mercredi 4 novembre 2015

L'écrivain belge Stefaan van den Bremt

                                                        Stefaan van den Bremt


Né à Alost en 1941, Stefaan van den Bremt confie :  "Je crois que je suis d'abord poète. A l'âge de 16 ans, j'ai eu un professeur merveilleux qui m'a initié à la poésie et m'a inspiré l'envie d'écrire mes premiers poèmes qui ne furent pas de grandes réussites. Je me rappelle un poème sur l'automne dans un style romantique quelque peu boursouflé : une catastrophe! J'ai montré ces vers à mon professeur et j'ai deviné qu'il était déçu...".


Il se fixe à Bruxelles en 1966. Professeur de français dans le réseau néerlandophone à Bruxelles, puis de littérature au Conservatoire et à l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers, il collabore longtemps à la revue littéraire "Kreatief". Il a présidé le centre flamand du Pen Club, ainsi que l'Académie Royale de Langue et de Littérature Néerlandophones de Belgique. Il est membre depuis douze ans de la Société de Littérature Néerlandaise établie à Leyde. Sans compter sa participation à de nombreux festivals littéraires aux quatre coins du monde.


Quels sont ses poètes compagnons?  "Apollinaire, Reverdy, Max Jacob qui ont été pour moi les éveilleurs. Plus tard, j'ai été marqué par Verhaeren, Brecht et Neruda. Hugo Claus aussi, mais davantage par le poète hollandais Martinus Nijhoff. Sur l'île déserte, je voudrais emporter toute une bibliothèque :  les poésies complètes de Baudelaire, Apollinaire, Rilke, Nijhoff. Je ne peux pas oublier un Borges. Je déborde? Bien sûr! Mais laissez-moi ajouter Proust dont la prose est particulièrement poétique".


Son premier recueil de poèmes, "Sextant", est publié en 1968 sous le pseudonyme de Stevi Braem :  "C'était par pudeur. Je n'imaginais pas un instant recevoir un prix, être interviewé et devoir livrer mon vrai nom! La page pseudonyme a donc été d'emblée tournée.. Ce premier livre est celui de la recherche de moi-même. Ensuite, j'ai écrit de la poésie engagée, de 1972 à 1980 environ :  une critique satirique de la société qui démasquait l'hypocrisie sociale très présente dans la vie politique. Je me suis aussi impliqué résolument dans la défense de la cause palestinienne qui représente une des grandes injustices de notre temps : c'était une protection contre l'indifférence massive du monde occidental. Je me sens toujours proche de cet activiste de trente ans. C'est le recueil "Andere gedichten" qui exprime le mieux cette veine engagée, combative. Ensuite, je me suis orienté vers une poésie plus intériorisée, dans des recueils tels "Het onpare paar" ou, au printemps dernier, "Kromzang". Mais dès le début, j'écrivais des poèmes d'amour. D'ailleurs, l'amour, n'est-ce pas aussi un engagement?".


Ses premières traductions du néerlandais en français, Stefaan van den Bremt les a réalisées à partir de ses propres poèmes :  "Toast" (1995), "Racines d'un nuage" (2002) et "Temps et lieux" (2006). Il s'attaque aussi à l'œuvre du poète belge Emile Verhaeren traduite en néerlandais  :  "Les heures claires", "Les campagnes hallucinées", "Les villes tentaculaires" et  la trilogie des "Heures" :  "Très importante. C'est presque le meilleur Verhaeren, à placer en tout cas à côté du poète visionnaire, chantre du pays natal meurtri par les grandes transformations industrielles et sociales de l'époque".


Verhaeren est-il notre plus grand poète?  "Certainement un des plus grands... Oui, peut-être le plus grand..." (Cliquez ci-dessous sur "Verhaeren Emile" pour plus d'infos sur ce poète belge).

1 commentaire :

  1. J'ai assisté à la présentation de sa traduction au musée Verhaeren; zut alors, que c'est bien traduit et que les autres traductions ne valent guère.

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