mercredi 19 juillet 2017

Prix littéraires

Au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles, la ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles Alda Greoli a remis, il y a quelques semaines, différents prix littéraires.

Prix triennal de poésie en langue régionale endogène
Tous les trois ans, ce prix récompense un recueil de poèmes rédigé dans l'une des langues régionale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sur proposition du Conseil des langues endogènes. Le lauréat 2017 est Dominique Heymans. Né en 1958 dans un milieu populaire, il apprend le wallon par imprégnation. Fonctionnaire communal à Manage, il habite à Gottignies dans la commune du Roeulx. Il ressent rapidement l'envie de défendre ce patrimoine et d'écrire dans cette langue. En 1982, il rejoint les "Scriveus du Cente", association dont il deviendra le président en 2016. Il est récompensé pour son recueil "Pleuves", écrit en wallon du Centre. Il y évoque le quotidien, la vieillesse, l'ailleurs, sur un ton où la mélancolie alterne avec la légèreté et l'humour.

Prix de la première oeuvre
Remis pour la première fois en 1998, ce prix récompense chaque année un premier ouvrage d'un auteur belge ou vivant en Belgique, écrivant en langue française, tous genres littéraires confondus, sur proposition de la Commission des Lettres. La lauréate est Charline Lambert, née en 1989 à Rocourt. Diplômée en langues et littératures françaises et romanes, elle est, depuis 2015, aspirante FNRS à l'Université Catholique de Louvain. En 2016, elle publie deux recueils de poésies :  "Chanvre et lierre" (éditions Le Taillis Pré) et "Sous Dialyses" (éditions L'Age d'Homme). Son premier recueil a déjà été récompensé du Prix Georges Lockem de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique et du Prix Geneviève Grand'Ry de l'Association des Ecrivains Belges.

Prix triennal de la poésie
Remis tous les trois ans, ce prix récompense un auteur pour un recueil poétique publié à compte d'éditeur, sur proposition d'un jury indépendant composé cette année de Rony Demaeseneer, Sami El-Hage, Vanessa Herzet, Mélanie Godin, Daniel Laroche et Colette Nys-Mazure. La lauréate est Françoise Lison-Leroy (née en 1951 en Hainaut Occidental) pour son recueil "Le silence a grandi", dédié à la mémoire de Paul André. Outre la lauréate, le jury a décerné une mention à trois autres ouvrages :  "Trèfle incarnat" de Rose-Marie François,  "La traversée des habitudes" de Karel Logist et "Sylvia" d'Antoine Wauters.

Prix quinquennal de l'essai
La lauréate 2017 est Christine Aventin, née en 1971, licenciée en philologie romane de l'Université de Liège. Elle a connu un succès littéraire inattendu et précoce avec un roman écrit à quinze ans, "Le cœur en poche". Après plusieurs années d'anonymat, elle revient à l'écriture en 2005 avec "Portrait nu". Elle est récompensée pour son livre "Breillat des yeux le ventre", publié dans la maison d'édition belge Le somnambule équivoque en 2013. Le livre de Christine Aventin est un essai au sens premier du terme :  l'auteure s'y lance dans une expérience littéraire qui dynamite les limites des genres littéraires, à la frontière entre fiction, l'autobiographie et l'analyse cinématographique. Sur ce chemin, elle semble avoir trouvé son alter ego en Catherine Breillat, dont elle analyse le cinéma, le rapport au corps et au féminin.

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