mercredi 4 novembre 2026
"Le second printemps" (Isabelle Bary)
dimanche 1 novembre 2026
Lisez-vous le belge ?
mercredi 21 octobre 2026
Les 20 ans de la maison d'édition M.E.O.
La maison d'édition M.E.O. publie une vingtaine d'ouvrages de fiction par an écrits par des auteurs belges et étrangers. A l'occasion des 20 ans de la maison d'édition M.E.O., l'éditeur bruxellois Gérard Adam s'est confié à "Paris Match Belgique" :
"Je suis moi-même écrivain et j'ai été conseiller littéraire d'une asbl spécialisée dans la traduction d'auteurs belges en bosniaque, comme Pierre Mertens, Amélie Nothomb, Jean-Philippe Toussaint. L'étape suivante a consisté à traduire des auteurs serbo-croates en français, avant de fonder les éditions M.E.O. en 2006 avec une première publication l'année suivante.
La littérature belge est souvent empreinte d'une certaine autodérision : l'auteur prend son oeuvre au sérieux sans trop se prendre lui-même au sérieux. Il y a souvent un rapport avec le fantastique, au moins en filigrane. En tout cas, elle prend ses distances avec les sempiternelles histoires de famille. L'intérêt de l'histoire et la qualité de l'écriture, renforcés par une connotation humaniste, loin des thèmes stéréotypés et du nombrilisme parisien.
L'édition belge souffre d'un manque de reconnaissance, de la part du milieu journalistique comme des libraires et des bibliothécaires, alors que la jeune génération des éditeurs belges francophones s'entraide et se soutient comme jamais".
Cela rejoint le constat que je fais depuis le début de ce blog... Plus d'infos sur les éditions M.E.O. : https://www.meo-editions.be/auteurs
mercredi 7 octobre 2026
L'auteur belge Giuseppe Santoliquido
mercredi 23 septembre 2026
La librairie Molière à Charleroi
Fondée il y a 43 ans, la librairie Molière est aujourd'hui la plus grande librairie indépendante de Wallonie. Et d'abord quel bâtiment ! Construit entre 1907 et 1911 par l'architecte De La Croix, ce bâtiment néogothique a hébergé l'ancien hôtel des Postes au 68, boulevard Tirou. Il a été classé en 1992 et mis en vente par l'Etat en 1995, avec comme condition de vente la remise d'un projet sur la destination du lieu. Le projet de la librairie Molière (qui était auparavant boulevard Audent) est retenu.
Jacques Rouben, codirecteur de la librairie, s'est confié à la revue "Le Carnet et les Instants" :
"Je défends les mêmes valeurs que Thérèse Labye, la fondatrice : préserver la lecture et la beauté des lieux. Notre objectif est de garder l'endroit lisible, de faciliter les recherches de notre clientèle, notamment à travers la communication, l'image, l'aménagement des lieux ou la disposition des présentoirs des éditeurs.
Le métier de libraire a été bouleversé sur les vingt dernières années, mais aucun monopole n'est sain. La concurrence, je l'ai toujours vue comme un stimulant. Celle des géants du web, Amazon et plateformes de streaming en passant par le commerce en ligne, a poussé les librairies à revoir leur fonctionnement. Molière avait déjà acquis une expérience dans le domaine via sa plateforme de vente en ligne qui représente 10% de notre chiffre d'affaires.
Le livre est un sujet vivant et mouvant. Nous faisons tout notre possible pour rester la librairie à la page. C'est pourquoi nous mettons en évidence des thématiques naissantes qui suscitent l'intérêt de notre clientèle selon l'actualité. Nous réaménageons constamment des rayons en fonction des sujets de société. J'en ai créé un sur l'intelligence artificielle bien avant qu'elle ne fasse le buzz. Des rayons naissent, certains meurent, d'autres grandissent. La librairie, c'est aussi observer et s'adapter, afin que le public y retrouve ce qu'il vit à l'extérieur.
Les demandes d'éditeurs et d'auteurs sont nombreuses pour des animations ou conférences. Ce n'est pas simple de refuser, c'est frustrant pour les écrivains comme pour nous. Ces animations sont rarement rentables, elles mobilisent des personnes en soirée, des heures de travail. L'énergie pour faire venir le public est énorme, raison pour laquelle nous avons une chargée de communication externe. Pour des auteurs moins connus, notamment de la région, nous réfléchissons à un nouveau format, à savoir des tables de dédicaces disposées dans la librairie, un jour par an, avec plusieurs écrivains que l'o n'a pas pu contenter".
Infos pratiques : www.moliere.com
mercredi 9 septembre 2026
"Ommegang 1930" (Patrick Weber / Thomas Liera)
mercredi 26 août 2026
Les 100 ans de la librairie Corman à Ostende
On continue notre tour des librairies de notre pays et on va cette fois à la côte belge pour une librairie qui fête son 100ème anniversaire en cette année 2026. L'enseigne a changé trois fois d'adresse dans la ville : d'abord à l'avenue Buyl, puis à la Witte Nonnenstraat, et depuis 2023 à la Leopold I Plein, non loin du célèbre bateau Mercator. Parmi ces clients, l'enseigne a vu défiler Albert Einstein, Hugo Claus, Constant Permeke, Paul-Henri Spaak, Jean-Baptiste Baronian, Tom Lanoye ou Carl Norac.
Cette librairie a été créée par Mathieu Corman, né dans une famille bilingue de la région d'Eupen. En 1926, il épouse une cousine Maria Klinkenberg. Il voyage et écrit des articles, mais décide parallèlement d'ouvrir des libraires qui porte son nom. Il y aura des librairies Corman à Ostende, Knokke, Anvers et Bruxelles, mais seule subsiste celle d'Ostende.
Mathieu Corman écrit plusieurs livres, dont "Ami, entends-tu ?" (un roman clairement autobiographique mettant en scène un libraire engagé aux côtés d'anarchistes en Catalogue) et "Salud Camarada!" (sur ses souvenirs du bombardement de Guernica par l'armée fasciste de Franco). Il subit plusieurs perquisitions de police suite à la présence dans sa vitrine d'ouvrages considérés à l'époque comme licencieux, voire pornographiques. Ce libraire hors du commun se suicide en 1975 dans un bois de sa région natale dans des circonstances restées obscures.
A sa mort en 1975, c'est André Kemp (ami et comptable de la famille) qui reprend la gestion de la librairie jusqu'en 1996. Puis, son fils Michel et actuellement sa petite-fille Valérie, professeur de gym de formation.
Valérie Kemp s'est confiée à la revue "Le Carnet et les Instants" :
"Quand mon père est décédé, je n'ai pas pu lâcher le livre. Chez nous, il y avait juste quatre sièges dans le living et le reste était occupé par des livres. Mon grand-père André Kemp, professeur d'histoire, avait déjà repris la librairie au décès de Mathieu Corman et lui avait promis de veiller sur ses deux enfants.
Il ne faut pas avoir peur...d'être un petit peu contrarié. Il s'agit d'avoir sa personnalité, de ne pas suivre le courant du moment. Des livres qui ne marchent pas ailleurs peuvent trouver leurs lecteurs ici, mais des livres plus connus sont aussi mis à disposition. Il faut trouver le bon équilibre entre rentabilité et authenticité. Notre clientèle est très variée. Différente d'ailleurs aussi car elle sait qu'elle va trouver ici ce qu'elle ne trouve pas chez d'autres. Nous connaissons aussi la plupart de nos lecteurs et leurs goûts".
La libraire propose des livres en néerlandais, en français, en anglais, en espagnol, en allemand et en italien. Infos pratiques : https://boekhandelcorman.be/



