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mercredi 16 octobre 2024

Tom Lanoye (Prix des Lettres Néerlandaises 2024)


Le Prix des Lettres Néerlandaises est la plus importante récompense littéraire néerlandophone. Elle est remise tous les trois ans, alternativement en Belgique et aux Pays-Bas par le souverain. Pour cette année 2024, le roi Philippe a remis le Prix des Lettres Néerlandaises 2024 au Belge Tom Lanoye.

Né en 1958 à Saint-Nicolas, Tom Lanoye est un poète, romancier et scénariste belge. Ses livres sont traduits en français :  https://ecrivainsbelges.blogspot.com/2011/01/tom-lanoye-enfin-traduit-en-francais.html

C'est aussi un homme engagé, comme je vous en avais parlé dans cet article :   https://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/10/tom-lanoye-un-ecrivain-belge-engage.html

mercredi 11 mai 2022

Prix Goncourt de la nouvelle 2022 pour Antoine Wauters

                                    


Agé de 41 ans, l'auteur belge Antoine Wauters (dont je vous ai déjà parlé) a reçu le Prix Goncourt de la nouvelle 2022 pour "Le musée des contradictions", publié aux éditions du Sous-sol. En Belgique, il avait déjà reçu le prix de La Première pour "Nos mères" et le Prix Marcel Thiry pour "Césarine de nuit".

Deux auteurs belges figuraient dans la liste des six finalistes de ce prix littéraire français :  Antoine Wauters et Jean-Philippe Toussaint. Ces dernières années, deux écrivains belges ont décroché cette récompense :  Eric-Emmanuel Schmitt en 2010 pour "Concerto à la mémoire d'un ange" (éditions Albin Michel) et Caroline Lamarche en 2019 pour "Nous sommes à la lisière" (éditions Gallimard).

Cliquez ci-dessous sur "Wauters Antoine" pour retrouver mes autres articles sur cet écrivain belge.

mercredi 17 novembre 2021

Prix Renaudot 2021 pour Amélie Nothomb

                          


La baronne Amélie Nothomb a remporté le Prix Renaudot 2021 avec son dernier roman "Premier sang", publié aux éditions Albin Michel. Ecrit à la première personne, ce récit rend hommage à son père adoré Patrick Nothomb, décédé en mars 2020, au début du confinement. Sous la forme d'une autobiographie fictive aux airs de conte, la fille redonne voix à cet ancien diplomate belge à la carrière hors norme. Il était né dans un milieu d'aristocrates déclassés et élevé dans un château par ses grands-parents. Marqué par la mort précoce de son père et le désamour de sa mère, le garçon raconte son enfance dans les années 1940. On le retrouve grandi, à 28 ans, face à un peloton d'exécution au Congo belge et bientôt héroïque. Il sera ensuite ambassadeur de Belgique, notamment au Japon qui aura une influence sur l'oeuvre d'Amélie Nothomb.

Cliquez ci-dessous sur "Nothomb Amélie" pour retrouver mes autres articles sur cette auteure belge.

mercredi 27 octobre 2021

79ème Prix Victor Rossel de littérature 2021

 


63 ouvrages avaient été sélectionnés pour le 79ème Prix Victor Rossel de littérature 2021, dont le jury était présidé par Pierre Mertens. Et le gagnant est....Philippe Marczewski.

Né à Ougrée en 1974, Philippe Marczewski a été chercheur en neuropsychologie cognitive et libraire à Liège. Son premier roman est sorti en 2019 :  "Blues pour trois tombes et un fantôme", lui aussi finaliste pour le Rossel. Son deuxième roman s'appelle "Un corps tropical" (paru aux éditions Inculte) et retrace la quête de dépaysement d'un homme sans grandes qualités. 

Félicitations à Philippe Marczewski !

mercredi 7 juillet 2021

Prix des Lycéens 2020-2021

                   


Organisé tous les deux ans par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Prix des Lycéens soumet cinq romans d'auteurs belges aux élèves qui ont aussi l'occasion d'échanger avec les écrivains. Ce sont ainsi plusieurs milliers d'adolescents qui participent à cette opération mêlant plaisir de lire et valorisation des écrivains belges francophones.

C'est le roman "Bluebird" de l'auteure belge Geneviève Damas (éditions Gallimard) qui a obtenu le Prix des Lycéens 2020-2021. Il raconte l'histoire de Juliette, une adolescente qui découvre subitement qu'elle est enceinte de plus de six mois.

Cliquez ci-dessous sur "Damas Geneviève" pour retrouver mes autres articles sur cette auteure belge.

mercredi 24 octobre 2018

Prix Bourse de la Découverte 2018 pour Sébastien Ministru

                            Sébastien Ministru

Au début de cette année 2018, je vous avais parlé de la sortie de "Apprendre à lire", le premier roman de Sébastien Ministru, paru aux éditions Grasset :   http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2018/04/premier-roman-de-sebastien-ministru.html

La princesse Caroline de Monaco vient de lui remettre le Prix Bourse de la Découverte 2018, attribué par la Fondation Prince Pierre de Monaco. C'est la première fois qu'un auteur belge reçoit cette récompense dotée de 12.000 euros. Toutes nos félicitations à Sébastien Ministru !

Vous pouvez retrouver un compte-rendu détaillé de ce roman sur le site Le Carnet et les Instants du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles :   https://le-carnet-et-les-instants.net/2018/02/10/ministru-apprendre-a-lire

mercredi 4 juillet 2018

Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Le 14 mai dernier,  la Fédération Wallonie-Bruxelles a remis cinq prix littéraires au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles :

1. Prix de la première oeuvre en langue régionale

Ce prix récompense, chaque année, un premier texte, tous genres littéraires confondus, d'un auteur belge écrivant dans l'une des langues régionales reconnues par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Décerné sur proposition du Conseil des langues régionales endogènes,  le prix 2018 a été attribué à Pierre Noël . Né en 1951 à Mouscron, il écrit des textes en picard de sa région (contes, monologues, nouvelles, sketches, poèmes, p.ex.), et multiplie les activités pour la défense et l'illustration du picard. Il est ainsi membre de l'atelier de langue et culture régionale à la Maison de la Culture de Tournai, et auteur-interprète de textes pour l'émission "Hainaut Rachènes" sur Vivacité.

2. Prix triennal d'écriture dramatique en langue régionale endogène

Décerné sur proposition du Conseil des langues régionales endogènes,  ce prix récompense, tous les trois ans, une pièce de théâtre rédigée dans l'une des langues régionales de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le prix a été attribué à "El vilaje insclumi" (Le village endormi) de Roland Thibeau . Né à Elouges en 1948, il a participé à de nombreux spectacles comme comédien, acteur ou metteur en scène, a été professeur à l'IHECS et membre du Conseil supérieur de l'art dramatique en Belgique. Il participe activement aux activités de la Roulotte théâtrale à Elouges.

3. Prix de la première oeuvre

Ce prix récompense, chaque année, un premier ouvrage d'un auteur belge ou vivant en Belgique, écrivant en français, tous genres littéraires confondus. Le prix 2018 a été attribué à Henri de Meeûs. Né à Bruxelles en 1943, il est docteur en droit et licencié en criminologie. Son premier livre s'intitule "Pitou et autres récits". Ce recueil atypique se compose de quinze récits et 640 pages surprenantes, où l'on croise le familier et l'étrange, la Belgique en francs belges, des récits fantastiques, les mariages et meurtres en famille....

4. Prix triennal d'écriture dramatique en langue française

Tous les trois ans, ce prix récompense un auteur pour un recueil poétique publié à compte d'éditeur. Le lauréat est "Loin de Linden" (éditions Lansman) de Veronika Mabardi.  C'est un dialogue entre les deux grands-mères de l'auteure, Clairette et Eugénie, dont les destins se croisent plusieurs fois dans le même village près de Louvain. L'une est fille de général et l'autre d'adjudant, l'une est francophone et l'autre flamande, l'une a parcouru le monde et l'autre ne s'est jamais éloignée de son lieu de naissance, .... et elles n'ont rien à se dire.  Veronika Mabardi est né à Louvain en 1962 et est comédienne de formation.

5. Prix triennal de littérature de jeunesse

Décerné sur proposition d'un jury indépendant, ce prix récompense, tous les trois ans, un auteur de littérature de jeunesse pour l'ensemble de son oeuvre. Il a été attribué à  Thomas Lavachery . Né en 1966, il s'est d'abord lancé dans la bande dessinée, publiant ses premières planches à 18 ans dans le magazine "Tintin", avant d'adapter en dessin la série d'animation "Téléchat". Après des études d'histoire de l'art à l'ULB, il est entré chez Y.C. Aligator Films en tant que conseiller littéraire. En 2004, c'est le lancement de "Bjorn le Morphir", une saga fantastique en huit tomes à ce jour. Il a aussi signé, en tant qu'auteur-illustrateur, plusieurs albums destinés à un public plus jeune.

mercredi 19 juillet 2017

Prix littéraires

Au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles, la ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles Alda Greoli a remis, il y a quelques semaines, différents prix littéraires.

Prix triennal de poésie en langue régionale endogène
Tous les trois ans, ce prix récompense un recueil de poèmes rédigé dans l'une des langues régionale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sur proposition du Conseil des langues endogènes. Le lauréat 2017 est Dominique Heymans. Né en 1958 dans un milieu populaire, il apprend le wallon par imprégnation. Fonctionnaire communal à Manage, il habite à Gottignies dans la commune du Roeulx. Il ressent rapidement l'envie de défendre ce patrimoine et d'écrire dans cette langue. En 1982, il rejoint les "Scriveus du Cente", association dont il deviendra le président en 2016. Il est récompensé pour son recueil "Pleuves", écrit en wallon du Centre. Il y évoque le quotidien, la vieillesse, l'ailleurs, sur un ton où la mélancolie alterne avec la légèreté et l'humour.

Prix de la première oeuvre
Remis pour la première fois en 1998, ce prix récompense chaque année un premier ouvrage d'un auteur belge ou vivant en Belgique, écrivant en langue française, tous genres littéraires confondus, sur proposition de la Commission des Lettres. La lauréate est Charline Lambert, née en 1989 à Rocourt. Diplômée en langues et littératures françaises et romanes, elle est, depuis 2015, aspirante FNRS à l'Université Catholique de Louvain. En 2016, elle publie deux recueils de poésies :  "Chanvre et lierre" (éditions Le Taillis Pré) et "Sous Dialyses" (éditions L'Age d'Homme). Son premier recueil a déjà été récompensé du Prix Georges Lockem de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique et du Prix Geneviève Grand'Ry de l'Association des Ecrivains Belges.

Prix triennal de la poésie
Remis tous les trois ans, ce prix récompense un auteur pour un recueil poétique publié à compte d'éditeur, sur proposition d'un jury indépendant composé cette année de Rony Demaeseneer, Sami El-Hage, Vanessa Herzet, Mélanie Godin, Daniel Laroche et Colette Nys-Mazure. La lauréate est Françoise Lison-Leroy (née en 1951 en Hainaut Occidental) pour son recueil "Le silence a grandi", dédié à la mémoire de Paul André. Outre la lauréate, le jury a décerné une mention à trois autres ouvrages :  "Trèfle incarnat" de Rose-Marie François,  "La traversée des habitudes" de Karel Logist et "Sylvia" d'Antoine Wauters.

Prix quinquennal de l'essai
La lauréate 2017 est Christine Aventin, née en 1971, licenciée en philologie romane de l'Université de Liège. Elle a connu un succès littéraire inattendu et précoce avec un roman écrit à quinze ans, "Le cœur en poche". Après plusieurs années d'anonymat, elle revient à l'écriture en 2005 avec "Portrait nu". Elle est récompensée pour son livre "Breillat des yeux le ventre", publié dans la maison d'édition belge Le somnambule équivoque en 2013. Le livre de Christine Aventin est un essai au sens premier du terme :  l'auteure s'y lance dans une expérience littéraire qui dynamite les limites des genres littéraires, à la frontière entre fiction, l'autobiographie et l'analyse cinématographique. Sur ce chemin, elle semble avoir trouvé son alter ego en Catherine Breillat, dont elle analyse le cinéma, le rapport au corps et au féminin.

mercredi 17 mai 2017

Récompenses pour Françoise Lison-Leroy

                                            Portrait      

Grâce à son recueil "Le Silence a grandi" (dédié au poète Paul André, son voisin de Blandain, décédé en 2008), Françoise Lison-Leroy vient d'obtenir deux récompenses :  le Prix du Poème en Prose Louis Guillaume et le Prix triennal de poésie de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Françoise Lison-Leroy a confié à la presse :   "Il y a quelques semaines, j'ai eu un coup de téléphone d'une personne de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour me signaler que j'avais été lauréate. J'ai été surprise et je pensais que c'était une erreur car je n'avais pas présenté ma candidature. Elle m'a alors expliqué qu'une sélection est opérée parmi les oeuvres publiées dans les trois dernières années. C'est une belle reconnaissance après ces nombreuses années d'écriture et, depuis l'annonce officielle, plusieurs personnes m'ont contactée pour me féliciter ; cela fait chaud au cœur.

Petite, je m'amusais à inventer des nouvelles définitions pour certains mots et j'y apportais déjà une petite touche de poésie. Ensuite, j'ai vraiment eu le déclic pour la poésie en écoutant à l'école Radio Scolaire sur laquelle Emile Verhaeren récitait l'un de ses poèmes. La poésie est ma langue première, ma langue natale. Je suis une amoureuse des mots. Dans la poésie, on est au plus juste, on a la volonté de se construire une langue et de faire passer un message par les mots choisis. J'ai écrit des nouvelles, un roman, du théâtre, mais je reviens toujours à la poésie....

Je peux passer deux à trois jours sur une phrase. Chaque mot doit avoir sa force, sa justesse, son sens mais aussi sa capacité d'union avec les autres mots qui l'entourent. Ca fait mal d'entendre une personne dire qu'elle ne comprend pas ce que vous avez écrit. Mais, au fil des années, j'ai relativisé et je ne cherche pas à ce que les lecteurs comprennent tout. Il faut qu'ils puissent puiser dans les mots ou dans la musicalité de l'écriture ce dont ils ont besoin et le sens qu'ils veulent en donner. Et puis, il ne faut pas chercher à tout comprendre, il faut se laisser porter et ressentir les émotions. Lorsqu'on écoute une chanson en langue étrangère, on ne cherche pas à comprendre les paroles, on se laisse guider par la musique.

Il m'a fallu du temps pour écrire "Le Silence a grandi". Par contre, une fois que j'ai commencé à mettre les mots sur papier, je savais où je voulais arriver. J'ai ainsi décliné ce poème en trois temps : la disparition d'un proche, les souvenirs partagés avec celui-ci, et la vie sans lui mais avec tout ce qu'ils nous a apporté. Ce n'est pas un poème sur la mort ; il s'agit plus d'une évocation de ce qu'on garde de lui en nous, de sa présence définitive. J'espère par ce livre avoir pu transmettre la puissance, la force, la générosité, l'amoureux des mots et de la vie que partageait Paul André".

Ajoutons que Françoise Lison-Leroy (née en 1951) a écrit une trentaine de recueils de poésie, et rédige également des articles pour les pages culturelles du journal "Le Courrier de l'Escaut". Cliquez ci-dessous sur "Lison-Leroy Françoise" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet auteur belge.

samedi 15 juin 2013

Prix littéraires 2013 de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Prix triennal de prose en langue régionale endogène (2500 euros) :
Il récompense, tous les trois ans (en alternance avec le prix triennal de poésie et le prix triennal d'écriture dramatique en langue régionale endogène), un texte en prose rédigé dans l'une des langues régionales de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le prix est attribué sur proposition d'un jury composé de cinq membres du Conseil des langues régionales endogènes. Le lauréat 2013 est le recueil "Doze fèmes" de Joël Thiry, né en 1957. Auteur de nouvelles, de bd et de livres culinaires en langue wallonne, il est aussi professeur de français et administrateur-délégué du Musée de la Parole en Ardenne.

Prix du rayonnement des Lettres Belges (4000 euros) :
Décerné pour la première fois en 1998, il récompense une personne de nationalité étrangère qui, dans son pays, a œuvré à la promotion de la littérature de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le lauréat 2013 est Arnaud Rykner pour l'ensemble de son travail. De nationalité française, professeur de la Sorbonne Nouvelle, il a consacré de nombreux travaux à l'œuvre de Maurice Maeterlinck, notre Prix Nobel de littérature.

Prix triennal du roman (8000 euros) :
Il récompense, tous les trois ans (en alternance avec le Prix triennal de poésie et le Prix triennal de théâtre), un auteur pour un roman publié. Le lauréat 2013 est "La vérité sur Marie" de l'écrivain et cinéaste belge Jean-Philippe Toussaint. Né à Bruxelles en 1957, on lui doit notamment "La télévision" (Prix Rossel 1997), "Faire l'amour", "Fuir" (Prix Médicis 2005), "La vérité sur Marie", "L'urgence et la patience", etc.

Prix Paroles Urbaines (1500 euros chacun) :
Depuis 2011, ils récompensent les écritures urbaines dans les catégories Slam, Spoken Word (texte scandé avec musique) et Ecriture Rap. Le prix Slam a été remis à Joy. De son vrai nom Gioia Frolli, elle est étudiante en langues et littératures romanes, slameuse active sur les scènes depuis un an. Le prix Spoken Word a été décerné au poète et dessinateur Carl Roosens, dont l'écriture est un mélange entre poésie scandée, électronique, hip-hop et fanfare décalée. Le prix Ecriture Rap a été remporté par Tonino, né Antonin El Hadj, membre du collectif hip-hop Trafiquants d'Arts. Ses thèmes de prédilection : la nuit et ses possibles, la musique comme métaphore de la liberté.

jeudi 12 juillet 2012

Les prix littéraires 2012 de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Prix triennal d'écriture dramatique en langue régionale endogène (2.500 euros) :  "Lès sins-rin" de Freddy Charles (cofondateur du Centre dramatique populaire) et Yvonne Stiernet (enseignante et comédienne amateur tournée vers le répertoire wallon). Ils ont écrit une comédie sociale en trois actes autour de trois SDF qui transforment un squat en un resto du coeur baptisé "Lès sins-rin".

Prix du rayonnement des lettres belges (4.000 euros) : Arnaud Huftier pour l'ensemble de son oeuvre. Ce prix récompense une personne de nationalité étrangère qui a oeuvré pour promouvoir la littérature belge francophone. Né en 1970, de nationalité française, Arnaud Huftier enseigne à l'Université de Valenciennes et a déjà écrit des livres sur nos compatriotes Stanislas-André Steeman et Jean Ray.

Prix de la première oeuvre, quel que soit le genre littéraire (5.000 euros) :  "Kosaburo, 1945" de Nicole Roland, publié par Actes Sud en 2011. Il raconte l'histoire d'une jeune Japonaise qui se travestit pour devenir kamikaze à la place de son frère déserteur afin d'éviter le déshonneur de sa famille. Ce roman a également obtenu le Prix Première de la RTBF. Ancienne professeur de français, Nicole Roland vit à Namur et a écrit un deuxième livre, "Les veilleurs de chagrin".

Prix triennal d'écriture dramatique (8.000 euros) :  "Alberto est communiste" de Pierre Lorquet. Cette pièce se déroule dans un restaurant réputé, où les clients attendent en vain la surprise du chef qui a disparu, ne laissant qu'un quartier de viande au congélateur objet de certaines convoitises. Né à Liège en 1966, Pierre Lorquet est metteur en scène, régisseur, scénariste, auteur de nouvelles policières.

Prix quinquennal de l'essai (10.000 euros) :  "Salut et liberté : regards croisés sur Saint-Just et Rimbaud" de Frédéric Thomas, docteur en philosophie politique, rédacteur pour la revue "Dissidences". Il propose une lecture croisée de l'oeuvre et de la vie de Rimbaud et de Saint-Just autour de quelques moments charnières et de thèmes communs à ces deux hommes aux parcours exceptionnels et fulgurants.

Grand prix triennal de littérature de jeunesse (15.000 euros) :  Benoît Jacques pour l'ensemble de son oeuvre. Né à Bruxelles, il est aujourd'hui installé en France où il est à la fois graphiste, sculpteur, auteur et éditeur. Ce prix a été créé en 2006 par la ministre Fadila Laanan pour couronner un auteur de littérature de jeunesse pour l'ensemble de son oeuvre. Kitty Crowther l'avait reçu en 2006.

Bravo à tous!

mercredi 9 décembre 2009

Récompenses pour nos auteurs

1° Le Prix Rossel 2009 a été attribué à l'écrivain liégeois Serge Delaive pour son roman "Argentine".

2° Jacqueline Harpman a obtenu le Prix littéraire des bibliothèques de la Ville de Bruxelles 2009 pour son roman "Ce que Dominique n'a pas su".

3° Le Prix International Guillevic-Ville de Saint-Malo 2009 a été attribué à l'unanimité à Liliane Wouters pour l'ensemble de son oeuvre poétique. Le même jour, à Saint-Malo, le prix Georges Peros a couronné un autre de nos poètes, Philippe Mathy.

4° Eric Brogniet vient de recevoir le prix Gauchez-Philippot 2009 (620 euros), consacré cette année à la poésie, pour son recueil "Ce fragile aujourd'hui".

5° A la Maison de la poésie de Saint-Quentin en Yvelines (France), notre compatriote Michel Voiturier a reçu le Prix Poés'Yvelines 2009 pour son recueil "Dits en plein désert".

6° Enfin, mon coup de coeur va en particulier à l'écrivain liégeois Nicolas Ancion qui a reçu le Prix Rossel des Jeunes 2009 pour son dernier roman, "L'homme qui valait 35 milliards", dont je vous avais annoncé la sortie sur ce blog. J'ai également eu le plaisir de rencontrer Nicolas à la Foire du Livre de Bruxelles en mars dernier et il a déjà fait quelques passages sur mes blogs. Bravo Nicolas!

samedi 14 mars 2009

Récompenses littéraires belges (mars 2009)

Le Prix Première (5.000 euros) récompense chaque année un premier roman francophone. Le jury était présidé par Corinne Boulangier et composé d'auditeurs de la radio La Première. Pour cette édition 2009, il a été attribué à Nicolas Marchal (32 ans), professeur de français dans l'enseignement secondaire, pour son roman "Les conquêtes véritables" publié aux Presses Universitaires de Namur. Les thèmes de l'héritage et de la transmission sont très présents dans son roman, ainsi que Napoléon, Cendras, Céline et Rimbaud. Préface de Paul Emond.

L'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique a remis début mars 14 prix littéraires (plus d'infos sur www.arllfb.be) :

- Prix Emile Polak : Antoine Wauters pour son recueil poétique "Debout sur la langue"
- Prix Georges Lackem : Raphaël Miccoli pour son recueil poétique "Coeur à corps"
- Prix Bosquet de Thoran : Werner Lambersy pour l'ensemble de son oeuvre
- Prix Eugène Schmits : Gaspard Hons pour son recueil poétique "Les abeilles de personne"
- Prix Georges Garnir : Armel Job pour son roman "Le commandant Bill"
- Prix Sander Pierron : Grégoire Polet pour son roman "Chucho"
- Prix André Praga : Philippe Blasband pour le scénario de son film "Coquelicots"
- Prix Félix Denayer : Huguette de Broqueville pour son roman "Lydia, l'éclat de l'inachevé"
- Prix Franz De Wever : Nicolas Ancion pour son recueil de nouvelles "Nous sommes tous des playmobiles"
- Prix Robert Duterme : Bernard Quiriny pour son recueil de nouvelles "Contes carnivores"
- Prix Jean Kobs : Serge Meurant pour son recueil de poésies "Ici-bas"
- Prix Verdickt-Rijdams : Jean-Louis Michaux pour son essai "L'énigme Schubert. Le mal qui ne pouvait dire son nom"
- Prix Emmanuel Vassaert : Frans De Haes pour son essai "Les pas de la voyageuse. Dominique Rolin"
- Prix Albert Mockel : Philippe Jones pour l'ensemble de son oeuvre poétique

Si vous avez lu un de ces livres ou de ces auteurs, n'hésitez pas à nous donner votre avis!