Au nord du pays, il existe plusieurs maisons d'écrivains (Guido Gezelle, Herman Teirlinck, Cyriel Verschaeve, Ernest Claes, René De Clercq, André Demedts), un espace consacré à Louis-Paul Boon à Alost, deux musées liés à des écrivains francophones de Flandre (Emile Verhaeren et Maurice Maeterlinck), ainsi qu'une exposition permanente à la Letterenhuis à Anvers.
Emile Verhaeren (décédé en 1916) est le plus honoré avec un hommage dans les trois régions du pays :
- aux Archives et Musée de la Littérature (Bruxelles) : on trouve son cabinet de travail tel qu'il se trouvait dans sa maison de Saint-Cloud
- le Musée Emile Verhaeren à Sint-Amands (province d'Anvers) : http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2019/04/rik-hemmerijck-conservateur-du-musee.html
- l'Espace Emile Verhaeren à Roisin (province de Hainaut) :
http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2009/07/sauvons-le-musee-emile-verhaeren-roisin.html
Mais il existe d'autres maisons et musées d'écrivains belges francophones :
- la maison de Maurice Carême (décédé en 1978) qui la créa de son vivant via une fondation
- la maison natale d'Adolphe Hardy (décédé en 1954) à Dison, devenue un musée dédié à cet auteur trente ans après sa mort
- le musée Camille Lemonnier accueille aussi le siège de l'Association des Ecrivains Belges
- le cabinet Georges Rodenbach : exposé au Musée du Folklore de sa ville natale de Tournai jusqu'en 2018, il devrait être désormais reconstitué au musée des Beaux-Arts de Tournai
- le cabinet Maurice Maeterlinck (Prix Nobel de Littérature 1911) à Gand
- le bureau de Charles Plisnier (Prix Goncourt 1937) à la Maison Losseau à Mons, où il a vécu sa jeunesse. Joyau de l'art nouveau, cette maison léguée par Léon Losseau abrite aussi le Centre de littérature hennuyère.
On pourrait s'étonner qu'il n'existe pas de musée consacré à Georges Simenon, mais il ne le voulait pas. Par contre, il a légué des choses à l'Université de Liège en demandant que ce ne soit accessible qu'aux étudiants, aux chercheurs et à ceux qui travaillent sur son œuvre.
Rappelons aussi que divers ouvrages "Sur les pas des écrivains…" permettent de retrouver des traces de nos auteurs belges. Il y aurait moyen de mettre beaucoup mieux en valeur tout ce patrimoine littéraire, mais les compétences culturelles étant réparties entre tellement de responsables politiques qu'il est difficile d'envisager un tel projet commun. Dommage...
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mercredi 18 septembre 2019
mercredi 3 avril 2019
Rik Hemmerijck, conservateur du Musée Verhaeren à Sint-Amands
Après la visite du couple royal en 2016, Rik Hemmerijckx (conservateur du Musée Verhaeren à Sint-Amands) a été nommé chevalier de l'Ordre des Palmes Académiques par le gouvernement français en 2018. Originaire d'Alost, parfaitement bilingue, il a étudié l'histoire à la VUB et a consacré son mémoire de fin d'études au parcours du syndicaliste liégeois André Renard et sa thèse de doctorat à la résistance syndicale pendant la deuxième guerre mondiale et à la création de la FGTB.
Depuis dix ans, il est conservateur du Musée Verhaeren dont je vous ai déjà parlé. Il s'est confié à la revue "Le Carnet et les Instants", que vous pouvez recevoir gratuitement par courrier sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles :
"J'ai commencé ma carrière aux archives du mouvement ouvrier socialiste à Gand. En 2001, je suis passé à la Fondation Auschwitz où j'ai travaillé pendant six ans. C'est un organisme principalement francophone, mais j'y gérais le versant néerlandophone. J'y ai beaucoup appris sur la gestion d'une organisation, ainsi que pour mes contacts avec la Belgique francophone.
Au départ, en 2008, je n'étais pas du tout spécialiste de Verhaeren, mais je savais le situer. J'avais fait sa connaissance pendant mes études, notamment à travers le livre "Les écrivains et le socialisme" de Paul Aron, où un chapitre important lui est consacré. Je connaissais également l'œuvre de Frans Masereel, qui a illustré pas mal de recueils de Verhaeren. Mais en arrivant au musée, j'ai dû beaucoup approfondir ma connaissance de son œuvre.
On peut l'aborder de plusieurs manières : par sa poésie d'amour, par ses "Villes tentaculaires", par ses odes à la Flandre. Il avait aussi un côté social, sympathisant du mouvement ouvrier, impliqué dans la section artistique de la Maison du Peuple de Bruxelles. Il était ami avec de nombreux artistes, comme Stefan Zweig, Rainer Maria Rilke ou Théo Van Rysselberghe. Il avait un rayonnement européen : il a fait des tournées littéraires en Allemagne, Pologne, Autriche, et jusqu'à Moscou et Saint-Pétersbourg. C'était à la fois un personnage public et un citoyen engagé.
On a dû recommencer à zéro pour constituer les collections qu'on découvre aujourd'hui au Musée Verhaeren. La province d'Anvers disposait d'une collection Verhaeren au musée de l'orfèvrerie Sterckshof à Deurne, qui est devenue la base du nouveau musée et qui a été par la suite agrandie avec des donations. Les pièces les plus importantes présentées au musée proviennent toujours de donations (par exemple, les deux tableaux de Georges Tribout, dont le "Verhaeren veste rouge", sont une donation de la famille Tribout de Saint-Cloud, près de Paris). Le "Verhaeren au petit-déjeuner" de son épouse Marthe Verhaeren-Massin, est une donation récente d'Hervé Dossin. D'autres œuvres ont été achetées en fonction des possibilités.
Pendant ces dix années, j'ai poursuivi le travail de mes prédécesseurs, mais j'ai aussi apporté pas mal de changements. J'ai d'abord voulu enrichir et compléter le plus possible les collections du musée. C'est possible en ce qui concerne les livres, mais pas en matière d'œuvres d'art. Cela n'aurait d'ailleurs aucun sens. Ensuite, j'ai commencé à organiser deux expositions par an et j'ai voulu les rendre plus vivantes en invitant des artistes contemporains à entrer en dialogue avec l'œuvre de Verhaeren. Ainsi, en 2017, six ou sept artistes ont créé des œuvres pour l'exposition sur la poésie noire de Verhaeren. C'est un atout, car cela attire un autre public vers le musée.
Je m'efforce quand même de présenter les œuvres essentielles autour de Verhaeren et de son œuvre, ce qui implique d'acquérir régulièrement de nouvelles pièces. Ainsi, on est actuellement en train d'organiser l'achat d'un portrait de Verhaeren par Théo Van Rysselberghe. Quand on a affaire à une œuvre de valeur, on doit la payer en plusieurs fois. On a également acquis un buste de Boleslaw Biegas et toute une série de dessins de Constant Montald. En 2017, on a organisé une collecte de fonds pour acheter le fameux buste de Verhaeren par le sculpteur français René Pajot. L'organisation des expositions et l'édition des catalogues nous amènent également certaines donations venant de personnes qui nous font confiance.
J'ai pu quasiment compléter la collection des éditions originales de Verhaeren. Par exemple, nous pouvons désormais présenter au public une collection complète de la fameuse "Trilogie noire", publiée aux éditions Edmond Deman à Bruxelles. J'ai également entamé un programme de traduction. Sous ma direction, cinq recueils de Verhaeren ont été traduits en néerlandais, de manière à faire mieux connaître son œuvre en Flandre. On a également eu la chance de pouvoir compter sur la collaboration de traducteurs renommés comme Stefaan Van den Bremt ou Koen Stassijns. Leurs traductions ont été bien accueillies par le public.
Je crois que le musée peut continuer à se développer, mais il faudrait d'abord qu'il s'agrandisse parce que nos collections commencent à être à l'étroit, et notre fonds est désormais assez riche pour présenter davantage de pièces au public. Il faut savoir que l'organisation des expositions temporaires entraîne nécessairement une réduction du volume de l'exposition permanente. D'autre part, j'ai beaucoup de projets pour les futures expositions. Cette année, nous évoquerons d'abord l'amitié de Verhaeren avec les artistes à travers une exposition construite autour d'une acquisition récente : un portrait néo-impressionniste de Verhaeren par l'artiste français Louis Hayet. Ensuite, nous inviterons Michael Bastow, un artiste anglais établi en France, qui s'inspire du nu féminin, ce que je mets en relation avec le recueil "Belle chair". En 2020, nous accueillerons une artiste espagnole qui a illustré le recueil "Espana Negra" de Verhaeren. Précédemment, j'ai aussi accompagné avec une exposition la publication des recueils traduits en néerlandais. Donc, il y a pas mal de pistes tracées.
Lorsque la province d'Anvers a dû céder la main pour le soutien du musée, on ne savait pas bien où on allait, alors que dans un musée, il faut toujours pouvoir travailler sur le long terme. L'incertitude est funeste. Le Musée Verhaeren a toujours été connu, mais les générations qui ont connu Verhaeren vieillissent, et il faut donc penser au renouveau, c'est-à-dire toucher les plus jeunes générations. Or, on vit aujourd'hui dans un monde où le virtuel joue un rôle bien plus important qu'avant. Les jeunes n'ont plus vraiment envie de visiter un musée littéraire. En plus, la connaissance du français est fortement en déclin en Flandre. Conclusion : pour un musée comme le nôtre, la conjoncture n'est pas très favorable".
mercredi 21 mars 2018
Appel du Musée Verhaeren de Sint-Amands
Madame, Monsieur,
Chers amis d'Emile Verhaeren,
Vous l'avez probablement déjà appris par la presse : à partir du 1er janvier 2018, les provinces en Flandre se sont vues retirer leurs compétences en matière culturelle. Le Musée Emile Verhaeren a toujours pu exister grâce au soutien de la province d'Anvers. Grâce aux subventions de la province, au soutien de la commune de Sint-Amands et des membres de l'Association Emile Verhaeren, nous avons développé le musée et œuvré à l'élargissement de ses collections.
La suppression des compétences culturelles au niveau provincial n'est donc pas sans conséquences pour les subventions du Musée Verhaeren. Heureusement, on a fini par trouver une solution constructive par le biais du Vlaams Fonds der Letteren : à partir du 1er janvier 2018, il va garantir les subventions du Musée Verhaeren pendant deux ans. Après 2020, le financement doit se faire par le biais du Fonds des Communes. L'existence du musée est donc assurée et nous pouvons envisager l'avenir avec une certaine confiance.
Pour cette année, nous vous annonçons deux expositions :
- "Frieda van Dun : 4 saisons en dialogue avec Verhaeren" (du 4 mars au 6 juin 2018)
- "Verhaeren-Montald : amitié, art et poésie" (du 17 juin au 13 octobre 2018)
Toutefois, le soutien financier des membres reste important : ces moyens supplémentaires nous permettent de soutenir le fonctionnement de notre musée. C'est dans ce sens que nous voudrions lancer un appel à chacun pour adhérer à l'Association Emile Verhaeren. Notre association est très active et mérite certainement votre soutien. Il y a moyen de choisir entre une affiliation individuelle (20 euros) ou une affiliation familiale (30 euros), mais vous pouvez aussi devenir membre d'honneur (100 euros).
En tant que membre de l'association, vous bénéficiez non seulement de l'entrée gratuite au musée, mais aussi d'une réduction sur l'achat des catalogues. De plus, vous recevrez un bulletin d'information, des invitations personnelles pour les activités du musée, et vous serez informés des diverses manifestations touchant Verhaeren dans d'autres institutions.
Nos vifs remerciements au nom de l'Association Emile Verhaeren.
Plus d'infos : www.emileverhaeren.be
Chers amis d'Emile Verhaeren,
Vous l'avez probablement déjà appris par la presse : à partir du 1er janvier 2018, les provinces en Flandre se sont vues retirer leurs compétences en matière culturelle. Le Musée Emile Verhaeren a toujours pu exister grâce au soutien de la province d'Anvers. Grâce aux subventions de la province, au soutien de la commune de Sint-Amands et des membres de l'Association Emile Verhaeren, nous avons développé le musée et œuvré à l'élargissement de ses collections.
La suppression des compétences culturelles au niveau provincial n'est donc pas sans conséquences pour les subventions du Musée Verhaeren. Heureusement, on a fini par trouver une solution constructive par le biais du Vlaams Fonds der Letteren : à partir du 1er janvier 2018, il va garantir les subventions du Musée Verhaeren pendant deux ans. Après 2020, le financement doit se faire par le biais du Fonds des Communes. L'existence du musée est donc assurée et nous pouvons envisager l'avenir avec une certaine confiance.
Pour cette année, nous vous annonçons deux expositions :
- "Frieda van Dun : 4 saisons en dialogue avec Verhaeren" (du 4 mars au 6 juin 2018)
- "Verhaeren-Montald : amitié, art et poésie" (du 17 juin au 13 octobre 2018)
Toutefois, le soutien financier des membres reste important : ces moyens supplémentaires nous permettent de soutenir le fonctionnement de notre musée. C'est dans ce sens que nous voudrions lancer un appel à chacun pour adhérer à l'Association Emile Verhaeren. Notre association est très active et mérite certainement votre soutien. Il y a moyen de choisir entre une affiliation individuelle (20 euros) ou une affiliation familiale (30 euros), mais vous pouvez aussi devenir membre d'honneur (100 euros).
En tant que membre de l'association, vous bénéficiez non seulement de l'entrée gratuite au musée, mais aussi d'une réduction sur l'achat des catalogues. De plus, vous recevrez un bulletin d'information, des invitations personnelles pour les activités du musée, et vous serez informés des diverses manifestations touchant Verhaeren dans d'autres institutions.
Nos vifs remerciements au nom de l'Association Emile Verhaeren.
Plus d'infos : www.emileverhaeren.be
mercredi 14 juin 2017
Actualité du Musée Verhaeren à Sint-Amands
1° Exposition "Poésie Noire" (du 18 juin au 26 novembre)
Comme poète, Emile Verhaeren a su jouer sur différents registres, allant d'une poésie de la grande ville jusqu'à une poésie d'amour. Mais, dans les années 1888-1891, il a également pratiqué une poésie noire et tourmentée : "Les Soirs", "Les Débâcles" et "Flambeaux Noirs". La mort et la folie sont assez présentes dans ces recueils. Cette exposition s'est focalisée sur cette poésie noire présentant les éditions originales assez rares et des oeuvres d'artistes contemporains (David Verstraete, Martha Verschaffel, Sanne De Wolf, p.ex.) qui se rapprochent de l'atmosphère de cette poésie noire.
2° Projet d'acquisition
Le développement de leur collection est une des priorités du Musée Verhaeren à Sint Amands. Chaque année, ils essaient d'acquérir quelques nouvelles pièces intéressantes dans la mesure de leurs moyens financiers. Récemment, un antiquaire parisien leur a proposé l'achat d'un buste d'Emile Verhaeren réalisée en 1921par l'artiste français René Pajot (1885-1966) pour le Salon des Indépendants à Paris en 1922. Ce buste représente le poète dans une pose dynamique, le regard pénétrant. Gravé dans le bas, on découvre un extrait du poème "Le Vent". Le prix demandé est de 4.000 euros. Le musée fait appel à la générosité de tous pour récolter les fonds nécessaires.
Plus d'infos : www.emileverhaeren.be
Cliquez ci-dessous sur "Verhaeren Emile" pour retrouver mes autres articles consacrés à ce poète belge et à ce musée de Sint-Amands.
Comme poète, Emile Verhaeren a su jouer sur différents registres, allant d'une poésie de la grande ville jusqu'à une poésie d'amour. Mais, dans les années 1888-1891, il a également pratiqué une poésie noire et tourmentée : "Les Soirs", "Les Débâcles" et "Flambeaux Noirs". La mort et la folie sont assez présentes dans ces recueils. Cette exposition s'est focalisée sur cette poésie noire présentant les éditions originales assez rares et des oeuvres d'artistes contemporains (David Verstraete, Martha Verschaffel, Sanne De Wolf, p.ex.) qui se rapprochent de l'atmosphère de cette poésie noire.
2° Projet d'acquisition
Le développement de leur collection est une des priorités du Musée Verhaeren à Sint Amands. Chaque année, ils essaient d'acquérir quelques nouvelles pièces intéressantes dans la mesure de leurs moyens financiers. Récemment, un antiquaire parisien leur a proposé l'achat d'un buste d'Emile Verhaeren réalisée en 1921par l'artiste français René Pajot (1885-1966) pour le Salon des Indépendants à Paris en 1922. Ce buste représente le poète dans une pose dynamique, le regard pénétrant. Gravé dans le bas, on découvre un extrait du poème "Le Vent". Le prix demandé est de 4.000 euros. Le musée fait appel à la générosité de tous pour récolter les fonds nécessaires.
Plus d'infos : www.emileverhaeren.be
Cliquez ci-dessous sur "Verhaeren Emile" pour retrouver mes autres articles consacrés à ce poète belge et à ce musée de Sint-Amands.
jeudi 23 mars 2017
Journée Mondiale de la Poésie
A l'occasion de la Journée Mondiale de la Poésie ce 21 mars, je vous propose de mettre à l'honneur deux poètes belges :
Charles Ducal, Poète National 2014-2015 : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Ducal%20Charles
Laurence Vielle, Poétesse Nationale 2016-2017 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Vielle%20Laurence
Et on vient d'apprendre qu'en janvier 2018, ce serait Els Moors qui reprendrait le titre de Poétesse Nationale. Originaire de Poperinghe (Flandre Occidentale), elle a 41 ans et a déjà reçu plusieurs prix pour ses ouvrages sortis depuis 2006.
Mais j'aurais aussi pu vous parler de bien d'autres poètes belges, comme ceux signalés ci-dessous. Il vous suffit de cliquer sur leur nom pour retrouver mes articles qui les concernent.
Charles Ducal, Poète National 2014-2015 : http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Ducal%20Charles
Laurence Vielle, Poétesse Nationale 2016-2017 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Vielle%20Laurence
Et on vient d'apprendre qu'en janvier 2018, ce serait Els Moors qui reprendrait le titre de Poétesse Nationale. Originaire de Poperinghe (Flandre Occidentale), elle a 41 ans et a déjà reçu plusieurs prix pour ses ouvrages sortis depuis 2006.
Mais j'aurais aussi pu vous parler de bien d'autres poètes belges, comme ceux signalés ci-dessous. Il vous suffit de cliquer sur leur nom pour retrouver mes articles qui les concernent.
Libellés :
Baetens Jan
,
Carême Maurice
,
Coran Pierre
,
Ducal Charles
,
Nys-Mazure Colette
,
Pâques Marcelle
,
Verhaeren Emile
,
Vielle Laurence
mercredi 1 mars 2017
Activités du Musée et de l'Association Emile Verhaeren
En tant que membre de l'Association Emile Verhaeren (www.emileverhaeren.be), vous bénéficiez de l'entrée gratuite au Musée Emile Verhaeren de Sint-Amands, d'une réduction sur l'achat des catalogues, d'un dossier de presse et d'invitations personnelles pour les activités du musée. Prix : 20 euros pour une affiliation individuelle, 30 euros pour une affiliation familiale.
Exposition "Trésors inconnus" (du 12 mars au 11 juin 2017) :
Au cours des années, le Musée Emile Verhaeren a réussi à rassembler une belle collection. Il possède naturellement quelques portraits remarquables du poète, mais aussi quelques pièces surprenantes, relatives à sa figure ou à son oeuvre : des gravures de Julien Van Santen, des bois de Frans Masereel ou de George Minne, des lithographies de Théo Van Rysselberghe ou d'Armand Rassenfosse, des photos de Fernand Béguin, des livres bibliophiles, diverses traductions. C'est un monde en soi riche en trésors inconnus. Pour l'occasion, Chantal Nemery présente son hommage symboliste : une série de livres d'artiste, inspirée par la poésie de Verhaeren.
Journée du Patrimoine (23 avril 2017 à 15h) :
Cette année, la Journée du Patrimoine en Flandre est consacrée au thème du soin. Le soin pour la conservation du patrimoine est un souci constant pour un musée littéraire comme le Musée Emile Verhaeren. A l'occasion de la Journée du Patrimoine, une oeuvre d'art sera mise en évidence au musée : "La maison du Caillou-qui-bique" (1909), une gouache sur carton de l'artiste franco-belge William Degouve de Nuncques, le beau-frère de Verhaeren. Avec les années, la moisissure s'était formée sur le carton de telle façon que les pigments en couleur étaient endommagés. Le tableau a été restauré en 2015 et encadré de nouveau. La restauratrice Veerle Vercammen nous donnera une présentation pour expliquer les différentes interventions effectuées lors de la restauration.
Film poétique "Le Monde d'hier" :
Après ses projets sur Rodenbach et Maeterlinck, le réalisateur Kévin D'Heedene a présenté en octobre 2016 son nouveau projet de film : "Le Monde d'hier", un film de 45 minutes conçu à travers l'univers poétique de Verhaeren. Le point de départ est une sorte de rêverie d'un personnage qui peut être associé avec la personne de Stefan Zweig. Avec beaucoup d'inventivité et de créativité, l'auteur a créé des images qui se rapprochent de la poésie de Verhaeren. La façon expressive et pénétrante avec laquelle Luc Vandermaele déclame les poèmes mérite aussi d'être mentionné. Ce film sera projeté le mardi 21 mars à 20h au Musée Emile Verhaeren à Sint-Amands, le mercredi 29 mars à 19h30 à Courtrai, et le mercredi 26 avril à 19h30 à Louvain.
Signalons enfin qu'à l'occasion du centenaire de la mort d'Emile Verhaeren en 2016, un collectionneur anonyme a légué au musée un tableau du peintre belge Constant Montald : "Une lecture de Verhaeren au Caillou-qui-bique" (1908). Ami proche du poète, Constant Montald a réalisé plusieurs portraits du poète, mais celui-ci est impressionnant par ses dimensiosn et la façon dont Verhaeren est représenté. La donation s'est réalisée avec le soutien de la Librairie Pascal de Sadeleer et de la Galerie Eric Gillis à Bruxelles.
Bref, bravo à l'équipe dynamique de l'Association et du Musée Emile Verhaeren de Sint-Amands qui multiplie les projets en tous genres pour faire connaître l'oeuvre du poète belge !
Cliquez ci-dessous sur "Verhaeren Emile" pour retrouver mes autres articles qui lui sont consacrés.
Exposition "Trésors inconnus" (du 12 mars au 11 juin 2017) :
Au cours des années, le Musée Emile Verhaeren a réussi à rassembler une belle collection. Il possède naturellement quelques portraits remarquables du poète, mais aussi quelques pièces surprenantes, relatives à sa figure ou à son oeuvre : des gravures de Julien Van Santen, des bois de Frans Masereel ou de George Minne, des lithographies de Théo Van Rysselberghe ou d'Armand Rassenfosse, des photos de Fernand Béguin, des livres bibliophiles, diverses traductions. C'est un monde en soi riche en trésors inconnus. Pour l'occasion, Chantal Nemery présente son hommage symboliste : une série de livres d'artiste, inspirée par la poésie de Verhaeren.
Journée du Patrimoine (23 avril 2017 à 15h) :
Cette année, la Journée du Patrimoine en Flandre est consacrée au thème du soin. Le soin pour la conservation du patrimoine est un souci constant pour un musée littéraire comme le Musée Emile Verhaeren. A l'occasion de la Journée du Patrimoine, une oeuvre d'art sera mise en évidence au musée : "La maison du Caillou-qui-bique" (1909), une gouache sur carton de l'artiste franco-belge William Degouve de Nuncques, le beau-frère de Verhaeren. Avec les années, la moisissure s'était formée sur le carton de telle façon que les pigments en couleur étaient endommagés. Le tableau a été restauré en 2015 et encadré de nouveau. La restauratrice Veerle Vercammen nous donnera une présentation pour expliquer les différentes interventions effectuées lors de la restauration.
Film poétique "Le Monde d'hier" :
Après ses projets sur Rodenbach et Maeterlinck, le réalisateur Kévin D'Heedene a présenté en octobre 2016 son nouveau projet de film : "Le Monde d'hier", un film de 45 minutes conçu à travers l'univers poétique de Verhaeren. Le point de départ est une sorte de rêverie d'un personnage qui peut être associé avec la personne de Stefan Zweig. Avec beaucoup d'inventivité et de créativité, l'auteur a créé des images qui se rapprochent de la poésie de Verhaeren. La façon expressive et pénétrante avec laquelle Luc Vandermaele déclame les poèmes mérite aussi d'être mentionné. Ce film sera projeté le mardi 21 mars à 20h au Musée Emile Verhaeren à Sint-Amands, le mercredi 29 mars à 19h30 à Courtrai, et le mercredi 26 avril à 19h30 à Louvain.
Signalons enfin qu'à l'occasion du centenaire de la mort d'Emile Verhaeren en 2016, un collectionneur anonyme a légué au musée un tableau du peintre belge Constant Montald : "Une lecture de Verhaeren au Caillou-qui-bique" (1908). Ami proche du poète, Constant Montald a réalisé plusieurs portraits du poète, mais celui-ci est impressionnant par ses dimensiosn et la façon dont Verhaeren est représenté. La donation s'est réalisée avec le soutien de la Librairie Pascal de Sadeleer et de la Galerie Eric Gillis à Bruxelles.
Bref, bravo à l'équipe dynamique de l'Association et du Musée Emile Verhaeren de Sint-Amands qui multiplie les projets en tous genres pour faire connaître l'oeuvre du poète belge !
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jeudi 23 juin 2016
La littérature belge francophone en classe
En prévision d'un prochain congrès de la Fédération Internationale des Professeurs de Français, une centaine de professeurs ont répondu à un questionnaire (95 professeurs du secondaire supérieur, 12 professeurs du secondaire inférieur, 10 professeurs de l'enseignement supérieur).
Ces enseignant distinguent des auteurs belges liés au "patrimoine" et des auteurs belges de la littérature contemporaine. La frontière n'est cependant pas nette : certains estiment que c'est après la deuxième guerre mondiale, d'autres jusqu'aux années 1980, tandis que des professeurs estiment que la littérature contemporaine englobe des oeuvres du milieu du XXème siècle quand elle relève de la littérature de genre (comme "L'assassin habite au 21" de Stanislas-André Steeman et "Malpertuis" de Jean Ray).
Qui sont les auteurs belges que ces professeurs font lire à leurs élèves? Parmi les auteurs belges liés au "patrimoine", Maurice Maeterlinck et Georges Rodenbach se détachent très nettement (tous deux cités 30 fois), suivis par Charles De Coster (cité 14 fois), Emile Verhaeren (cité 13 fois), Camille Lemonnier (cité 12 fois), Marie Gevers (cité 9 fois), Michel De Ghelderode (cité 9 fois), Madeleine Bourdouxhe (cité 8 fois), René Baillon (cité 8 fois) et Jean Ray (cité 7 fois). Parmi les auteurs belges de la littérature contemporaine, c'est Armel Job et Amélie Nothomb qui sont les plus lus (tous deux cités 21 fois), suivis par Nicolas Ancion (16 fois), Georges Simenon (cité 13 fois), Thomas Gunzig (cité 12 fois), Jacqueline Harpman (citée 11 fois), Henry Bauchau (cité 8 fois), André-Marcel Adamek (cité 8 fois), les auteurs du Prix des Lycéens (cités 7 fois), Barbara Abel (citée 7 fois).
Jean-Louis Dufays enseigne la littérature à l'UCL et explique les trois plus-values à la lecture d'auteurs belges :
"D'abord, la proximité. Il y a plus de chances que les élèves s'intéressent à la lecture d'une oeuvre si les décors dans lesquels évoluent les personnages, la réalité décrite appartiennent à leur environnement culturel. Ensuite, cela contribue à construire le lien social et culturel. Même si la Belgique, contrairement à la France, peine à se construire une spécificité culturelle, et même si les classes sont de plus en plus multiculturelles, la lecture d'auteurs belges aide à s'interroger sur ce qui fait l'identité des habitants de ce pays, qu'ils soient de souche ou non. Enfin, il y a le côté pratique : les auteurs belges contemporains sont accessibles. Les enseignants peuvent inviter en classe la littérature qui se crée, donner aux jeunes l'occasion de questionner les écrivains, les illustrateurs sur leur pratique. Ils peuvent aussi les emmener voir les créations de ces artistes. Quand on assiste à un spectacle, quand on rencontre un écrivain, il y a une incitation à participer de manière active à la culture d'aujourd'hui, voire à en devenir un acteur, en écrivant, en chantant, en montant sur scène".
Où les professeurs de français recherchent-ils des informations sur la littérature belge? Ils consultent avant tout la presse écrite ("Le Soir" et "La Libre Belgique"), la radio (La Première) et la télévision (l'émission "Livres à domicile"). Apparaissent ensuite les discussions entre collègues, la revue "Le Carnet et les Instants" (qu'on peut recevoir gratuitement sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles), les réseaux sociaux et les blogs littéraires, ainsi que le Prix des Lycéens.
Propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la collection Espace Nord (www.espacenord.com) rassemble plus de trois cent titres du patrimoine littéraire francophone belge. Ses atouts? Format de poche, prix accessible, dossier pédagogique (renseignements sur la vie de l'auteur, genèse du texte, cadre spatio-temporel, personnages, style, etc.).
Rappelons que les textes légaux n'imposent pas l'étude des auteurs belges en formation initiale. Les enseignants qui les abordent, le font par choix et par goût personnels. Chez les plus petits, plus de 5.000 enfants de 3 à 13 ans ont participé à "La petite fureur", prolongeant la lecture de livres de chez nous par une création. Il y a aussi le projet "Ecrivains en classe" qui permet d'accueillir un auteur ou un illustrateur en classe (du fondamental au supérieur) avec leurs déplacements défrayés.
Si vous êtes enseignant, n'hésitez pas dans les commentaires à nous faire part de vos expériences, suggestions et remarques !
Ces enseignant distinguent des auteurs belges liés au "patrimoine" et des auteurs belges de la littérature contemporaine. La frontière n'est cependant pas nette : certains estiment que c'est après la deuxième guerre mondiale, d'autres jusqu'aux années 1980, tandis que des professeurs estiment que la littérature contemporaine englobe des oeuvres du milieu du XXème siècle quand elle relève de la littérature de genre (comme "L'assassin habite au 21" de Stanislas-André Steeman et "Malpertuis" de Jean Ray).
Qui sont les auteurs belges que ces professeurs font lire à leurs élèves? Parmi les auteurs belges liés au "patrimoine", Maurice Maeterlinck et Georges Rodenbach se détachent très nettement (tous deux cités 30 fois), suivis par Charles De Coster (cité 14 fois), Emile Verhaeren (cité 13 fois), Camille Lemonnier (cité 12 fois), Marie Gevers (cité 9 fois), Michel De Ghelderode (cité 9 fois), Madeleine Bourdouxhe (cité 8 fois), René Baillon (cité 8 fois) et Jean Ray (cité 7 fois). Parmi les auteurs belges de la littérature contemporaine, c'est Armel Job et Amélie Nothomb qui sont les plus lus (tous deux cités 21 fois), suivis par Nicolas Ancion (16 fois), Georges Simenon (cité 13 fois), Thomas Gunzig (cité 12 fois), Jacqueline Harpman (citée 11 fois), Henry Bauchau (cité 8 fois), André-Marcel Adamek (cité 8 fois), les auteurs du Prix des Lycéens (cités 7 fois), Barbara Abel (citée 7 fois).
Jean-Louis Dufays enseigne la littérature à l'UCL et explique les trois plus-values à la lecture d'auteurs belges :
"D'abord, la proximité. Il y a plus de chances que les élèves s'intéressent à la lecture d'une oeuvre si les décors dans lesquels évoluent les personnages, la réalité décrite appartiennent à leur environnement culturel. Ensuite, cela contribue à construire le lien social et culturel. Même si la Belgique, contrairement à la France, peine à se construire une spécificité culturelle, et même si les classes sont de plus en plus multiculturelles, la lecture d'auteurs belges aide à s'interroger sur ce qui fait l'identité des habitants de ce pays, qu'ils soient de souche ou non. Enfin, il y a le côté pratique : les auteurs belges contemporains sont accessibles. Les enseignants peuvent inviter en classe la littérature qui se crée, donner aux jeunes l'occasion de questionner les écrivains, les illustrateurs sur leur pratique. Ils peuvent aussi les emmener voir les créations de ces artistes. Quand on assiste à un spectacle, quand on rencontre un écrivain, il y a une incitation à participer de manière active à la culture d'aujourd'hui, voire à en devenir un acteur, en écrivant, en chantant, en montant sur scène".
Où les professeurs de français recherchent-ils des informations sur la littérature belge? Ils consultent avant tout la presse écrite ("Le Soir" et "La Libre Belgique"), la radio (La Première) et la télévision (l'émission "Livres à domicile"). Apparaissent ensuite les discussions entre collègues, la revue "Le Carnet et les Instants" (qu'on peut recevoir gratuitement sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles), les réseaux sociaux et les blogs littéraires, ainsi que le Prix des Lycéens.
Propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la collection Espace Nord (www.espacenord.com) rassemble plus de trois cent titres du patrimoine littéraire francophone belge. Ses atouts? Format de poche, prix accessible, dossier pédagogique (renseignements sur la vie de l'auteur, genèse du texte, cadre spatio-temporel, personnages, style, etc.).
Rappelons que les textes légaux n'imposent pas l'étude des auteurs belges en formation initiale. Les enseignants qui les abordent, le font par choix et par goût personnels. Chez les plus petits, plus de 5.000 enfants de 3 à 13 ans ont participé à "La petite fureur", prolongeant la lecture de livres de chez nous par une création. Il y a aussi le projet "Ecrivains en classe" qui permet d'accueillir un auteur ou un illustrateur en classe (du fondamental au supérieur) avec leurs déplacements défrayés.
Si vous êtes enseignant, n'hésitez pas dans les commentaires à nous faire part de vos expériences, suggestions et remarques !
Libellés :
Ancion Nicolas
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Gunzig Thomas
,
Harpman Jacqueline
,
Job Armel
,
Maeterlinck Maurice
,
Nothomb Amélie
,
Rodenbach Georges
,
Simenon Georges
,
Verhaeren Emile
mercredi 8 juin 2016
Hommage royal au poète belge Emile Verhaeren
En cette année 2016, on célèbre le centenaire de la mort du poète belge Emile Verhaeren, décédé en 1916 à la gare de Rouen en France. Il existe deux musées qui lui sont entièrement dédiés en Belgique : dans son village natal de Sint-Amands au bord de l'Escaut, et à Roisin où il a passé plusieurs étés avant la première guerre mondiale. Le Roi et la Reine ont tenu à lui rendre hommage à Sint-Amands en visitant son musée et en déposant une couronne de fleurs devant sa tombe. Rappelons qu'Emile Verhaeren était un ami proche du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth.
Exposition "Emile Verhaeren : un poète pour l'Europe" (du 22 mai au 27 novembre 2016)
De son vivant, Emile Verhaeren connut une renommée européenne : ses poèmes furent traduits en plusieurs langues, il faisait des tournées littéraires et comptait de nombreux écrivains et artistes européens parmi ses amis. Indubitablement Verhaeren incarna l'idée d'une culture européenne. L'exposition présente un ensemble de livres rares, d'éditions illustrées, de photos et de documents qui illustrent la dimension européenne du poète. L'occasion de découvrir des oeuvres de Spilliaert, Van Rysselberghe, Masereel, etc. Infos : www.emileverhaeren.be
Cliquez ci-dessous sur "Verhaeren Emile" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet auteur belge.
mercredi 4 novembre 2015
L'écrivain belge Stefaan van den Bremt
Né à Alost en 1941, Stefaan van den Bremt confie : "Je crois que je suis d'abord poète. A l'âge de 16 ans, j'ai eu un professeur merveilleux qui m'a initié à la poésie et m'a inspiré l'envie d'écrire mes premiers poèmes qui ne furent pas de grandes réussites. Je me rappelle un poème sur l'automne dans un style romantique quelque peu boursouflé : une catastrophe! J'ai montré ces vers à mon professeur et j'ai deviné qu'il était déçu...".
Il se fixe à Bruxelles en 1966. Professeur de français dans le réseau néerlandophone à Bruxelles, puis de littérature au Conservatoire et à l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers, il collabore longtemps à la revue littéraire "Kreatief". Il a présidé le centre flamand du Pen Club, ainsi que l'Académie Royale de Langue et de Littérature Néerlandophones de Belgique. Il est membre depuis douze ans de la Société de Littérature Néerlandaise établie à Leyde. Sans compter sa participation à de nombreux festivals littéraires aux quatre coins du monde.
Quels sont ses poètes compagnons? "Apollinaire, Reverdy, Max Jacob qui ont été pour moi les éveilleurs. Plus tard, j'ai été marqué par Verhaeren, Brecht et Neruda. Hugo Claus aussi, mais davantage par le poète hollandais Martinus Nijhoff. Sur l'île déserte, je voudrais emporter toute une bibliothèque : les poésies complètes de Baudelaire, Apollinaire, Rilke, Nijhoff. Je ne peux pas oublier un Borges. Je déborde? Bien sûr! Mais laissez-moi ajouter Proust dont la prose est particulièrement poétique".
Son premier recueil de poèmes, "Sextant", est publié en 1968 sous le pseudonyme de Stevi Braem : "C'était par pudeur. Je n'imaginais pas un instant recevoir un prix, être interviewé et devoir livrer mon vrai nom! La page pseudonyme a donc été d'emblée tournée.. Ce premier livre est celui de la recherche de moi-même. Ensuite, j'ai écrit de la poésie engagée, de 1972 à 1980 environ : une critique satirique de la société qui démasquait l'hypocrisie sociale très présente dans la vie politique. Je me suis aussi impliqué résolument dans la défense de la cause palestinienne qui représente une des grandes injustices de notre temps : c'était une protection contre l'indifférence massive du monde occidental. Je me sens toujours proche de cet activiste de trente ans. C'est le recueil "Andere gedichten" qui exprime le mieux cette veine engagée, combative. Ensuite, je me suis orienté vers une poésie plus intériorisée, dans des recueils tels "Het onpare paar" ou, au printemps dernier, "Kromzang". Mais dès le début, j'écrivais des poèmes d'amour. D'ailleurs, l'amour, n'est-ce pas aussi un engagement?".
Ses premières traductions du néerlandais en français, Stefaan van den Bremt les a réalisées à partir de ses propres poèmes : "Toast" (1995), "Racines d'un nuage" (2002) et "Temps et lieux" (2006). Il s'attaque aussi à l'œuvre du poète belge Emile Verhaeren traduite en néerlandais : "Les heures claires", "Les campagnes hallucinées", "Les villes tentaculaires" et la trilogie des "Heures" : "Très importante. C'est presque le meilleur Verhaeren, à placer en tout cas à côté du poète visionnaire, chantre du pays natal meurtri par les grandes transformations industrielles et sociales de l'époque".
Verhaeren est-il notre plus grand poète? "Certainement un des plus grands... Oui, peut-être le plus grand..." (Cliquez ci-dessous sur "Verhaeren Emile" pour plus d'infos sur ce poète belge).
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van den Bremt Stefaan
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Verhaeren Emile
lundi 4 juin 2012
Exposition au Musée Verhaeren à Sint-Amands
Du 26 juin au 11 novembre 2012, le Musée Provincial Emile Verhaeren de Sint-Amands (son village natal) accueille l'exposition "Emile Verhaeren et le Caillou-qui-bique". Infos pratiques : www.emileverhaeren.be
Stefan Zweig a écrit sur le Caillou-qui-bique : "C'est tout au bout du monde, et cependant, c'est un point cardinal d'Europe dans l'invisible". Le Cailloui-qui-bique est un hameau buccolique situé à Roisin dans la province du Hainaut, près de la frontière française. Le poète belge Emile Verhaeren et son épouse y ont vécu de 1899 à 1914. C'est un endroit qui occupe une place importante dans son oeuvre et où il a également reçu de nombreux amis. Cette exposition veut évoquer cet épisode dans la vie d'Emile Verhaeren (décédé accidentellement en 1916) avec des photos, des lettres, des documents mais aussi des oeuvres d'art de Constant Montald, de Marthe Verhaeren, de Charles Bernier et de William Degouve de Nuncques. Elle a bénéficié de la collaboration des Archives du Musée de la Littérature et de la Bibliothèque Royale de Bruxelles, ainsi que du Service de Tourisme de la province de Hainaut qui gère le Musée Emile Verhaeren à Roisin.
Stefan Zweig a écrit sur le Caillou-qui-bique : "C'est tout au bout du monde, et cependant, c'est un point cardinal d'Europe dans l'invisible". Le Cailloui-qui-bique est un hameau buccolique situé à Roisin dans la province du Hainaut, près de la frontière française. Le poète belge Emile Verhaeren et son épouse y ont vécu de 1899 à 1914. C'est un endroit qui occupe une place importante dans son oeuvre et où il a également reçu de nombreux amis. Cette exposition veut évoquer cet épisode dans la vie d'Emile Verhaeren (décédé accidentellement en 1916) avec des photos, des lettres, des documents mais aussi des oeuvres d'art de Constant Montald, de Marthe Verhaeren, de Charles Bernier et de William Degouve de Nuncques. Elle a bénéficié de la collaboration des Archives du Musée de la Littérature et de la Bibliothèque Royale de Bruxelles, ainsi que du Service de Tourisme de la province de Hainaut qui gère le Musée Emile Verhaeren à Roisin.
lundi 23 mai 2011
Exposition Maeterlinck, Verhaeren et le Prix Nobel 1911
Le Musée Provincial Emile Verhaeren à Sint-Amands (www.emileverhaeren.be) propose, du 4 juin au 31 août, une exposition intitulée "Maeterlinck, Verhaeren et le Prix Nobel 1911". Maurice Maeterlinck reçut le Prix Nobel de littérature 1911. Emile Verhaeren était également candidat pour le prix, mais il ne l'a pas obtenu. Cette exposition sur ces deux candidats belges a été montée avec des documents et objets venant de la KBR, des AML à Bruxelles, du MSK à Gand, du Comité Nobel suédois, et de collectionneurs privés. Des oeuvres d'art de Fernand Khnopff, Théo Van Rysselberghe et Léon Spilliaert sont également présentés.
Né à Gand, Emile Verhaeren (1855-1916) effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin,...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée,...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949) est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
Né à Gand, Emile Verhaeren (1855-1916) effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin,...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée,...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949) est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
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Maeterlinck Maurice
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Verhaeren Emile
samedi 27 mars 2010
Quelques auteurs belges (1ère partie)
Charles De Coster (1827-1879)
De père flamand et de mère wallonne, Charles De Coster est un écrivain belge de langue française qui est passé à la postérité pour son livre "La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel". Ce récit épique et populaire se déroule à Damme au 16ème siècle et a pour toile de fond la résistance de la Flandre à la tyrannie sectaire de Philippe II d'Espagne. Epris de justice et de liberté, le personnage de Thyl Ulenspiegel - dont le nom a donné espiègle à la langue française - symbolise l'affranchissement des peuples opprimés. Lors de sa sortie, ce livre est critiqué et n'a pas beaucoup de succès, mais il est aujourd'hui considéré comme le début de la littérature belge. Traduit en une trentaine de langues, il a été adapté au théâtre, à l'opéra, à l'écran, en comédie musicale et en bande dessinée.
Camille Lemonnier (1844-1913)
Né à Ixelles, Camille Lemonnier effectue ses études secondaires à l'Athénée Royal de Bruxelles. A l'occasion de l'Exposition générale des Beaux-Arts, il publie son premier ouvrage de critique artistique : "Salon de Bruxelles". Il fréquente beaucoup de peintres. Son livre "Un mâle" (sorti en 1881) provoque le scandale à Bruxelles, mais a beaucoup de succès à Paris, où il reçoit les félicitations de Zola et Daudet. A partir de 1883, Camille Lemonnier réunit chaque vendredi chez lui les écrivains de "La Jeune Belgique". Lorsqu'un jury officiel lui refuse le Prix Quinquennal de Littérature, ceux-ci organisent un banquet au cours duquel ils le proclament "Maréchal des Lettres Belges". Il obtient finalement le Prix Quinquennal en 1888. Sa longue bibliographie compte des romans, des essais, des contes et des nouvelles. Sa maison accueille aujourd'hui le siège de l'Association des Ecrivains Belges.
Georges Rodenbach (1855-1898)
Georges Rodenbach (né à Tournai) est le condisciple d'Emile Verhaeren au Collège Sainte-Barbe de Gand. Il effectue ensuite des études de droit. Son premier ouvrage est un recueil de poèmes : "Le foyer et les champs". Comme beaucoup d'écrivains belges de sa génération, il collabore à la revue "La Jeune Belgique". C'est lui qui y a introduit Maurice Maeterlinck. A partir de 1888, Georges Rodenbach s'installe définitivement à Paris, où il est correspondant pour "Le Journal de Bruxelles" et collaborateur régulier du "Figaro". Son oeuvre la plus connue est le roman "Bruges-la-Morte". De santé précaire, il s'éteint à l'âge de 43 ans.
Emile Verhaeren (1855-1916)
Né à Gand, Emile Verhaeren effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin, ...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée, ...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949)
Maurice Maeterlinck est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau Bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
De père flamand et de mère wallonne, Charles De Coster est un écrivain belge de langue française qui est passé à la postérité pour son livre "La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel". Ce récit épique et populaire se déroule à Damme au 16ème siècle et a pour toile de fond la résistance de la Flandre à la tyrannie sectaire de Philippe II d'Espagne. Epris de justice et de liberté, le personnage de Thyl Ulenspiegel - dont le nom a donné espiègle à la langue française - symbolise l'affranchissement des peuples opprimés. Lors de sa sortie, ce livre est critiqué et n'a pas beaucoup de succès, mais il est aujourd'hui considéré comme le début de la littérature belge. Traduit en une trentaine de langues, il a été adapté au théâtre, à l'opéra, à l'écran, en comédie musicale et en bande dessinée.
Camille Lemonnier (1844-1913)
Né à Ixelles, Camille Lemonnier effectue ses études secondaires à l'Athénée Royal de Bruxelles. A l'occasion de l'Exposition générale des Beaux-Arts, il publie son premier ouvrage de critique artistique : "Salon de Bruxelles". Il fréquente beaucoup de peintres. Son livre "Un mâle" (sorti en 1881) provoque le scandale à Bruxelles, mais a beaucoup de succès à Paris, où il reçoit les félicitations de Zola et Daudet. A partir de 1883, Camille Lemonnier réunit chaque vendredi chez lui les écrivains de "La Jeune Belgique". Lorsqu'un jury officiel lui refuse le Prix Quinquennal de Littérature, ceux-ci organisent un banquet au cours duquel ils le proclament "Maréchal des Lettres Belges". Il obtient finalement le Prix Quinquennal en 1888. Sa longue bibliographie compte des romans, des essais, des contes et des nouvelles. Sa maison accueille aujourd'hui le siège de l'Association des Ecrivains Belges.
Georges Rodenbach (1855-1898)
Georges Rodenbach (né à Tournai) est le condisciple d'Emile Verhaeren au Collège Sainte-Barbe de Gand. Il effectue ensuite des études de droit. Son premier ouvrage est un recueil de poèmes : "Le foyer et les champs". Comme beaucoup d'écrivains belges de sa génération, il collabore à la revue "La Jeune Belgique". C'est lui qui y a introduit Maurice Maeterlinck. A partir de 1888, Georges Rodenbach s'installe définitivement à Paris, où il est correspondant pour "Le Journal de Bruxelles" et collaborateur régulier du "Figaro". Son oeuvre la plus connue est le roman "Bruges-la-Morte". De santé précaire, il s'éteint à l'âge de 43 ans.
Emile Verhaeren (1855-1916)
Né à Gand, Emile Verhaeren effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin, ...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée, ...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949)
Maurice Maeterlinck est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau Bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
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Maeterlinck Maurice
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Rodenbach Georges
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Verhaeren Emile
Quelques auteurs belges (1ère partie)
Charles De Coster (1827-1879)
De père flamand et de mère wallonne, Charles De Coster est un écrivain belge de langue française qui est passé à la postérité pour son livre "La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel". Ce récit épique et populaire se déroule à Damme au 16ème siècle et a pour toile de fond la résistance de la Flandre à la tyrannie sectaire de Philippe II d'Espagne. Epris de justice et de liberté, le personnage de Thyl Ulenspiegel - dont le nom a donné espiègle à la langue française - symbolise l'affranchissement des peuples opprimés. Lors de sa sortie, ce livre est critiqué et n'a pas beaucoup de succès, mais il est aujourd'hui considéré comme le début de la littérature belge. Traduit en une trentaine de langues, il a été adapté au théâtre, à l'opéra, à l'écran, en comédie musicale et en bande dessinée.
Camille Lemonnier (1844-1913)
Né à Ixelles, Camille Lemonnier effectue ses études secondaires à l'Athénée Royal de Bruxelles. A l'occasion de l'Exposition générale des Beaux-Arts, il publie son premier ouvrage de critique artistique : "Salon de Bruxelles". Il fréquente beaucoup de peintres. Son livre "Un mâle" (sorti en 1881) provoque le scandale à Bruxelles, mais a beaucoup de succès à Paris, où il reçoit les félicitations de Zola et Daudet. A partir de 1883, Camille Lemonnier réunit chaque vendredi chez lui les écrivains de "La Jeune Belgique". Lorsqu'un jury officiel lui refuse le Prix Quinquennal de Littérature, ceux-ci organisent un banquet au cours duquel ils le proclament "Maréchal des Lettres Belges". Il obtient finalement le Prix Quinquennal en 1888. Sa longue bibliographie compte des romans, des essais, des contes et des nouvelles. Sa maison accueille aujourd'hui le siège de l'Association des Ecrivains Belges.
Georges Rodenbach (1855-1898)
Georges Rodenbach (né à Tournai) est le condisciple d'Emile Verhaeren au Collège Sainte-Barbe de Gand. Il effectue ensuite des études de droit. Son premier ouvrage est un recueil de poèmes : "Le foyer et les champs". Comme beaucoup d'écrivains belges de sa génération, il collabore à la revue "La Jeune Belgique". C'est lui qui y a introduit Maurice Maeterlinck. A partir de 1888, Georges Rodenbach s'installe définitivement à Paris, où il est correspondant pour "Le Journal de Bruxelles" et collaborateur régulier du "Figaro". Son oeuvre la plus connue est le roman "Bruges-la-Morte". De santé précaire, il s'éteint à l'âge de 43 ans.
Emile Verhaeren (1855-1916)
Né à Gand, Emile Verhaeren effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin, ...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée, ...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949)
Maurice Maeterlinck est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau Bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
De père flamand et de mère wallonne, Charles De Coster est un écrivain belge de langue française qui est passé à la postérité pour son livre "La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel". Ce récit épique et populaire se déroule à Damme au 16ème siècle et a pour toile de fond la résistance de la Flandre à la tyrannie sectaire de Philippe II d'Espagne. Epris de justice et de liberté, le personnage de Thyl Ulenspiegel - dont le nom a donné espiègle à la langue française - symbolise l'affranchissement des peuples opprimés. Lors de sa sortie, ce livre est critiqué et n'a pas beaucoup de succès, mais il est aujourd'hui considéré comme le début de la littérature belge. Traduit en une trentaine de langues, il a été adapté au théâtre, à l'opéra, à l'écran, en comédie musicale et en bande dessinée.
Camille Lemonnier (1844-1913)
Né à Ixelles, Camille Lemonnier effectue ses études secondaires à l'Athénée Royal de Bruxelles. A l'occasion de l'Exposition générale des Beaux-Arts, il publie son premier ouvrage de critique artistique : "Salon de Bruxelles". Il fréquente beaucoup de peintres. Son livre "Un mâle" (sorti en 1881) provoque le scandale à Bruxelles, mais a beaucoup de succès à Paris, où il reçoit les félicitations de Zola et Daudet. A partir de 1883, Camille Lemonnier réunit chaque vendredi chez lui les écrivains de "La Jeune Belgique". Lorsqu'un jury officiel lui refuse le Prix Quinquennal de Littérature, ceux-ci organisent un banquet au cours duquel ils le proclament "Maréchal des Lettres Belges". Il obtient finalement le Prix Quinquennal en 1888. Sa longue bibliographie compte des romans, des essais, des contes et des nouvelles. Sa maison accueille aujourd'hui le siège de l'Association des Ecrivains Belges.
Georges Rodenbach (1855-1898)
Georges Rodenbach (né à Tournai) est le condisciple d'Emile Verhaeren au Collège Sainte-Barbe de Gand. Il effectue ensuite des études de droit. Son premier ouvrage est un recueil de poèmes : "Le foyer et les champs". Comme beaucoup d'écrivains belges de sa génération, il collabore à la revue "La Jeune Belgique". C'est lui qui y a introduit Maurice Maeterlinck. A partir de 1888, Georges Rodenbach s'installe définitivement à Paris, où il est correspondant pour "Le Journal de Bruxelles" et collaborateur régulier du "Figaro". Son oeuvre la plus connue est le roman "Bruges-la-Morte". De santé précaire, il s'éteint à l'âge de 43 ans.
Emile Verhaeren (1855-1916)
Né à Gand, Emile Verhaeren effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin, ...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée, ...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949)
Maurice Maeterlinck est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau Bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
Libellés :
Maeterlinck Maurice
,
Rodenbach Georges
,
Verhaeren Emile
Quelques auteurs belges (1ère partie)
Charles De Coster (1827-1879)
De père flamand et de mère wallonne, Charles De Coster est un écrivain belge de langue française qui est passé à la postérité pour son livre "La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel". Ce récit épique et populaire se déroule à Damme au 16ème siècle et a pour toile de fond la résistance de la Flandre à la tyrannie sectaire de Philippe II d'Espagne. Epris de justice et de liberté, le personnage de Thyl Ulenspiegel - dont le nom a donné espiègle à la langue française - symbolise l'affranchissement des peuples opprimés. Lors de sa sortie, ce livre est critiqué et n'a pas beaucoup de succès, mais il est aujourd'hui considéré comme le début de la littérature belge. Traduit en une trentaine de langues, il a été adapté au théâtre, à l'opéra, à l'écran, en comédie musicale et en bande dessinée.
Camille Lemonnier (1844-1913)
Né à Ixelles, Camille Lemonnier effectue ses études secondaires à l'Athénée Royal de Bruxelles. A l'occasion de l'Exposition générale des Beaux-Arts, il publie son premier ouvrage de critique artistique : "Salon de Bruxelles". Il fréquente beaucoup de peintres. Son livre "Un mâle" (sorti en 1881) provoque le scandale à Bruxelles, mais a beaucoup de succès à Paris, où il reçoit les félicitations de Zola et Daudet. A partir de 1883, Camille Lemonnier réunit chaque vendredi chez lui les écrivains de "La Jeune Belgique". Lorsqu'un jury officiel lui refuse le Prix Quinquennal de Littérature, ceux-ci organisent un banquet au cours duquel ils le proclament "Maréchal des Lettres Belges". Il obtient finalement le Prix Quinquennal en 1888. Sa longue bibliographie compte des romans, des essais, des contes et des nouvelles. Sa maison accueille aujourd'hui le siège de l'Association des Ecrivains Belges.
Georges Rodenbach (1855-1898)
Georges Rodenbach (né à Tournai) est le condisciple d'Emile Verhaeren au Collège Sainte-Barbe de Gand. Il effectue ensuite des études de droit. Son premier ouvrage est un recueil de poèmes : "Le foyer et les champs". Comme beaucoup d'écrivains belges de sa génération, il collabore à la revue "La Jeune Belgique". C'est lui qui y a introduit Maurice Maeterlinck. A partir de 1888, Georges Rodenbach s'installe définitivement à Paris, où il est correspondant pour "Le Journal de Bruxelles" et collaborateur régulier du "Figaro". Son oeuvre la plus connue est le roman "Bruges-la-Morte". De santé précaire, il s'éteint à l'âge de 43 ans.
Emile Verhaeren (1855-1916)
Né à Gand, Emile Verhaeren effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin, ...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée, ...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949)
Maurice Maeterlinck est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau Bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
De père flamand et de mère wallonne, Charles De Coster est un écrivain belge de langue française qui est passé à la postérité pour son livre "La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel". Ce récit épique et populaire se déroule à Damme au 16ème siècle et a pour toile de fond la résistance de la Flandre à la tyrannie sectaire de Philippe II d'Espagne. Epris de justice et de liberté, le personnage de Thyl Ulenspiegel - dont le nom a donné espiègle à la langue française - symbolise l'affranchissement des peuples opprimés. Lors de sa sortie, ce livre est critiqué et n'a pas beaucoup de succès, mais il est aujourd'hui considéré comme le début de la littérature belge. Traduit en une trentaine de langues, il a été adapté au théâtre, à l'opéra, à l'écran, en comédie musicale et en bande dessinée.
Camille Lemonnier (1844-1913)
Né à Ixelles, Camille Lemonnier effectue ses études secondaires à l'Athénée Royal de Bruxelles. A l'occasion de l'Exposition générale des Beaux-Arts, il publie son premier ouvrage de critique artistique : "Salon de Bruxelles". Il fréquente beaucoup de peintres. Son livre "Un mâle" (sorti en 1881) provoque le scandale à Bruxelles, mais a beaucoup de succès à Paris, où il reçoit les félicitations de Zola et Daudet. A partir de 1883, Camille Lemonnier réunit chaque vendredi chez lui les écrivains de "La Jeune Belgique". Lorsqu'un jury officiel lui refuse le Prix Quinquennal de Littérature, ceux-ci organisent un banquet au cours duquel ils le proclament "Maréchal des Lettres Belges". Il obtient finalement le Prix Quinquennal en 1888. Sa longue bibliographie compte des romans, des essais, des contes et des nouvelles. Sa maison accueille aujourd'hui le siège de l'Association des Ecrivains Belges.
Georges Rodenbach (1855-1898)
Georges Rodenbach (né à Tournai) est le condisciple d'Emile Verhaeren au Collège Sainte-Barbe de Gand. Il effectue ensuite des études de droit. Son premier ouvrage est un recueil de poèmes : "Le foyer et les champs". Comme beaucoup d'écrivains belges de sa génération, il collabore à la revue "La Jeune Belgique". C'est lui qui y a introduit Maurice Maeterlinck. A partir de 1888, Georges Rodenbach s'installe définitivement à Paris, où il est correspondant pour "Le Journal de Bruxelles" et collaborateur régulier du "Figaro". Son oeuvre la plus connue est le roman "Bruges-la-Morte". De santé précaire, il s'éteint à l'âge de 43 ans.
Emile Verhaeren (1855-1916)
Né à Gand, Emile Verhaeren effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers, ...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin, ...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée, ...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
Maurice Maeterlinck (1862-1949)
Maurice Maeterlinck est un écrivain belge originaire de Gand. Après ses études de droit, il commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes dans la revue "La Jeune Belgique". Mais il a ensuite aussi écrit des essais, romans et pièces de théâtre. Ses oeuvres les plus connues sont "Serres chaudes", "L'Oiseau Bleu" et "Pelléas et Mélisande". Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement symboliste au théâtre et a été l'un des premiers membres de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Maurice Maeterlinck reçoit le Prix Nobel de Littérature 1911 et est anobli par le roi Albert Ier. Après avoir passé la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, il s'installe à Nice où il s'éteint en 1949. Son dernier ouvrage, "Bulles bleues" (paru en 1948) évoque les souvenirs de son enfance.
Libellés :
Maeterlinck Maurice
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Rodenbach Georges
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Verhaeren Emile
mercredi 9 septembre 2009
"Le poète belge Emile Verhaeren" (Vincent Leroy)
Né à Gand en 1855, Emile Verhaeren effectue des études de droit à l'UCL, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant trente-trois ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse, Marthe Massin, qui lui apporte bonheur et sérénité.
Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth de Belgique, Emile Verhaeren a côtoyé au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Maeterlinck, Mallarmé, Verlaine, Gevers, Lemonnier,...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Toulouse-Lautrec, Rodin,...) et leaders socialistes (Vandervelde, Volders, Destrée,...). Lors de la première guerre mondiale, Emile Verhaeren est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen en France. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
"Le poète belge Emile Verhaeren" par Vincent Leroy, éditions Azimuts, 113 pages, 2006.
Voici plusieurs commentaires sur ce livre destiné au grand public :
Rémi Bertrand : www.remibertrand.net/index7.php?page=table
Edmée De Xhavée : http://edmee.de.xhavee.over-blog.com/article-32866242.html
Alain Fauconnier : http://universel.skynetblogs.be/archive-day/20090627
Delphine Gillès : http://delphine-encoreetencore.blogspot.com/2009/07/comme-promis-je-vous-parle-de-mes.html
Appoline Elter : http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/post/7563819/le-poete-belge-emile-verhaeren
Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth de Belgique, Emile Verhaeren a côtoyé au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Maeterlinck, Mallarmé, Verlaine, Gevers, Lemonnier,...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Toulouse-Lautrec, Rodin,...) et leaders socialistes (Vandervelde, Volders, Destrée,...). Lors de la première guerre mondiale, Emile Verhaeren est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poésies, ses articles de journaux et ses conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen en France. Ses derniers mots seront : "Je meurs...ma femme...ma patrie!".
"Le poète belge Emile Verhaeren" par Vincent Leroy, éditions Azimuts, 113 pages, 2006.
Voici plusieurs commentaires sur ce livre destiné au grand public :
Rémi Bertrand : www.remibertrand.net/index7.php?page=table
Edmée De Xhavée : http://edmee.de.xhavee.over-blog.com/article-32866242.html
Alain Fauconnier : http://universel.skynetblogs.be/archive-day/20090627
Delphine Gillès : http://delphine-encoreetencore.blogspot.com/2009/07/comme-promis-je-vous-parle-de-mes.html
Appoline Elter : http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/post/7563819/le-poete-belge-emile-verhaeren
samedi 25 juillet 2009
Sauvons le Musée Emile Verhaeren à Roisin
Alors qu'on ne cesse de nous parler de la candidature de Mons au titre de capitale culturelle européenne en 2015, un groupe de citoyens tente d'attirer l'attention sur le Musée Emile Verhaeren à Roisin (à une vingtaine de kilomètres de Mons) qui attend depuis des années pour être rénové et réouvert au public... Pour ceux qui ne le connaissent pas, Emile Verhaeren (1855-1916) est un grand poète belge qui est né près d'Anvers, écrivait en français, a été traduit dans de nombreuses langues et passait ses vacances à Roisin.
Pourtant, le Musée Emile Verhaeren dans son village natal de Sint-Amands fonctionne parfaitement. Le village de Roisin est situé au milieu du Parc Naturel des Hauts-Pays qui connaît un bel essor touristique et possède de chaleureux gîtes ruraux. Le site du "Caillou-qui-bique" est fréquenté tout au long de l'année par des écoliers en classe de forêt qui ont un atelier poésie autour de Verhaeren à leur programme...sans pouvoir entrer dans le musée qui lui est consacré! Le parking accueille les voitures de nombreux promeneurs qui vont se balader dans le bois tout proche.
Bref, toutes les conditions sont remplies...sauf la bonne volonté du monde politique. La Province du Hainaut avait racheté le bâtiment et avait prévu 750.000 euros pour l'aménagement en Musée Verhaeren d'une part, et en siège du Parc Naturel des Hauts-Pays d'autre part. Mais le dossier bloque au niveau de la région wallone et de la commune des Honnelles. Aussi des citoyens se mobilisent pour mettre toutes les autorités compétentes autour d'une table et trouver une solution à cette situation qui dure depuis plusieurs années...
Une journée de sensibilisation aura lieu le samedi 1er août 2009 à Roisin : cérémonie officielle à 11h au château de Bargette (rue Emile Verhaeren,3 - Roisin) avec dépôt de fleurs devant la statue du poète, suivi d'une promenade familiale de 4km autour du site du "Caillou-qui-bique" afin de découvrir le circuit des pierres gravées de poèmes d'Emile Verhaeren.
Plus d'infos auprès des organisateurs René Legrand (legrandrene@skynet.be) et Muriel Vigneron (muvigneron@hotmail.com).
Pourtant, le Musée Emile Verhaeren dans son village natal de Sint-Amands fonctionne parfaitement. Le village de Roisin est situé au milieu du Parc Naturel des Hauts-Pays qui connaît un bel essor touristique et possède de chaleureux gîtes ruraux. Le site du "Caillou-qui-bique" est fréquenté tout au long de l'année par des écoliers en classe de forêt qui ont un atelier poésie autour de Verhaeren à leur programme...sans pouvoir entrer dans le musée qui lui est consacré! Le parking accueille les voitures de nombreux promeneurs qui vont se balader dans le bois tout proche.
Bref, toutes les conditions sont remplies...sauf la bonne volonté du monde politique. La Province du Hainaut avait racheté le bâtiment et avait prévu 750.000 euros pour l'aménagement en Musée Verhaeren d'une part, et en siège du Parc Naturel des Hauts-Pays d'autre part. Mais le dossier bloque au niveau de la région wallone et de la commune des Honnelles. Aussi des citoyens se mobilisent pour mettre toutes les autorités compétentes autour d'une table et trouver une solution à cette situation qui dure depuis plusieurs années...
Une journée de sensibilisation aura lieu le samedi 1er août 2009 à Roisin : cérémonie officielle à 11h au château de Bargette (rue Emile Verhaeren,3 - Roisin) avec dépôt de fleurs devant la statue du poète, suivi d'une promenade familiale de 4km autour du site du "Caillou-qui-bique" afin de découvrir le circuit des pierres gravées de poèmes d'Emile Verhaeren.
Plus d'infos auprès des organisateurs René Legrand (legrandrene@skynet.be) et Muriel Vigneron (muvigneron@hotmail.com).
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