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lundi 15 janvier 2024

Nicolas Ancion et les livres de poche

                       


Né en 1971 à Liège, l'auteur belge Nicolas Ancion confie à la revue "Le Carnet et les Instants" du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles :

"Pocket avait une collection intitulée "Nouvelles Voix", dans laquelle la maison republiait des auteurs que l'équipe éditoriale avait envie de présenter à un plus large public. Valérie Miguel-Kraak et Laurent Boudin ont imaginé élargir cette aventure éditoriale à des auteurs venus d'autres pays de la francophonie. Quand ils ont vu dans "Livres Hebdo" l'annonce de la parution au Grand Miroir de "Nous sommes tous des playmobiles",  ils ont demandé à lire le recueil et ont acheté les droits en poche alors que le livre n'était sorti chez nous que depuis quelques semaines. Ce ne sont pas les chiffres de vente qui ont motivé leur choix, mais le contenu du recueil. Ils ont par la suite enchaîné en republiant "Quatrième étage",  "Ecrivain cherche place concierge",  "Les ours n'ont pas de problème de parking" et "L'homme qui valait 35 milliards". J'ai été partie prenante dans toutes ces rééditions, vu que j'avais récupéré les droits sur ces titres et que je me suis occupé de la cession en poche. 

Outre que ces sorties chez Pocket ont permis à ces textes de toucher un public beaucoup plus large, c'était aussi l'occasion de franchir la frontière, car la diffusion en France de ces titres était très aléatoire. D'un coup, les livres se sont retrouvés dans les gares, les supermarchés, dans les rayonnages de presque toutes les librairies. Les éditeurs parisiens, surtout en poche, ne travaillent presque plus le fonds sur la durée :   les nouveaux titres chassent les anciens. Pour s'assurer qu'un titre reste en rayon, ils le rééditent chaque année ou presque avec une nouvelle couverture, un nouvel ISBN et les critères sont alors très pragmatiques :  si les ventes n'augmentent pas d'une année sur l'autre ou sont insuffisantes, ils abandonnent la commercialisation du titre. 

Le poche n'est pas un livre comme un autre, c'est un objet courant, familier. Il rend la littérature accessible, d'un point de vue financier bien sûr, mais aussi par la proximité qui se crée avec les lecteurs. Le grand public pense que si c'est en poche, c'est que ça a déjà marché. Ces arguments sont formidables, car ils réduisent à néant un obstacle majeur qui fait que la littérature contemporaine a toujours l'air d'être publiée....pour d'autres que soi. En poche, c'est différent. Comme si la littérature descendait de son piédestal. 

Le paradoxe, c'est qu'on vend beaucoup de livres mais que cela ne rapporte presque rien :  l'auteur ne touche que 5 % du prix de vente hors TVA. Concrètement, sur un recueil à 6,60 euros, ça fait 30 centimes bruts (avant charges sociales et impôts). Chaque fois qu'on vend 2.000 exemplaires en poche, on gagne 440 euros. Les lecteurs imaginent qu'on gagne bien sa vie si on est publié en poche. Ce n'est pas aussi simple".

Cliquez ci-dessous sur "Ancion Antoine" pour retrouver mes autres articles sur cet écrivain belge.

jeudi 23 juin 2016

La littérature belge francophone en classe

En prévision d'un prochain congrès de la Fédération Internationale des Professeurs de Français, une centaine de professeurs ont répondu à un questionnaire (95 professeurs du secondaire supérieur, 12 professeurs du secondaire inférieur, 10 professeurs de l'enseignement supérieur).

Ces enseignant distinguent des auteurs belges liés au "patrimoine" et des auteurs belges de la littérature contemporaine. La frontière n'est cependant pas nette : certains estiment que c'est après la deuxième guerre mondiale, d'autres jusqu'aux années 1980, tandis que des professeurs estiment que la littérature contemporaine englobe des oeuvres du milieu du XXème siècle quand elle relève de la littérature de genre (comme "L'assassin habite au 21" de Stanislas-André Steeman et "Malpertuis" de Jean Ray).

Qui sont les auteurs belges que ces professeurs font lire à leurs élèves?  Parmi les auteurs belges liés au "patrimoine",  Maurice Maeterlinck et Georges Rodenbach se détachent très nettement (tous deux cités 30 fois), suivis par Charles De Coster (cité 14 fois), Emile Verhaeren (cité 13 fois), Camille Lemonnier (cité 12 fois), Marie Gevers (cité 9 fois), Michel De Ghelderode (cité 9 fois), Madeleine Bourdouxhe (cité 8 fois), René Baillon (cité 8 fois) et Jean Ray (cité 7 fois).  Parmi les auteurs belges de la littérature contemporaine,  c'est Armel Job et Amélie Nothomb qui sont les plus lus (tous deux cités 21 fois), suivis par Nicolas Ancion (16 fois), Georges Simenon (cité 13 fois), Thomas Gunzig (cité 12 fois), Jacqueline Harpman (citée 11 fois), Henry Bauchau (cité 8 fois), André-Marcel Adamek (cité 8 fois), les auteurs du Prix des Lycéens (cités 7 fois), Barbara Abel (citée 7 fois).

Jean-Louis Dufays enseigne la littérature à l'UCL et explique les trois plus-values à la lecture d'auteurs belges :

"D'abord, la proximité. Il y a plus de chances que les élèves s'intéressent à la lecture d'une oeuvre si les décors dans lesquels évoluent les personnages, la réalité décrite appartiennent à leur environnement culturel. Ensuite, cela contribue à construire le lien social et culturel. Même si la Belgique, contrairement à la France, peine à se construire une spécificité culturelle, et même si les classes sont de plus en plus multiculturelles, la lecture d'auteurs belges aide à s'interroger sur ce qui fait l'identité des habitants de ce pays, qu'ils soient de souche ou non. Enfin, il y a le côté pratique : les auteurs belges contemporains sont accessibles. Les enseignants peuvent inviter en classe la littérature qui se crée, donner aux jeunes l'occasion de questionner les écrivains, les illustrateurs sur leur pratique. Ils peuvent aussi les emmener voir les créations de ces artistes. Quand on assiste à un spectacle, quand on rencontre un écrivain, il y a une incitation à participer de manière active à la culture d'aujourd'hui, voire à en devenir un acteur, en écrivant, en chantant, en montant sur scène".

Où les professeurs de français recherchent-ils des informations sur la littérature belge?  Ils consultent avant tout la presse écrite ("Le Soir" et "La Libre Belgique"), la radio (La Première) et la télévision (l'émission "Livres à domicile"). Apparaissent ensuite les discussions entre collègues, la revue "Le Carnet et les Instants" (qu'on peut recevoir gratuitement sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles), les réseaux sociaux et les blogs littéraires, ainsi que le Prix des Lycéens.

Propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la collection Espace Nord (www.espacenord.com) rassemble plus de trois cent titres du patrimoine littéraire francophone belge. Ses atouts? Format de poche, prix accessible, dossier pédagogique (renseignements sur la vie de l'auteur, genèse du texte, cadre spatio-temporel, personnages, style, etc.).

Rappelons que les textes légaux n'imposent pas l'étude des auteurs belges en formation initiale. Les enseignants qui les abordent, le font par choix et par goût personnels. Chez les plus petits, plus de 5.000 enfants de 3 à 13 ans ont participé à "La petite fureur", prolongeant la lecture de livres de chez nous par une création. Il y a aussi le projet "Ecrivains en classe" qui permet d'accueillir un auteur ou un illustrateur en classe (du fondamental au supérieur) avec leurs déplacements défrayés.

Si vous êtes enseignant, n'hésitez pas dans les commentaires à nous faire part de vos expériences, suggestions et remarques !



mercredi 27 mai 2015

La promotion des Lettres Belges...en Tchéquie et Slovaquie

La revue "Le Carnet et les Instants" (le-carnet-et-les-instants.net) a interviewé Veronika Kleplova qui coordonne différentes initiatives de promotion des Lettres Belges francophones en Tchéquie et Slovaquie :


"En quoi consiste votre travail auprès de la Délégation Wallonie-Bruxelles de Prague?
- Notre délégation a pour mission principale d'assurer le relais entre les autorités des pays concernés, d'assurer la présence de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le maximum de domaines qui relèvent de nos compétences, de mieux faire connaître la Belgique francophone aux populations de notre juridiction, et d'aider les Wallons et les Bruxellois à établir les contacts nécessaires à la réalisation de leurs projets. Depuis 2008, je suis chargé de mission, responsable plus particulièrement des affaires culturelles (ma collègue Patricia Krobova travaille, quant à elle, surtout pour l'enseignement) en Tchéquie et en Slovaquie. Je suis la personne de contact pour la scène culturelle dans différents domaines, notamment pour les organisateurs de festivals en tous genres. Ma tâche est de présenter l'événement qui nous est proposé à mes supérieurs à Bruxelles et de leur donner un avis basé sur mes connaissances de la situation locale.


- D'où vous vient votre intérêt pour la culture et la littérature belges?
- Des hasards de la vie... J'ai fait mes études à l'Institut de Théâtre à Prague (je suis marionnettiste de formation ; j'ai exercé ce métier pendant 20 ans). Donc on peut dire que je connais la scène culturelle tchèque, et en particulier la scène théâtrale.


- Quels événements et activités organisez-vous pour la diffusion de la littérature belge?
- Les initiatives sont nombreuses. Nous avons tout d'abord une bibliothèque dans notre bureau :  de la littérature belge francophone, des œuvres sur la politique, l'histoire, les sciences humaines, des bandes dessinées, etc. La bibliothèque est fréquentée surtout par des étudiants de l'Université Charles, où enseigne une lectrice belge (une autre lectrice est affectée à l'Université de Brno), et une des missions de ces lectrices est de promouvoir la littérature belge. La Délégation Wallonie-Bruxelles participe aussi à la Foire du Livre de Prague depuis sa création en 1994 et y occupe son propre stand. C'est Léo Beeckman, chargé de mission du Service de Promotion des Lettres, qui a assuré la présence des éditeurs belges francophones à cette occasion. Nous y avons accueilli plusieurs écrivains belges :  Thomas Gunzig, Nicolas Ancion et Werner Lambersy, entre autres. Depuis 2011, nous participons régulièrement au festival Nuit de la Littérature (nous avons successivement mis à l'honneur "Kuru" de Thomas Gunzig, "Le frère du pendu" de Marianne Sluszny, "La salle de bain" de Jean-Philippe Toussaint, et cette année nous présenterons "Back up" de Paul Colize). Nous participons aussi depuis plusieurs années aux Journées de la Francophonie. Dans le cadre de Plzen 2015 (capitale culturelle européenne avec Mons), nous participons au projet "Meeting Littérature". Nous avons mis à disposition une trentaine de livres belges qui sont, avec les livres des treize autres pays représentés, installés dans des cafés ou lieux culturels où le public plzenois peut les lire au cours de l'année. Nous collaborons avec les organisateurs du Prague Writers Festival qui a invité quelques auteurs belges avec notre soutien (ce fut le cas par exemple de Werner Lambersy). Nous avons soutenu le troisième numéro de la revue littéraire TVAR, consacrée à la littérature belge francophone (Patrick Roegiers, Georges Rodenbach, Paul Nougé, Patrick Declerck, p.ex.).


- Le public répond-il favorablement aux invitations et événements que vous mettez en place?
- Nous participons à des événements d'une grande renommée où le public est donc assuré et nombreux. Notre système d'invitations électroniques fonctionne bien, lui aussi.


- Quels sont les auteurs belges francophones qui rencontrent le plus de succès en Tchéquie?
- La Tchéquie n'est pas un pays très francophone... Les Tchèques connaissent Simenon, Maeterlinck, Ghelderode, Amélie Nothomb, Jean-Philippe Toussaint...mais souvent ces auteurs sont considérés comme français!  Tous ces écrivains sont traduits en tchèque, de même que Nicolas Ancion, Henry Bauchau, Thomas Gunzig, Werner Lambersy, Henry Michaux, André Schmitz, Marcel Thiry ou encore Marguerite Yourcenar.

mercredi 27 novembre 2013

Prix des Lycéens 2013

Lancé il y a 20 ans, le Prix des Lycéens bénéficie aujourd'hui de la participation de 2.500 élèves de l'enseignement secondaire supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pendant six mois, ils doivent lire 10 romans sélectionnés et apprennent à argumenter, affiner leurs choix et défendre leurs points de vue. Véritable plaidoyer pour la lecture auprès des jeunes, le Prix des Lycéens (organisé tous les deux ans) a également pour objectif de promouvoir des écrivains belges contemporains d'expression française, puisque cinq romans d'entre eux sont proposés à la lecture des jurés. Des fictions qui permettent à la jeune génération d'enrichir son éventail de lectures, de découvrir de nouveaux univers, de se confronter à des histoires nées chez nous.

Autre originalité du prix : celui-ci permet de rencontrer les écrivains de la présélection, de nouer un autre rapport avec la littérature. Ces animations sont organisées dans les classes, les bibliothèques ou les librairies. Les classes sont invitées à prolonger leurs lectures par diverses réalisations :  correspondances, poèmes, blogs de lectures, mises en scènes, interviews, peintures, bandes dessinées, etc.

Lauréats du Prix des Lycéens :
- 1993 :  "Choses qu'on dit la nuit entre deux villes" de Francis Dannemark
- 1995 :  "Le passeur de lumière" de Bernard Tirtiaux
- 1997 ;  "Le jeu du roman" de Louise L. Lambrichs
- 1999 :  "Antigone" de Henri Bauchau
- 2001 (ex-aequo) :  "Quatrième étage" de Nicolas Ancion et "Oubliez Adam Weinberger" de Vincent Engel
- 2003 :  "Helena Vannek" d'Armel Job
- 2005 (ex-aequo) :  "La grande nuit" d'André-Marcel Adamek et "La seconde vie d'Abram Potz" de Foulek Ringelheim
- 2007 :  "Pitié pour le mal" de Bernard Tirtiaux
- 2009 :  "Le journaliste français" de Tuyet-Nga Nguyen
- 2011 :  "Tu ne jugeras point" d'Armel Job
- 2013 :  "Les étoiles de l'aube" de Bernard Gheur

Bernard Gheur raconte cette aventure dans la dernière revue "Le Carnet et les Instants" :

"Ayant eu la chance d'être sélectionné parmi les cinq finalistes du Prix des Lycéens, j'ai accompli, durant plusieurs mois, une sorte de tournée des écoles secondaires aux quatre coins de la Belgique francophone :  Le Roeulx, Spa, Jodoigne, Châtelet, Châtelineau, Basècles, Péruwelz, Woluwe-Saint-Lambert, Ferrières, Embourg, Beloeil, Braine-l'Alleud, Verviers, Jumet, Gembloux, Lessines, Jambes, Waremme, Uccle, Arlon. Une vingtaine de professeurs m'ont invité à rencontrer leurs élèves. Enfin, lecture faite, 2.500 jeunes ont connu le délice d'élire leurs livres préférés.

Le 8 mai, une partie de cette jeune armée a convergé vers le Passage 44 à Bruxelles. Par bonheur, ce fut mon jour V. J'ai sous les yeux le travail de français d'une rhétoricienne. La couverture indique :  Mon journal de bord - Les étoiles de l'aube - Prix des Lycéens 2013 - Sarah - 6C. Le journal intime de cette jeune fille - manuscrit comme il se doit - est d'une nature singulière. Il s'agit d'un journal de lecture. A mesure que Sarah progresse dans la traversée de mon roman, elle note ses impressions. Selon les jours, elle se dit intriguée, désorientée ou captivée. Parfois elle ne me rate pas : "Trop de témoignages sur la guerre. Cela devient lassant!". Pour conclure, la jeune fille écrit :  "Ce livre 'a ouvert les yeux sur la vie qu'ont eue nos grands-parents et arrières-grands-parents". Pour l'auteur du roman, ce journal de bord, plein de sincérité, riche de sens critique, est un document très éclairant.

J'aurais dû tenir, de mon côté, un journal de mes pérégrinations. Tant de souvenirs intenses s'y rattachent. Rencontrer ses lecteurs et lectrices, les yeux dans les yeux, bavarder avec eux à cœur ouvert, être interrogé sur ses personnages comme s'ils étaient vivants. Quelle rare, quelle belle expérience! Les questions fusent. Pénétrantes. Les filles se mettent en évidence. Certains garçons restent cois. Je les comprends. Je voudrais leur confier qu'à leur âge, pour rien au monde, je n'aurais pris la parole dans ce genre de circonstance.

Et toutes ces enseignantes, si impliquées dans la réussite de l'aventure, si désireuses de susciter des moments magiques. Parmi les exercices proposés, inventer une fin différente pour "Les étoiles de l'aube". Alisson, Audrey et Marianne s'y collent. Leurs variantes ne manquent pas d'astuce romanesque ; elles sont en tout cas plus romantiques que mon épilogue. Quand je croisais les autres finalistes, et que nous échangions nos impressions, nous convenions que c'était, à chaque fois, un merveilleux bain de jouvence. Et un encouragement puissant à reprendre notre bâton d'écrivain, à nous hasarder sur le long chemin solitaire d'un nouveau roman".

lundi 23 août 2010

La rentrée de nos auteurs (1ère partie)

J'ai demandé par mail à des auteurs belges quels étaient leurs projets pour les prochains mois. Voici leurs réponses (dans l'ordre alphabétique) :

Nicolas Ancion : "Mon prochain roman, illustré par Patrice Killoffer, paraîtra chez Dis Voir fin septembre : "L'homme qui refusait de mourir". Ce n'est pas la seule actualité puisque Pocket republie en poche mon roman "Ecrivain cherche place concierge" dès la première semaine de septembre. Voilà pour la rentrée".

Micheline Boland : "Pour l'année 2010, j'ai le projet de voir éditer chez Chloé des Lys un recueil de dix-huit nouvelles qui sera titré "Humeurs grises, nouvelles noires". Le manuscrit a été accepté mais il me reste à peaufiner la maquette. Il s'agit d'histoires qui font la part belle à la jalousie, la rancune, la suspicion, l'amertume, les rivalités,... Comme dans mes précédents recueils, je suis à la recherche de la psychologie des personnages. Par ailleurs, en fonction de ce que je vis, je me consacre à l'écriture de nouvelles, de contes, de poésies. J'ai prévu aussi à mon agenda des activités contes, notamment au degré inférieur de l'enseignement secondaire avec comme objectif de sensibiliser les élèves aux différences qui existent entre un conte écrit et un conte raconté. Louis et moi avions eu l'occasion de déjà tenter l'expérience en mai dernier et cela nous a beaucoup intéressés".

Jean Botquin : "J'ai en projet la publication d'un recueil de poésie au titre de "Bréviaire du quotidien"".

Bob Boutique : "Contes bizarres n°2 doit sortir à la rentrée chez Chloé des Lys. Tout est terminé. Octobre? Je prévois un solide lancement avec une vidéo marrante, une séance dédicaces le 23 octobre à l'Espace Art Gallery d'Ixelles (avec retransmission en direct par Actu TV) et bien sûr sur des sites comme Actu, Facebook, Aloys.com, Arts et lettres, Petit Belge, etc. Autre projet pour cette année : un guide de voyage marrant avec dvd incorporé (plus d'1h30 de vidéo) intitulé "Les aventures extraordinaires de Bob le Belge en Islande" (Chloé des Lys) et un bouquin de dessins et de réflexions complètement connes intitulé Bob le Belge. La maquette est quasi terminée (toujours chez Chloé des Lys). On va évidemment continuer Actu TV au rythme d'une émission par mois : "nos amis et les amis de nos amis" (dans un tout nouveau studio)".

Benoît Coppée : "Mes projets pour la rentrée seront prospectifs et créatifs. Avec le scénariste Alba Matti, j'ai terminé, en mai dernier, le traitement du long métrage intitulé "Bora". Il est temps de présenter ce projet aux producteurs susceptibles de l'aimer. Go en septembre. Photocopie et téléphone. Je vais également enchaîner avec l'écriture d'un second long métrage dont je ne suis pas encore tout à fait fixé sur le sujet. J'hésite... Entre deux thèmes, mon coeur balance. Hé...pas facile... Mon objectif est de terminer le traitement de ce scénario en mai 2011. J'ai également très envie de présenter à des amis chanteurs quelques textes de chansons. Je rentre d'Espagne et de France avec quelques textes (au crayon BIC dans des cahiers d'écolier de chez Colruyt) qui me plaisent bien. En principe, mon collaborateur Nicolas Viot devrait rentrer incessamment de Bretagne avec les premiers dessins d'une nouvelle aventure des aventures de "Théo et Nina". On travaille sur ce projet depuis deux ans. Là aussi, ce sera le temps de voyager vers les éditions susceptibles d'aimer. Sinon, la rentrée, ce sera le temps de peaufiner les derniers scénarios de Tsiky (pour le magazine Dauphin), et Monsieur Lampoule avec Frédéric Thiry, de Théo (pour le magazine Philéas et Autobule) avec Nicolas Viot. Et donc pas de sortie de livre avant 2011 (un livre collectif sur le thème in utéro est prévu début d'année à l'initiative de mon amie l'écrivaine Maïa Brami). La rentrée, cette année, c'est prévoir et gouverner l'avenir".

Louis Delville : "2011 verra probablement l'aboutissement d'un projet de livre. Le manuscrit a été accepté par Chloé des Lys et semble avoir plu au comité de lecture. Le titre? "De Noé à Louis Léopold Victor", en référence à deux contes que j'ai écrits mais il y aura un mélange de contes, de nouvelles et de mes textes provenant de différents ateliers d'écriture. Tous ces textes ont un point commun : ils me plaisent! J'en suis beaucoup moins loin que Micheline au point de vue avancement de la maquette".

A la semaine prochaine avec d'autres écrivains belges...

lundi 17 mai 2010

Nicolas Ancion sur Télé-Vesdre

Télé-Vesdre vient de diffuser une longue interview de l'écrivain liégeois Nicolas Ancion dont je vous ai déjà parlé. Voici le lien pour la regarder :
http://ancion.hautetfort.com/archive/2010/05/10/dans-l-album-sur-televesdre.html

mercredi 9 décembre 2009

Récompenses pour nos auteurs

1° Le Prix Rossel 2009 a été attribué à l'écrivain liégeois Serge Delaive pour son roman "Argentine".

2° Jacqueline Harpman a obtenu le Prix littéraire des bibliothèques de la Ville de Bruxelles 2009 pour son roman "Ce que Dominique n'a pas su".

3° Le Prix International Guillevic-Ville de Saint-Malo 2009 a été attribué à l'unanimité à Liliane Wouters pour l'ensemble de son oeuvre poétique. Le même jour, à Saint-Malo, le prix Georges Peros a couronné un autre de nos poètes, Philippe Mathy.

4° Eric Brogniet vient de recevoir le prix Gauchez-Philippot 2009 (620 euros), consacré cette année à la poésie, pour son recueil "Ce fragile aujourd'hui".

5° A la Maison de la poésie de Saint-Quentin en Yvelines (France), notre compatriote Michel Voiturier a reçu le Prix Poés'Yvelines 2009 pour son recueil "Dits en plein désert".

6° Enfin, mon coup de coeur va en particulier à l'écrivain liégeois Nicolas Ancion qui a reçu le Prix Rossel des Jeunes 2009 pour son dernier roman, "L'homme qui valait 35 milliards", dont je vous avais annoncé la sortie sur ce blog. J'ai également eu le plaisir de rencontrer Nicolas à la Foire du Livre de Bruxelles en mars dernier et il a déjà fait quelques passages sur mes blogs. Bravo Nicolas!

dimanche 16 août 2009

Nouveau livre de Nicolas Ancion

Et oui, la rentrée littéraire approche... Le 27 août, le nouveau livre de l'écrivain belge Nicolas Ancion (http://www.nicolasancion.com/), "L'homme qui valait 35 milliards", sortira au Grand Miroir (éditions Luc Pire). Je ne l'ai pas lu, mais l'action se passe dans la Cité Ardente avec la sidérurgie en toile de fond. Outre ses talents d'écrivain, Nicolas est également un pro de la communication : site Internet, blog, Facebook, visite dans les classes, etc. (cette remarque vaut aussi pour l'auteur belge Vincent Engel). Pour marquer la sortie de son nouveau livre, il a pensé à une vidéo très bien faite que vous pouvez trouver sur YouTube ou sur son blog http://ancion.hautetfort.com/ . Bien pensé! Et comme il sait que je suis son travail et que nous nous sommes rencontrés en mars à la Foire du Livre de Bruxelles (en plus, il est sympa!), il a eu la gentillesse de m'avertir personnellement de cette sortie, ainsi que d'autres bloggeurs probablement. Comment dès lors ne pas avoir envie de l'aider?

Allez, chers lecteurs fidèles de ce blog, apportez un petit coup de pouce à un auteur belge et vous aurez en plus le plaisir de pouvoir discuter par mail avec lui. Bon vent Nicolas!

P.S. Ce serait intéressant d'avoir l'avis d'autres écrivains (la Bande des Nez Rouges, Philippe Desterbecq, Jean Botquin, etc.) et de Bob, notre ami libraire : que pensez-vous de la communication de Nicolas?

samedi 14 mars 2009

Récompenses littéraires belges (mars 2009)

Le Prix Première (5.000 euros) récompense chaque année un premier roman francophone. Le jury était présidé par Corinne Boulangier et composé d'auditeurs de la radio La Première. Pour cette édition 2009, il a été attribué à Nicolas Marchal (32 ans), professeur de français dans l'enseignement secondaire, pour son roman "Les conquêtes véritables" publié aux Presses Universitaires de Namur. Les thèmes de l'héritage et de la transmission sont très présents dans son roman, ainsi que Napoléon, Cendras, Céline et Rimbaud. Préface de Paul Emond.

L'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique a remis début mars 14 prix littéraires (plus d'infos sur www.arllfb.be) :

- Prix Emile Polak : Antoine Wauters pour son recueil poétique "Debout sur la langue"
- Prix Georges Lackem : Raphaël Miccoli pour son recueil poétique "Coeur à corps"
- Prix Bosquet de Thoran : Werner Lambersy pour l'ensemble de son oeuvre
- Prix Eugène Schmits : Gaspard Hons pour son recueil poétique "Les abeilles de personne"
- Prix Georges Garnir : Armel Job pour son roman "Le commandant Bill"
- Prix Sander Pierron : Grégoire Polet pour son roman "Chucho"
- Prix André Praga : Philippe Blasband pour le scénario de son film "Coquelicots"
- Prix Félix Denayer : Huguette de Broqueville pour son roman "Lydia, l'éclat de l'inachevé"
- Prix Franz De Wever : Nicolas Ancion pour son recueil de nouvelles "Nous sommes tous des playmobiles"
- Prix Robert Duterme : Bernard Quiriny pour son recueil de nouvelles "Contes carnivores"
- Prix Jean Kobs : Serge Meurant pour son recueil de poésies "Ici-bas"
- Prix Verdickt-Rijdams : Jean-Louis Michaux pour son essai "L'énigme Schubert. Le mal qui ne pouvait dire son nom"
- Prix Emmanuel Vassaert : Frans De Haes pour son essai "Les pas de la voyageuse. Dominique Rolin"
- Prix Albert Mockel : Philippe Jones pour l'ensemble de son oeuvre poétique

Si vous avez lu un de ces livres ou de ces auteurs, n'hésitez pas à nous donner votre avis!