mercredi 19 mai 2021

Les Rencontres de la Sabam en Avignon

Destinées aux publics amateur et professionnel, les Rencontres de la Sabam en Avignon sont un jeune événement culturel franco-belge, qui a déjà connu trois éditions. Ce sont trois jours de lectures vivantes de textes d'auteurs belges théâtralisées par l'équipe du Théâtre Transversal. La prochaine édition est prévue en octobre 2021. 

L'auteure belge Sylvie Godefroid est conseillère des affaires culturelles de la Sabam. Elle a répondu aux questions de la revue "Le Carnet et les Instants" :

"Comment est née l'idée de ce projet franco-belge ?

- Les Rencontres de la Sabam en Avignon sont elles-mêmes nées de rencontres en Belgique et en France. Tout démarre à Bruxelles à l'issue de discussions avec Jacques De Decker et Pascal Vrebos sur la nécessité de dynamiser le théâtre en Belgique. Peu après, je lie connaissance avec Jean-Claude Idée (fondateur de l'Université populaire du théâtre), figure majeure de la démocratisation du théâtre, de sa gratuité, de sa qualité et de sa promotion en francophonie. Il me propose de l'accompagner à Avignon et d'assister à des lectures vivantes de textes d'auteurs belges aux alentours de mai 2017. De mes échanges culturels sur place avec les responsables culturels émerge un constat commun sur la situation du théâtre en France et en Belgique :  manque de volonté politique pour soutenir les efforts de la création, et manque de moyens et de lieux de diffusion. D'où une question-clé :  dans quelle mesure la Sabam peut-elle jouer un rôle de partenaire et contribuer à changer les choses ?  Jean-Claude me présente à Marie et Lola Pagès, responsables du théâtre Le Nouveau Ring, qui me racontent leur projet de lectures vivantes :  un comédien, après une semaine de préparation, lit un texte sur scène ;  un metteur en scène, qui a découvert le texte 48h à l'avance, l'interrompt et propose une direction d'acteur. Le concept me plaît ! Du coup, on convient d'une formule :  la Sabam lance un appel à textes parmi les auteurs de son répertoire, tandis qu'elles se chargent de l'événement sur place. La même année, la Sabam crée une édition pilote et lance un appel à textes. Parmi les textes récoltés, Le Nouveau Ring en retient six. C'est alors que Laetitia Mazzoleni, la directrice du Théâtre Transversal, entre dans la boucle. Comme Le Nouveau Ring, de taille trop modeste, n'est plus en mesure d'accueillir la deuxième édition, Marie et Lola, de manière élégante, passent le flambeau à Laetitia ! Pour l'édition 2019, six lectures publiques sont sélectionnées à partir d'un échantillon de 70 textes, et le public est deux fois plus nombreux. Mission accomplie !

- Quels sont les critères pour participer à l'appel de textes ?

- Etre membre de la Sabam. Notre société finance le projet et dépasse ainsi son image institutionnelle en adressant un message fort à ses auteurs :  la Sabam croit en vous et développe des moyens pour vous faire connaître. Nous voulons être un réel partenaire pour votre carrière. Il faut aussi faire valoir au moins une publication professionnelle (dans l'édition littéraire) ou une création (dans le théâtre). La sélection des six textes a été confiée au Théâtre Transversal pour des raisons déontologiques :  notre rôle consiste à promouvoir nos auteurs, et pas à les hiérarchiser. Par ailleurs, la lecture publique ne fait pas partie de la culture belge alors que la France l'élève au rang de tradition. Je souhaite donc opérer un double mouvement :  de la Belgique à la France (exportation de notre création) et de la France à la Belgique (importation de la lecture publique).

- Quel regard portez-vous sur l'identité belge ?

- Je n'engage ici que mon opinion d'artiste, de femme et de Belge. Pour moi, le Belge est quelqu'un qui fait sérieusement les choses, mais sans se prendre au sérieux lui-même. Il attache plus d'importance à ce qu'il fait qu'à ce qu'il est. Le Belge n'a pas peur d'entreprendre et a l'art de transformer ses faiblesses en forces. Notre identité est marquée par le surréalisme, le décalage, l'ironie, l'humour et le second degré. Notre projet a d'ailleurs bénéficié d'un excellent accueil en France, d'une curiosité intelligente. Les Français apprécient le parfum d'authenticité et de liberté qui habite les créations belges. Cependant, cette ouverture et cette humilité comportent un revers :  le manque de fierté et de confiance en soi. Les Belges francophones ne se donnent pas le droit d'exister. Ce projet vise donc aussi à contribuer au sentiment de fierté des artistes belges.

- Le Belge francophone est donc à la fois complexé et décomplexé ?

- Oui, il a une parole décomplexée quand il s'agit de s'engager pour une cause ou une idée mais, une fois le projecteur braqué sur lui, il complexe souvent ou, plus exactement, fait preuve d'une modestie mal utilisée. Ce sentiment est dû en partie à la dépendance envers la France et Paris, symboles de la réussite. C'est pourquoi j'admire le modèle, l'approche de nos voisins flamands en matière de culture. Ils n'ont pas peur d'en faire un produit commercial. Sans pour autant la brader ou la niveler par le bas. Simplement, une création, une fois achevée, est envisagée comme un produit à promouvoir. Grâce à leur efficacité, ils n'éprouvent pas le besoin d'être reconnus à l'étranger pour se sentir légitimes. lls ne s'excusent pas d'exister".

Vous pouvez recevoir la revue "Le Carnet et les Instants" gratuitement par courrier sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

mercredi 5 mai 2021

Foire du Livre de Bruxelles (du 6 au 16 mai 2021)

 Présentation de cette foire par le président et la commissaire générale :

"Bien sûr, il n'y aura pas l'arôme, l'incomparable parfum du papier, ces exhalaisons subtiles de cellulose et de lignine s'échappant des pages accumulées, il n'y aura pas le joyeux brouhaha des écoliers déboulant entre les étals de livres à Tour et Taxis, il n'y aura pas ces discussions passionnées entre lecteurs(trices) patientant dans les longues files d'attente de la chasse aux dédicaces.

Mais il y aura plus que cela car la Foire du Livre de Bruxelles vous convie cette année à une véritable aventure en s'invitant chez vous. C'est un dynamique laboratoire de la pensée qui vous attend. Les auteurs s'y rencontrent, les mots s'y entrechoquent, les cultures s'y frottent, libérant de nouvelles voix rafraîchissantes. Nous rassemblons en effet 250 auteurs pour 11 jours de rencontres, du 6 au 16 mai 2021, toutes disponibles gratuitement sur flb.be . Notre chaîne diffusera en continu de 10h à 21h des grands débats, entretiens passionnants, rencontres poétiques, perles insolites, ateliers, et rendra ce festival aussi étonnant et foisonnant, en prise avec notre monde en mouvement.

Ce marathon demande de l'endurance. Dès le matin, après un bon café, rejoignons-nous pour creuser ensemble les pistes pour prendre soin de nous et des autres. A 10h30, tendons l'oreille vers ces nouvelles voix de la littérature. A 12h, partageons une tartine avec les duos du flirt flamand. A 16h, c'est l'heure du goûter en famille. A 19h30, celle de l'apéro avec des auteurs européens qui répondront aux questions d'Isabelle Wery. A 20h, nous nous mettrons à table pour une rencontre essentielle avec Erri de Luca, Florence Aubenas, Eric-Emmanuel Schmitt ou encore Adeline Dieudonné. Et bien sûr de très nombreux rendez-vous mettront nos talents belges en évidence.

Une bonne nuit de rêves nourris de ces découvertes, de ces imaginaires, de ces nouveaux possibles, de ces créations essentielles et, le lendemain, c'est déjà reparti ! Tous ces événements pourront être revus au fil des semaines à venir. Et puis, la pandémie ne nous empêchera pas de sortir ! Des dédicaces d'auteurs vous seront en effet proposées dans de nombreuses librairies. Le programme complet, riche de plus de 100 rencontres, est à consulter sur flb.be . Sachez aussi que des moments de complicité exceptionnels nous uniront dans des lieux insolites à la Suisse, à la Flandre, au territoire multiculturel bruxellois et, au-delà, à l'Europe et à la francophone internationale.

Que la fête du livre commence !"

Tanguy Roosen (président) et Marie Noble (commissaire générale)

mercredi 21 avril 2021

Christian Debruyne, nouveau secrétaire général de l'AEB

                                   


Ancien responsable de la communication de la Ville d'Enghien, l'auteur Christian Debruyne a été élu secrétaire général de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, qui existe depuis plus d'un siècle.

Christian Debruyne a commenté cette nomination au journal "Le Courrier de l'Escaut" :   "J'ai décidé de quitter ma fonction à Enghien suite à une longue réflexion sur moi-même, entamée lors de mon périple sur les routes de Compostelle. L'envie de me réaliser d'une autre manière m'a amené à prendre cette décision fin 2019. Et c'est une autre route qui s'ouvre aujourd'hui à moi. Je viens en effet d'être élu secrétaire général de l'Association des Ecrivains Belges de langue française. Moi-même auteur de nombreux ouvrages, je considère la littérature comme essentielle. En effet, elle élargit notre expérience et nous propose un autre regard sur le monde, et surtout sur nous-mêmes. Parfois, celle-ci nous pousse à revoir nos jugements, notre tendance à la subjectivité. La littérature représente également à mes yeux un outil majeur de reproduction des valeurs culturelles en véhiculant des représentations des identités et des rôles des hommes et des femmes dans la société. A cet effet, l'Association des Ecrivains Belges de langue française pratique l'éclectisme sans modération. Tous les genres littéraires sont mis en avant : du roman à la poésie, en passant par le théâtre, les biographies, les essais ou encore les nouvelles".

mercredi 7 avril 2021

"Kérosène" (Adeline Dieudonné)


A l'occasion de la sortie de "Kérosène", l'auteure belge Adeline Dieudonné a répondu aux questions du groupe "L'Avenir" :

"Votre deuxième roman est sorti ce 1er avril : c'est vous qui avez choisi la date ?

- Non, c'est ma maison d'édition mais ça va bien au livre.

- Vos personnages, on peut dire que ce qu'ils ont en commun, c'est une vie de merde ?

- Oui, on peut voir ça comme ça. Ils ont une vie pas facile en tout cas, pour des raisons très différentes. Ils sont en lutte, pour leur survie, contre la folie, contre le monde qui les entoure, parfois pour des raisons absurdes.

- Ils ont aussi en commun un lien de domination, que ce soit une domination masculine, de classe, de l'âge ?

- Les rapports de domination, c'est une obsession chez moi. C'est déjà très présent dans "La vraie vie". Il y a toutes sortes de dominations comme celle qu'on exerce sur les enfants, sur les personnes âgées, comme Monica qui refuse d'aller là où on veut l'emmener, ou la domination de classe avec Pupute qui est dans la misère et qui tombe sous la coupe de cette femme. Ou Alika la nounou. Il y a aussi la domination de l'être humain sur le vivant, avec le personnage du cheval Red Apple, le dauphin, la truie. Ce qui m'intéresse, c'est que ce rapport de domination exerce sur les dominés et quel effet ça a sur les dominants.

- Est-ce que le confinement a eu une influence sur ce livre ?

- Oui, il lui a presque donné naissance. Il y a un an, j'écrivais un tout autre roman. Ca parlait de colapsologie, de survivalisme. La réalité a rattrapé le sujet en quelque sorte, je n'avais plus aucun recul. Je l'ai mis de côté. J'ai commencé à écrire des histoires courtes pour le faire plaisir, pour l'évader. "Kérosène" est presque une conséquence du confinement.

- "La vraie vie" doit être montré au théâtre : ça doit être frustrant ?

- C'est horriblement frustrant, à cause du manque de perceptive, le fait d'être complètement nié par les annonces du gouvernement. On n'a pas repoussé la date : on n'en a juste pas parlé. C'est terrible d'être oublié et ignoré à ce point". 

mercredi 17 mars 2021

Ré-édition des "Aventures des Pièces-à-Trou"

                              


Bonne nouvelle pour les enseignants !  En effet, "Le Commando des Pièces-à-Trou" de l'auteur belge Pierre Coran, qui fut publié par les éditions Milan, était épuisé et la nouvelle direction générale (Bayard) ne voulait pas le ré-éditer. Le 1er juillet 2017, l'auteur a récupéré les droits de l'ouvrage. Son but : une édition nouvelle car la demande scolaire restait importante pour ces années de guerre vues par des enfants.

En effet, le roman "Les Aventures des Pièces-à-Trou" retrace des faits réels vécus par Pierre Coran à Saint-Denis-en-Brocqueroie, son village natal, petit village de bois, d'étangs et de carrières, situé non loin de Mons (Capitale Culturelle Européenne en 2015) en Belgique.

Le personnage central Simon et la classe des 9-12 ans de Monsieur Clément jouent aux résistants au sein d'un groupe appelé les "Pièces-à-Trou" (du nom de leur trésor caché dans un arbre). Le texte a été partiellement ré-étudié par Pierre Coran, qui fait du présent ouvrage non plus une trilogie mais une oeuvre nouvelle à part entière. 

Cliquez ci-dessous sur "Coran Pierre" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet écrivain belge.

mercredi 10 mars 2021

"Ma femme écrit" (Jonathan Zaccaï)

 


Né en 1970 à Bruxelles, l'acteur belge Jonathan Zaccaï sort son premier roman, dans lequel il rend hommage à sa mère Sarah Kaliski, une artiste peintre décédée en 2010. 

Jonathan Zaccaï a répondu aux questions des journaux du groupe Sud Presse :

"Comment vous est venue l'envie d'écrire ce premier roman ?

- J'avais d'abord l'envie vorace d'écrire un livre sur ma mère, une artiste peintre que je voulais faire connaître un peu plus. Elle n'a pas eu la carrière qu'elle méritait. C'était ma première intention mais je ne parvenais pas à trouver la forme réelle de cet ouvrage. Quand ma femme m'a annoncé qu'elle écrivait un scénario dans lequel ma mère était le personnage central, ça m'a rendu dingue. Je l'ai très mal vécu. J'estimais que le personnage de ma mère m'appartenait, que j'étais le seul à pouvoir le faire. Ce postulat m'a amené le roman. Heureusement, ma femme a beaucoup d'humour. Si j'en fais une ennemie dans le livre, tout s'est déroulé en douceur dans la vraie vie.

- Est-ce plus facile d'écrire un livre ou de jouer la comédie ?

- Ca fait longtemps que l'écriture m'accompagne. C'est un chemin parallèle à ma carrière d'acteur. J'ai ces passions chevillées au corps depuis toujours. Dans mes tiroirs, j'ai encore beaucoup d'écrits que je n'ai pas envoyé à des éditeurs. J'ai osé le faire avec "Ma femme écrit". Quand on sort un roman, la pression est différente que lorsqu'on joue dans un nouveau film. Cela dit, il y a toujours l'envie que ça plaise.

- Dans la vie, êtes-vous aussi bipolaire que votre personnage ?

- J'ai forcé le trait. J'ai tous les défauts de mon personnage, mais en moins grossier. Mon thermostat est à deux, le sien est à dix. Il est excessif. Au fur et à mesure du récit, je voulais que les lecteurs comprennent que ce n'était pas vraiment moi. Et puis, c'est toujours intéressant de mettre en évidence les failles dont on a honte. Dans notre société, on passe nos journées à se cacher et à vouloir paraître presque parfait ! Moi, ce qui me plaît le plus chez les gens, ce sont leurs faiblesses et leurs défauts. Je voulais que mon personnage transpire l'honnêteté et la comédie. Un mec qui regarde son bide pour vérifier ses abdos, ça me fait rire.

- Et vous, vos failles ?

- J'ai une tendance paranoïaque. Je suis du genre à anticiper les situations et à envisager toutes les possibilités. Avec le temps, c'est quelque chose que j'ai appris à gérer. J'essaie de me calmer mais c'est parfois fatiguant.

- Quels enseignements retenez-vous de votre mère ?

- Elle m'a donné la liberté de croire en ce que j'avais envie de faire. Elle avait une énorme liberté dans sa manière de voir le monde. Ma mère était assez imposante et même parfois chiante dans sa folie. C'était une femme libre, sans filtre, et qui n'a jamais fait de compromis. Elle osait des choses, une véritable artiste. Elle avait quelque chose d'exemplaire. Son art était du grand art, mais sa personne était sans jugement et sans calcul. C'est une belle leçon. Si elle avait lu mon roman, elle aurait crié au génie, c'est certain !". 

vendredi 19 février 2021

Récompense pour l'auteure belge Colette Nys-Mazure


Installée à Nantes, l'Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire vient d'attribuer le Prix Yves Cosson 2021 à l'auteure belge Colette Nys-Mazure. A cette occasion, elle a répondu aux questions d'une autre auteure belge, Françoise Lison-Leroy, pour le journal "Le Courrier de l'Escaut" :

"La poésie, élue parmi les autres modes d'expression littéraire ?
- Depuis l'enfance, je suis sensible aux sons des mots autant qu'à leur multiples sens. La poésie est ma langue maternelle. Elle n'explique pas mais suggère. Elle donne d'exister davantage et parfois de survivre. Tous sens en éveil, elle n'en finit pas de dénoncer et de célébrer. Elle suscite l'émerveillement et le courage d'être. J'ai écrit plusieurs essais pour manifester que la vie poétique, j'y crois.

- Un prix international qui te touche, décerné par l'académie littéraire de deux régions que tu apprécies particulièrement ?
- Je fréquente l'Anjou depuis longtemps :  en résidence poétique à Rochefort-sur-Loire, tous les après-midis, j'intervenais en médiathèques, lycées et associations de la région. Plus tard, pour Lire Ecrire Compter d'Angers, j'ai animé des ateliers débouchant sur un livre. J'ai donné pas mal de conférences à l'université. Quant à la Bretagne, j'avais été invitée à présenter des livres dans les librairies dès 1998, puis à collaborer avec l'Ecole Navale de Brest, à participer à l'université d'été de "La Vie" Nantes. Donc, je me sens un peu chez moi :  le TGV Lille-Angers-Nantes est direct. J'aime la Loire et l'Atlantique. Le poète Yves Cosson, dont ce prix porte le nom, a publié de nombreux ensembles poétiques. Décédé en 2012, il était sociétaire de cette académie. Ignorant que mon nom avait été proposé, j'ai été d'autant plus heureuse de la surprise.

- Ancrée en Hainaut Occidental, comme en francophonie, ton oeuvre est ouverte sur le monde. Des pôles essentiels ?
- Mes familles paternelle et maternelle sont d'Estaimbourg et de Pottes. Bien que née à Wavre, je suis arrivée à Kain dès mes 7 ans à la mort de mes parents. Mon attachement profond à ces paysages tempérés, à l'Escaut, à la ville de Tournai, ne m'a pas empêché de voyager à travers l'Europe, les Etats-Unis, le Québec, l'Afrique du Nord, pour parler des écrivains de chez nous, assurer des lectures de mes poèmes. Un arbre solidement enraciné peut déployer ses branches.

- Un prix littéraire récompense avant tout une écriture personnelle, une langue forgée au fil du temps, comme tout art que l'on construit avec tout son être ?
- Ce n'est pas si simple qu'on le croit de trouver son chemin, surtout lorsque, professeure de français en contact permanent avec les écrivains les plus exigeants, l'admiration risque de paralyser. Ne pas imiter, mais inventer ses images et ses musiques, prend le temps, l'expérience d'une vie".

Cliquez ci-dessous sur "Nys-Mazure Colette" pour retrouver mes autres articles consacrés à cette auteure belge.