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mercredi 17 mars 2021

Ré-édition des "Aventures des Pièces-à-Trou"

                              


Bonne nouvelle pour les enseignants !  En effet, "Le Commando des Pièces-à-Trou" de l'auteur belge Pierre Coran, qui fut publié par les éditions Milan, était épuisé et la nouvelle direction générale (Bayard) ne voulait pas le ré-éditer. Le 1er juillet 2017, l'auteur a récupéré les droits de l'ouvrage. Son but : une édition nouvelle car la demande scolaire restait importante pour ces années de guerre vues par des enfants.

En effet, le roman "Les Aventures des Pièces-à-Trou" retrace des faits réels vécus par Pierre Coran à Saint-Denis-en-Brocqueroie, son village natal, petit village de bois, d'étangs et de carrières, situé non loin de Mons (Capitale Culturelle Européenne en 2015) en Belgique.

Le personnage central Simon et la classe des 9-12 ans de Monsieur Clément jouent aux résistants au sein d'un groupe appelé les "Pièces-à-Trou" (du nom de leur trésor caché dans un arbre). Le texte a été partiellement ré-étudié par Pierre Coran, qui fait du présent ouvrage non plus une trilogie mais une oeuvre nouvelle à part entière. 

Cliquez ci-dessous sur "Coran Pierre" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet écrivain belge.

mercredi 14 août 2019

Les 85 ans de Pierre Coran

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1934 :  Naissance d'Eugène Delaisse à Saint-Denis en Brocqueroie près de Mons.

1940 :  Exode lors de la deuxième guerre mondiale, puis entrée dans la classe unique de Mr Clément qui sera mis en lumière dans la trilogie des "Pièces-à-Trous".

1943 :  Eugène écrit ses premier textes rimés qu'il cache sous l'aquarium de la classe.

1954 :  Diplômé instituteur, il enseigne, durant vingt ans, dans la mouvance de la pédagogie Freinet avant de diriger l'école d'application de l'Ecole Normale de l'Etat à Mons de 1974 à 1978.

1958 :  Eugène épouse Irène, institutrice et élève au Conservatoire Royal de Mons. Début d'une complicité artistique au sein de leur couple.

1959 :  Sortie de son premier livre de poésie, "Le Fiel" (en partage avec Michel Mairiaux, instituteur comme lui).

1960 :  Naissance de son fils Carl, adoption du pseudonyme de Pierre Coran, et publication de son premier livre pour enfants, "La mare aux fées".

1965 :  Parution de son premier roman, "Les incurables", où l'auteur exorcise la mort de son père, tailleur de silex.

1968 :  Création de la séquence "Ces chers Z'anges" à la télévision belge, dans laquelle Irène et Carl jouent.

1978 :  Pierre est nommé professeur d'histoire de la littérature et rejoint son épouse au Conservatoire Royal de Mons, où elle enseigne la phonétique.

1979 :  Lauréat du Prix Jean de La Fontaine

1986 :  Publication du premier album pour enfants de son fils Carl Norac

1989 :  Premier lauréat du Grand Prix de Poésie pour la Jeunesse à Paris

1990 :  Edition du recueil de poésies "Jaffabules" qui en est à sa sixième édition.

1998 :  Sortie du court-métrage "Les Pièces-à-trous" avec Michel Galabru et Daniel Prévost, basé sur sa trilogie.

1998 :  Devient administrateur de la S.A.B.A.M.

1999 :  Naissance de sa petite-fille Else

2000 :  Lauréat du Prijs Kinder en Jeugdjury en Flandre. La section jeunesse de la bibliothèque communale de Fontaine-l'Evêque prend le nom du poète.

2003 :  Une école de Mons s'appelle désormais Ecole Pierre Coran.

2007 :  Prix de la Communauté française pour le rayonnement de la littérature de jeunesse

2008 :  Prix de la Pensée wallonne

2010 :  Nommé citoyen d'honneur de la commune de Jurbise, dans laquelle il habite

2011 :  Premier fablier, "Les antiFables" (éditions Grasset)

2015 :  Inauguration de l'Ecole communale Pierre Coran dans le village d'Erbisoeul où il réside

Cliquez ci-dessous sur "Coran Pierre" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet auteur belge.

mercredi 14 mars 2018

"La trilogie des Pièces-à-Trou" (Pierre Coran)

Dans cette trilogie, l'écrivain et instituteur belge Pierre Coran raconte la deuxième guerre mondiale vécue par une bande de garçons dans son village natal de Saint-Denis, près de Mons. Elle se compose de trois tomes :   "Le Commando des Pièces-à-Trou" (en 1940),  "La fronde à bretelles" (au milieu de la guerre) et "La Nuit des Pélicans" (en 1944), tous trois publiés aux éditions Milan Poche Junior.

A partir de ses souvenirs personnels, Pierre Coran a écrit trois romans bien adaptés aux enfants de 10-12 ans, pour leur faire comprendre l'invasion des Allemands en 1940, la vie quotidienne sous l'occupation dans un petit village de campagne, la résistance, la traque des juifs, la collaboration, le marché noir, la Libération en 1944.

Cette trilogie est un bel outil pour les enseignants pour leur cours d'histoire et le devoir de mémoire auprès des enfants.

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jeudi 23 mars 2017

Journée Mondiale de la Poésie

A l'occasion de la Journée Mondiale de la Poésie ce 21 mars, je vous propose de mettre à l'honneur deux poètes belges :

Charles Ducal, Poète National 2014-2015 :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Ducal%20Charles

Laurence Vielle, Poétesse Nationale 2016-2017 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/search/label/Vielle%20Laurence

Et on vient d'apprendre qu'en janvier 2018, ce serait Els Moors qui reprendrait le titre de Poétesse Nationale. Originaire de Poperinghe (Flandre Occidentale), elle a 41 ans et a déjà reçu plusieurs prix pour ses ouvrages sortis depuis 2006.

Mais j'aurais aussi pu vous parler de bien d'autres poètes belges, comme ceux signalés ci-dessous. Il vous suffit de cliquer sur leur nom pour retrouver mes articles qui les concernent.

dimanche 16 février 2014

Pierre Coran à la Foire du Livre de Bruxelles


     Pierre Coran sera en séance de dédicaces à la Foire du Livre de Bruxelles le samedi 22 février de 14h à 15h30. Né en 1934 à Saint-Denis près de Mons, Eugène Delaisse devient instituteur primaire et sort son premier livre, "Le fiel", en 1959. Il choisit d'écrire sous le nom de Pierre Coran, puis de quitter son métier pour se consacrer entièrement à la littérature de jeunesse (poèmes, romans, etc.). Il sera aussi professeur d'histoire de la littérature au Conservatoire Royal de Mons, et fonde la revue "Le Cyclope" autour de laquelle gravitent un groupe de jeunes auteurs. Pierre Coran a reçu différentes récompenses (comme le Prix Jean de la Fontaine 1979 ou le Grand Prix de Poésie pour la Jeunesse 1989), un immeuble à appartements à Jurbise et une école primaire de Mons portent son nom, il est citoyen d'honneur de la commune de Jurbise (où il habite), il a été nominé pour le Prix Hans Christian Andersen 2009 ("le Prix Nobel de Littérature de Jeunesse") qu'aucun Belge n'a jamais reçu, il a eu droit en 2009 à une rétrospective au Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles pour ses 50 ans de carrière, etc. Sa bibliographie compte plus de 140 livres. A noter que son fils est également écrivain sous le nom de Carl Norac (C-O-R-A-N dans le désordre).

Voici une interview qu'il avait accordée à la revue "Le Carnet et les Instants" :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2009/08/interview-de-lauteur-belge-pierre-coran.html

Sa recette pour réussir?  "Il ne faut pas être pressé, il faut durer. Quand un livre sort, même si c'est un succès, je repars à zéro. Et il faut rester libre, ne pas demander de subsides, d'aide. Ca doit être au mérite. J'ai toujours voulu rester indépendant. Mon papa est mort quand j'avais 13 ans. J'ai dû m'assumer. J'avais une maman formidable. Pour elle, que je sois instit était le sommet".

mercredi 20 janvier 2010

Pierre Coran, citoyen d'honneur de Jurbise

                                       Résultat d’images pour pierre coran

L'écrivain belge Pierre Coran (75 ans) vient d'être nommé citoyen d'honneur de la commune de Jurbise, où il habite depuis de nombreuses années. Il est le deuxième à recevoir cette distinction après Claude Durieux, actuel gouverneur de la province du Hainaut, qui réside...dans la même rue que Pierre Coran!

Voici ce qu'il a confié à la presse à cette occasion : "J'habite à l'orée du bois et j'adore m'y promener. J'y trouve une grande partie de mon inspiration. J'ai l'impression que les animaux m'y connaissent. C'est étrange mais c'est comme cela. Il est clair que je suis très content d'avoir été honoré dans cette commune que j'apprécie tant. Il y a, en effet, des endroits autres que le bois que je trouve poétiques. Je pense, par exemple, au chêne à clous d'Herchies. Et puis, il faut savoir que j'ai souvent des contacts avec les habitants car c'est moi qui fais les courses et je tiens à privilégier les commerçants de proximité. Je me lève vers 5h-6h, et l'inspiration me vient comme cela, sans que je me l'explique. Dans mon dernier ouvrage qui vient de paraître, il y a un poème que j'avais écrit voici cinquante ans. Cela arrive souvent que je reprenne des anciens écrits qui ne se démodent pas. Je pense que, s'ils plaisent toujours, c'est parce que je respecte l'enfant. Ce n'est pas parce que j'écris pour les plus petits que j'écris gnangnan. Et puis, comme j'écris pour eux, je leur demande souvent leur avis".

P.S. Cliquez ci-dessous sur le libellé "Coran Pierre" pour mes précédents articles sur cet auteur.

lundi 3 août 2009

Interview de l'auteur belge Pierre Coran

Il y a quelques semaines, je vous avais déjà parlé de Pierre Coran qui fête en 2009 ses 50 ans de carrière littéraire. J'ai retrouvé une longue interview qu'il avait accordée l'an dernier à la revue "Le Carnet et les Instants" :

"Comment en êtes-vous venu, en étant instituteur, à vous lancer dans l'écriture pour la jeunesse?
- J'avais publié un premier livre de poésie. Un élève de 5ème primaire m'a dit : "Pourquoi avez-vous écrit pour les parents et pas pour nous?". Interloqué, j'ai écrit ce soir-là un poème que j'ai mis au tableau le lendemain. Les élèves m'ont dit : "Ce n'est pas mal mais il faudra nous en écrire d'autres". Je me suis rendu compte qu'en 1960, la littérature de jeunesse n'existait pas, qu'elle était tout au plus embryonnaire. Même Maurice Carême faisait alors ses livres à compte d'auteur! Moi aussi, je faisais paraître mes livres moi-même aux Editions Le Cyclope. Des tirages de 5.000 exemplaires parfois, sans même d'illustration! Je les vendais très bon marché à des associations. Ma mise récupérée, je sortais un autre livre de poèmes. A la fin des années 70, Casterman m'a fait confiance et j'ai commencé à faire carrière dans l'écriture pour enfants. Entretemps, j'étais devenu directeur d'école et çà devenait dur de faire les deux. C'est donc en 1978 que j'ai décidé de quitter l'enseignement pour vivre de ma plume. Je gardais un jour de cours comme professeur d'histoire de la littérature au Conservatoire Royal de Mons. Cela m'a permis de faire carrière.

- A cette époque, était-il possible de vivre de sa plume en écrivant pour la jeunesse?
- C'était très difficile, mais possible. Bien sûr, j'ai fait d'autres choses, comme des scénarios pour la télévision, principalement pour des dessins animés. J'ai aussi écrit sur commande. Je ne revendique pas ces livres-là, mais on peut dire qu'ils m'ont appris mon métier. D'ailleurs, c'était cela ou rentrer dans l'enseignement. J'avais un congé de deux ans pour convenance personnelle et c'était la débrouille! Je n'ai jamais signé de contrat avec un éditeur, ni Grasset, ni le Seuil, ni Flammarion. C'est trop contraignant et çà ne permet pas de vivre de ses livres.

- Vous écrivez tous les jours?
- J'écris presque quotidiennement quand j'écris un roman. Quant aux poèmes, c'est quand ils viennent, quelquefois en pleine nuit! Je les accumule jusqu'au jour où je les réunis. Je publie aujourd'hui cinquante fables. On m'avait mis en garde : "Les fables, ce n'est pas du tout commercial!". Mais finalement, le livre sort chez Grasset. J'ai eu le Prix La Fontaine dans le temps, mais je n'avais jamais utilisé les fables. Avec l'illustrateur français Christophe Besse, on vient de signer des "Antifables". Il faut comprendre que c'est un livre anti-gnangnan. Avant nous, il y a bien eu les "Antimémoires" d'André Malraux!

- Quel conseil donneriez-vous à un auteur débutant?
- Si j'avais un conseil à donner aux plus jeunes, c'est qu'il faut se battre et ne surtout pas tenir compte des modes. Si on y croit, on se bat pour. Aujourd'hui, c'est un phénomène, la littérature de jeunesse. A condition de publier beaucoup, on peut en vivre. Les livres qui marchent bien permettent d'avoir des animations et ce sont ces animations qui font vivre les auteurs. Il faut savoir que ce ne sont jamais les livres ni leurs droits d'auteur qui permette d'avoir une vie d'auteur à temps plein, mais les animations autour de nos livres. Si on ne sort pas assez de livre, on n'a plus d'animations... Si on fait un métier d'écriture, il ne faut pas privilégier l'argent. J'aimais bien être directeur d'école, mais je ne pouvais pas faire les deux en même temps. Ce métier m'a permis de voyager, d'être invité à des salons du livre, de faire des animations jusqu'au Sénégal ou en Louisiane. Je n'ai jamais regretté, mais bien sûr j'ai un mode de vie beaucoup plus modeste que celui que j'aurais pu avoir.

- Pouvez-vous nous dire un mot de vos animations dans les écoles?
- Dans les salons du livre, je participe à des animations sur mes romans et ma poésie. Il existe aussi une animation dans mon village natal, où je suis né en 1934, à Saint-Denis dans la banlieue de Mons. Je lui ai consacré une trilogie romanesque inspirée de mon enfance pendant la guerre. Les écoles peuvent venir y passer trois heures, découvrir le village et les lieux réels où s'est déroulée l'action des "Commandos des pièces-à-trous". Au préalable, ils ont lu l'un ou l'autre des romans de la trilogie qui vient de reparaître chez Milan dans une édition à 6 euros.

- Quel est l'auteur vivant que vous aimez particulièrement en littérature de jeunesse?
- Ce sont des femmes et elles sont deux, autant pour ce qu'elles écrivent que pour ce qu'elles sont : Susie Morgenstern et Marie-Aude Murail.

- Quels sont les poètes qui vous ont nourri?
- Raymond Queneau tout d'abord! Ses textes me parlent et je les écoute! En 1966, quand j'ai sorti "Enfants du Monde", une anthologie de poésies écrites par des enfants des écoles Freinet, il a salué publiquement l'initiative. Ensuite, Jacques Prévert, qui fut pour moi un premier choc, à seize ans. A la bibliothèque de l'école normale pour instituteurs, j'emprunte "Paroles" et lis avec délectation ses poèmes à dire si différents des chefs d'oeuvre classiques qu'il nous était demandé de mémoriser. Parmi les Belges, il y a Norge pour qui j'ai une admiration sans réserve. On ne s'est jamais rencontrés mais on s'est écrit. Quant à Henri Michaux, ce qui m'a épaté et amené à découvrir ses voyages en mots et ses hallucinations, c'est le "Plume" joué admirablement au théâtre par Philippe Geluck. Je m'en voudrais de ne pas citer Achille Chavée. Il m'est arrivé, un jour, de signer mes premiers albums à compte d'auteur en sa compagnie. Ce samedi-là, il a fait danser mon fils Carl sur ses genoux.

- Comment considérez-vous le fait que votre fils Carl Norac marche dans vos pas?
- J'en suis heureux. L'autre jour, il devait recevoir la médaille de la province du Hainaut. Comme les trains ne roulaient pas, c'est moi qui suis allé la recevoir pour lui! Je crois n'avoir jamais rien fait pour que Carl m'imite. Simplement, si j'avais été cordonnier, il aurait commencé à taper sur des bottines dès l'enfance. J'ai été son instituteur pendant deux ans et je n'ai pas voulu jouer au papa contraignant. Je lui avais dit : "Si tu veux écrire, il te reste à travailler beaucoup". Disons que j'ai sans doute été le déclic. Bien sûr, il y a des similitudes : il a démissionné de son travail au même âge que moi. Il a fait sa vie tout seul et je ne l'ai jamais aidé. Ce que nous faisons est tout à fait différent et j'en suis ravi.

- Vous avez collectionné les prix prestigieux (prix de la Pléiade 1964, prix Jean de la Fontaine 1979, grand prix de poésie pour la jeunesse à Paris en 1989 pour n'en citer que quelques-uns). Qu'a représenté pour vous le prix triennal?
- J'ai eu peu de prix mais des prix importants. Ici, dans ce premier prix triennal, ce qui m'intéresse surtout, c'est qu'une ministre a reconnu la littérature de jeunesse comme littérature à part entière. On nous a reconnus, Marie Wabbes, Kitty Crowther et moi-mêmes, comme auteurs de littérature de jeunesse, mais aussi tous les autres qui vont suivre. Cela compte, car toutes les générations qui suivent vont s'installer dans quelque chose d'enfin reconnu. Il y aura des prix l'année prochaine et les suivantes. C'est çà qui est formidable. Et Fadila Laanan va entrer dans l'histoire de la culture en Belgique comme la première à avoir réellement reconnu la littérature de jeunesse.

- Jusqu'ici, vous pensez qu'il y avait une sorte de condescendance?
- Oui, je le pense. Surtout à l'époque où j'ai commencé à écrire. On n'est pas vraiment pris au sérieux quand on écrit pour les enfants. Ca me poursuit parfois encore aujourd'hui : certains de mes romans dits pour adolescents pourraient tout aussi bien être lus comme romans pour adultes. Une autre conséquence, pour ma poésie celle-là, est que je suis rarement repris dans les anthologies alors que j'ai écrit pas mal de poèmes pour adultes. Mais je n'en souffre pas. Je ne suis pas tellement dans le milieu littéraire et je n'entends pas ses rumeurs... Quand j'aime bien quelqu'un qui écrit bien, je le lui dis. Si je n'aime pas, je me tais".
(interview extraite de la revue bimestrielle "Le Carnet et les Instants").

vendredi 17 juillet 2009

50 ans de carrière de Pierre Coran

Né en 1934 à Saint-Denis près de Mons, Eugène Delaisse devient instituteur et sort son premier livre, "Le fiel" en 1959. Il choisit d'écrire sous le nom de Pierre Coran, puis de quitter son métier pour se consacrer entièrement à la littérature de jeunesse (poèmes, romans, etc.). Il a reçu différentes récompenses (comme le Prix Jean de la Fontaine 1979) et une école primaire de Mons porte son nom. Sa bibliographie compte 130 livres... En cette année 2009, l'auteur belge Pierre Coran fête donc ses 75 ans et ses 50 ans de carrière, aura droit cet automne à une exposition rétrospective au Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles, et est nominé pour le Prix Hans Christian Andersen 2009 ("le Prix Nobel de littérature de jeunesse") qu'aucun Belge n'a jamais reçu. Sa recette pour réussir? "Il ne faut pas être pressé, il faut durer. Quand un livre sort, même si c'est un succès, je repars à zéro. Et il faut rester libre, ne pas demander de subsides, d'aides. Ca doit être au mérite. J'ai toujours voulu rester indépendant. Mon papa est mort quand j'avais 13 ans. J'ai dû m'assumer. J'avais une maman formidable. Pour elle, que je sois instituteur était le sommet". Notons que le fils de Pierre Coran est également écrivain sous le nom de Carl Norac (C-O-R-A-N dans le désordre). Bon anniversaire Pierre!