsieur". Les larmes aux yeux. J'en suis resté interdit.
Toutefois, Charles Ducal est resté un illustre inconnu en Belgique francophone. Il m'a fallu presque une année avant d'en saisir les implications. Les invitations ne venaient qu'au compte-gouttes. Je me suis heurté à un fossé culturel que j'ai voulu franchir. A ce moment est né l'idée d'une ambassadrice francophone : cela ne pouvait être que Laurence Vielle, à qui les organisateurs s'étaient déjà adressés pour ma succession en janvier 2016. Une alliance féconde car les contacts se sont multipliés, de nouvelles organisations ont adhéré au projet et, petit à petit, le compte-gouttes s'est transformé en petit filet. Mais il reste du travail à faire. Dans le monde culturel, les contacts se nouent facilement, mais le contexte actuel est peu favorable. Dans la Belgique d'aujourd'hui, avec ses structures politiques et sociales de plus en plus séparées, la seconde langue de moins en moins maîtrisée et les médias s'intéressant très peu à la culture de l'autre, il est difficile de trouver un public pour les initiatives impliquant l'autre communauté.
Quarante ans de fédéralisation laissent des traces, évidemment. Néanmoins, jusqu'à ce jour, on n'a pas réussi à intoxiquer les gens au point qu'ils voudraient en finir avec ce beau pays. C'est ce que j'ai éprouvé moi-même. Jamais, je n'ai vu la moindre trace d'indifférence ou d'hostilité, ce que j'ai vu par contre, c'est plutôt le regret, voire la honte d'avoir accepté si bêtement cette division artificielle de nos richesses linguistiques et culturelles. Ces deux années m'ont convaincu du fait qu'une collaboration au-delà des frontières linguistiques s'avérera bien plus riche que prévu.
Le Poète National est avant tout poète. La dernière chose qu'il peut trahir, c'est la poésie. Ces deux années, j'ai eu pleinement l'occasion de constater qu'en effet, l'intérêt des gens pour la poésie a quasiment disparu. Après l'école, sauf à l'occasion d'une naissance, un mariage ou un enterrement, la plupart des gens n'entrent plus du tout en contact avec la poésie. Est-ce que cela est inévitable? Je n'en suis pas sûr. Maintes fois, j'ai été surpris par une attitude beaucoup plus ouverte que je ne l'avais imaginé. A part quelques rares personnages grincheux qui ont fait pas de bruit, en général, le monde culturel a accueilli le projet de façon très positive. Par ailleurs, j'ai reçu beaucoup de mails de gens qui ne lisent pas ou très peu de poèmes, mais qui réagissaient à tel ou tel poème paru dans le journal, qui me demandaient de le lire à une conférence ou à la présentation d'un livre.
A ma grande joie, je n'ai pas uniquement visité des salles de théâtre, des festivals ou des centres culturels, mais aussi des écoles et des maisons de retraite. Je suis heureux de ne pas avoir seulement lu mes poèmes lors des commémorations officielles de la Grande Guerre, mais aussi devant l'église du Béguinage à Bruxelles à la mémoire de tous ces réfugiés morts en mer, à l'ouverture de l'exposition "Comment je suis devenu sans abri" à Anvers ou à Manifesta, la fête de la solidarité à Bredene. Et surtout : je suis content de ne pas avoir seulement lu en néerlandais, mais aussi en français (et même une fois en allemand!), pas seulement à la Banque Nationale mais aussi dans la rue à Schaerbeek devant le monument pour les soldats congolais morts dans les deux guerres mondiales, à l'invitation du MRAX.
Mais s'il y a une chose que cette expérience m'a apprise, c'est celle-ci : si la poésie aborde les thèmes sociaux de façon accessible, elle s'adresse à beaucoup plus de gens qu'on ne le croirait. Bien sûr, pour les milieux syndicaux, les groupes d'action et les organisations sociales, la poésie n'est pas une priorité, d'autant plus qu'en sens inverse aussi, l'intérêt est plutôt mince. C'est la poésie qui doit sortir de sa niche et frapper à la porte, et qui doit refrapper si on n'ouvre pas immédiatement.
Si on avait suivi le conseil de donner à Stromae le titre de Poète National en janvier 2014, il est certain que ce dernier aurait été plus présent dans les médias. A part une exception à la télévision flamande, les gens ne m'ont pas vu à l'écran. Je n'ai pas attiré les médias vers des événements spectaculaires et télégéniques. J'ai essayé d'écrire mes poèmes dans une langue accessible pour la plupart des gens, mais je n'ai pas recherché une visibilité maximale au marché du succès individuel. Etant un personnage peu connu et étant plutôt discret de caractère, ce n'était pas vraiment ma tasse de thé. J'ai recherché autre chose.
Dans une société impitoyable et de plus en plus individualiste, obéissant de plus en plus aux lois du profit et cela aussi au niveau culturel, je suis parti à la recherche du contre-courant, je me suis adressé à ceux qui se battent pour un monde plus humain et plus solidaire : aux syndicalistes engagés, aux organisations qui se battent contre la pauvreté et qui défendent les sans papiers, aux médias qui n'oublient pas leur tâche essentielle de critiquer, au mouvement citoyen Hart Boven Hard/Tout Autre Chose, aux défenseurs d'une école démocratique, etc. Si sur cette route, j'ai pu rencontrer un ambassadeur à gauche, un bourgmestre à droite, je me suis bien poliment entretenu avec eux, mais sans y attacher l'importance qu'avaient pour moi les rencontres dans les écoles ou les autres "petits" événements de ce genre dont on parle rarement dans les journaux ou à la télé.
Néanmoins, je me rends fort bien compte du fait que le premier Poète National manquait de visibilité auprès du grand public. Mon successeur, à la fois brillante poétesse et actrice flamboyante, réparera certainement ce défaut. A moi, son ambassadeur pour l'année 2016, de la soutenir de toutes mes forces.
Charles Ducal".
mercredi 2 septembre 2015
Agenda de la Maison de la Poésie de Namur
Jeudi 8 octobre 2015 à 19h : rencontre avec Jean-Marie Klinkenberg
Ce nouveau livre de Jean-Marie Klinkenberg place nos langues - et spécialement le français - au cœur d'une réflexion sur les communications et les relations humaines dans le monde d'aujourd'hui. Il énonce avec brio et clarté les principes d'une politique linguistique visant la justice et l'équité en proclamant que la langue est faite pour le citoyen, et non le citoyen pour la langue.
Professeur émérité de l'Université de Liège, Jean-Marie Klinkenberg y a enseigné les sciences du langage. Ses livres ont été traduits dans une vingtaine de langues. Membre de l'Académie Royale de Belgique, il préside le Conseil de la langue française. Il est notamment l'auteur de "Précis de sémiotique générale" (éditions Le Seuil, 2000) et de "Petites mythologies belges" (éditions Les Impressions Nouvelles, 2009).
Lundi 12 octobre 2015 de 9h15 à 16h15 : formation au slam
Objectifs : découvrir avec Manza le slam, ses origines, ses objectifs et ses références ; prendre connaissance des techniques d'écriture du slam et produire de petits textes à l'aide d'outils abordables (rimes, jeux de mots, sons, images, métaphores) ; découvrir les différents aspects des ateliers slam, de la performance et des sessions slam ; mobiliser ses ressources et capacités créatrices ; imaginer des projets d'animations envers les différents publics en résonnance avec l'expérience d'animateur et d'éducateur de l'intervenant (Manza), le tout dans une ambiance conviviale.
Manza est un slameur belge qui, en tant qu'éducateur social pour la Ville de Bruxelles et en tant qu'artiste, anime de nombreux ateliers dans les écoles, les centres de jeunes et les écoles de devoirs. Il est également très actif au cœur de l'association Lezarts Urbains et l'auteur de deux receuils, dont le dernier, "Lis tes ratures" est paru en 2013.
Samedi 17 et dimanche 18 octobre 2015 de 10h à 18h : marché de la Poésie à Namur
Au programme à l'Arsenal de Namur : les collections et nouveautés de plusieurs dizaines d'éditeurs et de revues de poésie belge et étrangère, des animations pour petits et grands, des invités de choix, des podiums poétiques, des débats, des concerts...et des surprises.
Jeudi 19 novembre 2015 à 20h : les nouveautés Tétras Lyre
Fondées par Marc Imberechts en 1988, les éditions Tétras Lyre ont, pendant plus de 20 ans, développé un catalogue de plus d'une centaine de titres en associant la recherche des arts plastiques à la qualité du texte poétique et à l'exigence de son édition artisanale. Aujourd'hui reprises par Primaëlle Vertenoeil et Quentin Latour, le catalogue s'enrichit de nouvelles collections et de nouveaux poètes, tout en gardant la philosophie de ses débuts. La Maison de la Poésie de Namur propose donc une soirée avec quelques-uns de leurs auteurs des nouveaux titres parus en 2015 : Luc Baba, Serge Delaive, Corinne Hoex, Timoteo Sergoï, Thomas Vandormael.
Né en 1970 à Liège, Luc Baba est l'auteur d'une douzaine de romans, de pièces de théâtre, de nouvelles, de poésies et de chansons. Egalement comédien, il a chanté Brassens, Ferré et Brel, et signé deux biographies pour enfants (l'une consacrée à Chaplin et l'autre à Brel). Il a été pré-sélectionné pour le Prix Rossel 2013 avec son roman "Le mystère Curtius". Son premier recueil de poésie, "Tango du nord de l'âme suivi de 30 vilains petits poèmes", a été publié aux éditions Meo en 2012 et le second, "La colère est une saison", vient de paraître aux éditions Tétras Lyre.
Serge Delaive est né en 1965 à Liège. Il a pratiqué plusieurs métiers (enseignant, formateur, logisticien en Afrique) avant de devenir le coordinateur d'une association. Poète, romancier et photographe, il a également été le fondateur et l'animateur, avec Karel Logist, des éditions et de la revue "Le Fram".
Corinne Hoex vit à Bruxelles. Licenciée en histoire de l'art et archéologie, elle a travaillé en tant qu'enseignante et documentaliste. Chargée de recherches, elle a publié plusieurs études relatives aux arts et traditions populaires, avant de se consacrer pleinement à son œuvre personnelle. Son dernier recueil poétique, "Les mots arrachés", est paru aux éditions Tétras Lyre en 2015.
Après des études d'art dramatique et plastique, Timotéo Sergoï fonde, avec son épouse, la Compagnie des Chemins de Terre avec laquelle il va se produire dans une vingtaine de pays à travers le monde. Ses spectacles mêlent texte, grands thèmes littéraires, fantaisie, échasses et marionnettes. Depuis 1995, il est le rédacteur de la "Gazette des Chemins de Terre", unique périodique en Belgique francophone, qui traite des spectacles de rue. Depuis 2005, il publie dans diverses revues littéraires et a publié trois recueils de poésie.
Né en 1987, Thomas Vandormael vit en Hesbaye, écrit peu et depuis peu. Il s'est intéressé à la poésie et à l'écriture sur les bancs de l'Université de Liège.
Jeudi 26 novembre 2015 à 20h : Charles Ducal (Poète National 2014-2015) invite...
Professeur de néerlandais à la retraite, Charles Ducal fait ses débuts en 1987 avec "Het huwelijk", un recueil remarqué pour son ton cynique, sa forme fixe et ses références bibliques. Durant les dix années suivantes, il fait paraître plusieurs recueils ayant pour thème central le conflit entre l'imagination et la réalité. Après une longue période de silence, Charles Ducal revient avec "In inkt gewassen" (2006) et "Toegedekt met een liedje" (2009). En 2010, il publie un plaidoyer visant à encourager la lecture de la poésie grâce à l'enseignement et en 2012, ses six premiers recueils poétiques sont rassemblés sous le titre "Alsof ik er haast ben". Charles Ducal a reçu plusieurs prix littéraires et depuis qu'il est Poète National 2014-2015, il nous offre, dans les trois langues nationales, des poèmes remarqués liés à l'histoire et à l'actualité de notre pays.
Il organise également une tournée de rencontres poétiques intitulée "Charles Ducal invite...". Ces soirées ont pour objectif de faire se rencontrer des poètes belges issus des différentes communautés linguistiques de notre pays. Après Gand, Anvers, Watou et Eupen, c'est au tour de Namur de l'accueillir. Les auteurs invités par Charles Ducal à Namur : Paul Bogaert, Véronique Daine et Laurence Vielle.
Né en 1968, Paul Bogaert vit à Louvain et travaille à Bruxelles. Il a publié cinq recueils de poésie, et a reçu différents prix, dont le Prix triennal de poésie de la communauté flamande pour son recueil "De Slalom soft". Ce dernier a été publié en français sous le titre "Le slalom soft" aux éditions Tétras Lyre en 2015. Quant à son dernier ouvrage en néerlandais, "Ons verlangen", il est paru en 2013 et a reçu le Prix Herman de Coninck pour le meilleur recueil de l'année.
Véronique Daine est née en 1964. Romaniste de formation, elle enseigne à l'Athénée Royal d'Arlon et à la Haute Ecole Robert Schuman. Elle anime également des ateliers d'écriture où elle tente de rendre aux adolescents une langue où vivre. Elle a publié plusieurs recueils de poésie, dont "R.B." (éditions L'herbe qui tremble) et "La division des choses" (éditions Taillis-pré).
Née en 1968 à Bruxelles, Laurence Vielle est actuellement l'ambassadrice francophone de Charles Ducal, et héritera, en janvier 2016, de son titre de Poète National.
Ce nouveau livre de Jean-Marie Klinkenberg place nos langues - et spécialement le français - au cœur d'une réflexion sur les communications et les relations humaines dans le monde d'aujourd'hui. Il énonce avec brio et clarté les principes d'une politique linguistique visant la justice et l'équité en proclamant que la langue est faite pour le citoyen, et non le citoyen pour la langue.
Professeur émérité de l'Université de Liège, Jean-Marie Klinkenberg y a enseigné les sciences du langage. Ses livres ont été traduits dans une vingtaine de langues. Membre de l'Académie Royale de Belgique, il préside le Conseil de la langue française. Il est notamment l'auteur de "Précis de sémiotique générale" (éditions Le Seuil, 2000) et de "Petites mythologies belges" (éditions Les Impressions Nouvelles, 2009).
Lundi 12 octobre 2015 de 9h15 à 16h15 : formation au slam
Objectifs : découvrir avec Manza le slam, ses origines, ses objectifs et ses références ; prendre connaissance des techniques d'écriture du slam et produire de petits textes à l'aide d'outils abordables (rimes, jeux de mots, sons, images, métaphores) ; découvrir les différents aspects des ateliers slam, de la performance et des sessions slam ; mobiliser ses ressources et capacités créatrices ; imaginer des projets d'animations envers les différents publics en résonnance avec l'expérience d'animateur et d'éducateur de l'intervenant (Manza), le tout dans une ambiance conviviale.
Manza est un slameur belge qui, en tant qu'éducateur social pour la Ville de Bruxelles et en tant qu'artiste, anime de nombreux ateliers dans les écoles, les centres de jeunes et les écoles de devoirs. Il est également très actif au cœur de l'association Lezarts Urbains et l'auteur de deux receuils, dont le dernier, "Lis tes ratures" est paru en 2013.
Samedi 17 et dimanche 18 octobre 2015 de 10h à 18h : marché de la Poésie à Namur
Au programme à l'Arsenal de Namur : les collections et nouveautés de plusieurs dizaines d'éditeurs et de revues de poésie belge et étrangère, des animations pour petits et grands, des invités de choix, des podiums poétiques, des débats, des concerts...et des surprises.
Jeudi 19 novembre 2015 à 20h : les nouveautés Tétras Lyre
Fondées par Marc Imberechts en 1988, les éditions Tétras Lyre ont, pendant plus de 20 ans, développé un catalogue de plus d'une centaine de titres en associant la recherche des arts plastiques à la qualité du texte poétique et à l'exigence de son édition artisanale. Aujourd'hui reprises par Primaëlle Vertenoeil et Quentin Latour, le catalogue s'enrichit de nouvelles collections et de nouveaux poètes, tout en gardant la philosophie de ses débuts. La Maison de la Poésie de Namur propose donc une soirée avec quelques-uns de leurs auteurs des nouveaux titres parus en 2015 : Luc Baba, Serge Delaive, Corinne Hoex, Timoteo Sergoï, Thomas Vandormael.
Né en 1970 à Liège, Luc Baba est l'auteur d'une douzaine de romans, de pièces de théâtre, de nouvelles, de poésies et de chansons. Egalement comédien, il a chanté Brassens, Ferré et Brel, et signé deux biographies pour enfants (l'une consacrée à Chaplin et l'autre à Brel). Il a été pré-sélectionné pour le Prix Rossel 2013 avec son roman "Le mystère Curtius". Son premier recueil de poésie, "Tango du nord de l'âme suivi de 30 vilains petits poèmes", a été publié aux éditions Meo en 2012 et le second, "La colère est une saison", vient de paraître aux éditions Tétras Lyre.
Serge Delaive est né en 1965 à Liège. Il a pratiqué plusieurs métiers (enseignant, formateur, logisticien en Afrique) avant de devenir le coordinateur d'une association. Poète, romancier et photographe, il a également été le fondateur et l'animateur, avec Karel Logist, des éditions et de la revue "Le Fram".
Corinne Hoex vit à Bruxelles. Licenciée en histoire de l'art et archéologie, elle a travaillé en tant qu'enseignante et documentaliste. Chargée de recherches, elle a publié plusieurs études relatives aux arts et traditions populaires, avant de se consacrer pleinement à son œuvre personnelle. Son dernier recueil poétique, "Les mots arrachés", est paru aux éditions Tétras Lyre en 2015.
Après des études d'art dramatique et plastique, Timotéo Sergoï fonde, avec son épouse, la Compagnie des Chemins de Terre avec laquelle il va se produire dans une vingtaine de pays à travers le monde. Ses spectacles mêlent texte, grands thèmes littéraires, fantaisie, échasses et marionnettes. Depuis 1995, il est le rédacteur de la "Gazette des Chemins de Terre", unique périodique en Belgique francophone, qui traite des spectacles de rue. Depuis 2005, il publie dans diverses revues littéraires et a publié trois recueils de poésie.
Né en 1987, Thomas Vandormael vit en Hesbaye, écrit peu et depuis peu. Il s'est intéressé à la poésie et à l'écriture sur les bancs de l'Université de Liège.
Jeudi 26 novembre 2015 à 20h : Charles Ducal (Poète National 2014-2015) invite...
Professeur de néerlandais à la retraite, Charles Ducal fait ses débuts en 1987 avec "Het huwelijk", un recueil remarqué pour son ton cynique, sa forme fixe et ses références bibliques. Durant les dix années suivantes, il fait paraître plusieurs recueils ayant pour thème central le conflit entre l'imagination et la réalité. Après une longue période de silence, Charles Ducal revient avec "In inkt gewassen" (2006) et "Toegedekt met een liedje" (2009). En 2010, il publie un plaidoyer visant à encourager la lecture de la poésie grâce à l'enseignement et en 2012, ses six premiers recueils poétiques sont rassemblés sous le titre "Alsof ik er haast ben". Charles Ducal a reçu plusieurs prix littéraires et depuis qu'il est Poète National 2014-2015, il nous offre, dans les trois langues nationales, des poèmes remarqués liés à l'histoire et à l'actualité de notre pays.
Il organise également une tournée de rencontres poétiques intitulée "Charles Ducal invite...". Ces soirées ont pour objectif de faire se rencontrer des poètes belges issus des différentes communautés linguistiques de notre pays. Après Gand, Anvers, Watou et Eupen, c'est au tour de Namur de l'accueillir. Les auteurs invités par Charles Ducal à Namur : Paul Bogaert, Véronique Daine et Laurence Vielle.
Né en 1968, Paul Bogaert vit à Louvain et travaille à Bruxelles. Il a publié cinq recueils de poésie, et a reçu différents prix, dont le Prix triennal de poésie de la communauté flamande pour son recueil "De Slalom soft". Ce dernier a été publié en français sous le titre "Le slalom soft" aux éditions Tétras Lyre en 2015. Quant à son dernier ouvrage en néerlandais, "Ons verlangen", il est paru en 2013 et a reçu le Prix Herman de Coninck pour le meilleur recueil de l'année.
Véronique Daine est née en 1964. Romaniste de formation, elle enseigne à l'Athénée Royal d'Arlon et à la Haute Ecole Robert Schuman. Elle anime également des ateliers d'écriture où elle tente de rendre aux adolescents une langue où vivre. Elle a publié plusieurs recueils de poésie, dont "R.B." (éditions L'herbe qui tremble) et "La division des choses" (éditions Taillis-pré).
Née en 1968 à Bruxelles, Laurence Vielle est actuellement l'ambassadrice francophone de Charles Ducal, et héritera, en janvier 2016, de son titre de Poète National.
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mercredi 28 mai 2014
11ème Festival International et Marché de la Poésie à Namur
Le 11ème Festival International et Marché de la Poésie se tiendra du 19 au 22 juin 2014 à Namur. Le programme complet se trouve sur www.mplf.be
Parmi les poètes belges invités :
Olivier Dombret : né à Liège en 1980, il décide d'étudier le sanskrit à l'Université de Liège, tout en explorant divers champs d'expression artistique. Il abandonne ses études trois ans plus tard afin de poursuivre ses recherches sur la thématique du Corps. Ecrivain-poète, performer et musicien, il collabore depuis 2004 aux activités de la Troupe Poétique Nomade de Maelström Réévolution, ce qui lui a permis de présenter son travail à travers l'Europe et aux Etats-Unis. Ses dernières publications sont "Ghost Words" (éditions Maelström) et "Dansent les ombres" (éditions L'Arbre à Paroles).
Charles Ducal : le poète néerlandophone Charles Ducal a enseigné le néerlandais dans un collège pendant 37 ans avant de prendre sa retraite. Il a écrit six recueils de poésie, rassemblés en 2012 dans "Alsof ik er haast ben" (Comme si j'y étais déjà). Il est aussi l'auteur d'une collection de récits et d'articles sur la littérature et la politique dans des journaux et périodiques. En 2010, il a écrit un essai sur la poésie dans l'enseignement : "Alle poëzie dateert van vandaag". Le 29 janvier dernier, il a été nommé Poète National Belge pour une durée de deux ans (www.poetenational.be).
Pascal Leclercq : né à Liège, il privilégie depuis quelques années la collaboration avec des artistes plasticiens, des architectes ou une styliste. Il a traduit plusieurs auteurs italiens. Quelques séjours au Québec lui ont valu de rencontrer l'éditeur des Coups de tête, Michel Vézina, et de publier ses premiers polars. Il a coordonné pendant quatre ans la Nuit de la Poésie de la Foire du Livre de Bruxelles, et anime actuellement les soirées littéraires de l'asbl D'une certaine gaieté à Liège.
Tristan Sautier : né à Liège en 1966, Tristan Sautier habite aujourd'hui Arlon. Ses dernières parutions sont "Reliefs" (éditions L'Arbre à Paroles), "En terre étrangère" avec Marie-Claire Verdure (éditions L'Arbre à Paroles), "Ressacs (1999-2005)" (éditions A bouche perdue) et "Killed by death" (éditions Le Coudrier).
Tom Van de Voorde : le poète et traducteur Tom Van de Voorde est né en 1974 et habite à Gand. Il a fait ses débuts en 2008 avec le recueil de poésie "Vliesgevels filter" pour lequel il a été nominé pour le prix Puddingh. En 2013, son deuxième recueil de poèmes "Liefde en aarde" est paru au Centre de la Poésie de Gand, et a été nominé pour le Prix Herman de Coninck, le plus grand prix de poésie en Flandre. Ses poèmes ont été traduits en allemand, anglais, français, croate, slovaque et slovène. Il a traduit la poésie des poètes américains Wallace Stevens et Michael Palmer, et a écrit des essais sur la musique folklorique, les marxistes américains, Madonna, la jeunesse éternelle et la Californie. Il travaille comme programmateur littéraire au palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
Parmi les poètes belges invités :
Olivier Dombret : né à Liège en 1980, il décide d'étudier le sanskrit à l'Université de Liège, tout en explorant divers champs d'expression artistique. Il abandonne ses études trois ans plus tard afin de poursuivre ses recherches sur la thématique du Corps. Ecrivain-poète, performer et musicien, il collabore depuis 2004 aux activités de la Troupe Poétique Nomade de Maelström Réévolution, ce qui lui a permis de présenter son travail à travers l'Europe et aux Etats-Unis. Ses dernières publications sont "Ghost Words" (éditions Maelström) et "Dansent les ombres" (éditions L'Arbre à Paroles).
Charles Ducal : le poète néerlandophone Charles Ducal a enseigné le néerlandais dans un collège pendant 37 ans avant de prendre sa retraite. Il a écrit six recueils de poésie, rassemblés en 2012 dans "Alsof ik er haast ben" (Comme si j'y étais déjà). Il est aussi l'auteur d'une collection de récits et d'articles sur la littérature et la politique dans des journaux et périodiques. En 2010, il a écrit un essai sur la poésie dans l'enseignement : "Alle poëzie dateert van vandaag". Le 29 janvier dernier, il a été nommé Poète National Belge pour une durée de deux ans (www.poetenational.be).
Pascal Leclercq : né à Liège, il privilégie depuis quelques années la collaboration avec des artistes plasticiens, des architectes ou une styliste. Il a traduit plusieurs auteurs italiens. Quelques séjours au Québec lui ont valu de rencontrer l'éditeur des Coups de tête, Michel Vézina, et de publier ses premiers polars. Il a coordonné pendant quatre ans la Nuit de la Poésie de la Foire du Livre de Bruxelles, et anime actuellement les soirées littéraires de l'asbl D'une certaine gaieté à Liège.
Tristan Sautier : né à Liège en 1966, Tristan Sautier habite aujourd'hui Arlon. Ses dernières parutions sont "Reliefs" (éditions L'Arbre à Paroles), "En terre étrangère" avec Marie-Claire Verdure (éditions L'Arbre à Paroles), "Ressacs (1999-2005)" (éditions A bouche perdue) et "Killed by death" (éditions Le Coudrier).
Tom Van de Voorde : le poète et traducteur Tom Van de Voorde est né en 1974 et habite à Gand. Il a fait ses débuts en 2008 avec le recueil de poésie "Vliesgevels filter" pour lequel il a été nominé pour le prix Puddingh. En 2013, son deuxième recueil de poèmes "Liefde en aarde" est paru au Centre de la Poésie de Gand, et a été nominé pour le Prix Herman de Coninck, le plus grand prix de poésie en Flandre. Ses poèmes ont été traduits en allemand, anglais, français, croate, slovaque et slovène. Il a traduit la poésie des poètes américains Wallace Stevens et Michael Palmer, et a écrit des essais sur la musique folklorique, les marxistes américains, Madonna, la jeunesse éternelle et la Californie. Il travaille comme programmateur littéraire au palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
vendredi 31 janvier 2014
Charles Ducal, Poète National Belge 2014-2015
A partir de ce mois de janvier, la Belgique a, à nouveau, son Poète National Belge (www.poetenational.be) : Charles Ducal. Ce titre honorifique avait déjà été attribué il y a un siècle à Maurice Maeterlinck, et existe de nos jours dans d'autres pays (aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, p.ex.). Ce projet collectif est mené par les Maisons de la Poésie de Gand et Namur, l'organisation littéraire Vonk&Zonen à Anvers, Passa Porta à Bruxelles et le Fonds Prince Philippe.
Le Poète National Belge sera désigné

pour deux ans et écrira au minimum six poèmes par an sur diverses thématiques de notre pays. Tous les poèmes seront disponibles dans les trois langues nationales par le biais des partenaires médias participants (Passa Porta s'occupant de la traduction). Le titre décerné en 2014 à un poète belge néerlandophone, sera cédé après deux ans à un poète francophone (une rumeur parle de Jean-Pierre Verheggen), et peut-être ensuite à un poète germanophone. Ce projet littéraire a pour doubles objectifs de promouvoir la poésie belge et d'établir un pont entre les trois communautés linguistiques de notre pays.
Agé de 61 ans, Charles Ducal (pseudonyme de Frans Dumortier) est l'un des plus importants poètes belges néerlandophones....mais est un grand inconnu au sud du pays. Il a fait ses débuts en 1987 avec le recueil "Het Huwelijk", constatation cynique et caustique de la vie d'un couple marié. Au départ, ses textes portaient sur les conflits internes comme ceux entre la vie et la littérature. A partir des années 2000, il assouplit les formes un peu rigides qu'il exploitait et le monde extérieur s'infiltre dans ses poèmes. Parmi ses plus célèbres poèmes, on trouve un certain nombre de vers dans lesquels il analyse le phénomène de la pornographie sur Internet. En 2012, à l'occasion de son soixantième anniversaire et de ses 25 ans de poésie, ses sept recueils ont été réunis dans "Alsof ik er haast ben. Verzamelde gedichten 1987-2012".
Souhaitons beaucoup de succès à Charles Ducal qui va désormais être traduit dans les trois langues nationales, et à ce beau projet de Poète National Belge!
Le Poète National Belge sera désigné

pour deux ans et écrira au minimum six poèmes par an sur diverses thématiques de notre pays. Tous les poèmes seront disponibles dans les trois langues nationales par le biais des partenaires médias participants (Passa Porta s'occupant de la traduction). Le titre décerné en 2014 à un poète belge néerlandophone, sera cédé après deux ans à un poète francophone (une rumeur parle de Jean-Pierre Verheggen), et peut-être ensuite à un poète germanophone. Ce projet littéraire a pour doubles objectifs de promouvoir la poésie belge et d'établir un pont entre les trois communautés linguistiques de notre pays.
Agé de 61 ans, Charles Ducal (pseudonyme de Frans Dumortier) est l'un des plus importants poètes belges néerlandophones....mais est un grand inconnu au sud du pays. Il a fait ses débuts en 1987 avec le recueil "Het Huwelijk", constatation cynique et caustique de la vie d'un couple marié. Au départ, ses textes portaient sur les conflits internes comme ceux entre la vie et la littérature. A partir des années 2000, il assouplit les formes un peu rigides qu'il exploitait et le monde extérieur s'infiltre dans ses poèmes. Parmi ses plus célèbres poèmes, on trouve un certain nombre de vers dans lesquels il analyse le phénomène de la pornographie sur Internet. En 2012, à l'occasion de son soixantième anniversaire et de ses 25 ans de poésie, ses sept recueils ont été réunis dans "Alsof ik er haast ben. Verzamelde gedichten 1987-2012".
Souhaitons beaucoup de succès à Charles Ducal qui va désormais être traduit dans les trois langues nationales, et à ce beau projet de Poète National Belge!
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