Affichage des articles dont le libellé est Boland Micheline. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Boland Micheline. Afficher tous les articles

lundi 1 juillet 2013

10ème livre de Micheline Boland

                                                         

Née en 1946, Micheline Boland est psychologue retraitée et habite Mont-sur-Marchienne dans la province du Hainaut. Outre ses talents de conteuse, elle participe à de nombreux concours littéraires et en a remporté plusieurs d'entre eux. Depuis 2004, dix livres ont été publiés aux éditions Chloé des Lys :  "Contes à travers les saisons", "Comment rendre votre quotidien plus plaisant?", "Nouvelles à travers les saisons", "Nouvelles à travers les passions", "Nouvelles entre chien et loup", "Nouvelles à fleur de peau", "Le magasin des contes", "Humeurs grises, nouvelles noires", "Des bleus au cœur", et "Le nouveau magasin de contes".

Je vous propose de (re)découvrir plusieurs interviews que m'a accordées Micheline :

- Sur la Belgique en 2009 :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2008/09/la-belgique-de-micheline-boland.html

- A l'occasion de la sortie de son livre "Le magasin des contes" en 2010 :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2010/05/interview-de-micheline-boland.html

- Interview croisée avec son époux Louis Delville, lui aussi conteur et auteur en 2011 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2011/09/interview-croisee-de-micheline-boland.html (1ère partie)
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2011/09/interview-croisee-de-micheline-boland_18.html (2ème partie)

Il y a quelques mois, Micheline a reçu le Grand Prix International Charles Le Quintrec (catégorie haïku) par la Société des auteurs et poètes de la francophonie :
Photo : Je viens de recevoir Le Grand Prix International "Charles Le Quintrec" pour mon haïku : 

Retour de pêcheurs
Je respire à pleins poumons
De bons souvenirs.

Ci-dessous la couverture de son dixième livre sorti en 2013 : "Le nouveau magasin de contes". Voici quelques-unes des questions soulevées dans ce recueil où le merveilleux tient les rênes de l'imaginaire :  comment le monde a-t-il été créé? A quoi peuvent bien servir les trous dans les arbres? Les états d'âme de père Noël influencent-ils la météo? Les animaux prennent-ils des vacances? Les crapauds se transforment-ils en princes charmants? Les santons sont-ils nos alliés? St. Ambroise remplace-t-il parfois St. Nicolas?
                                                        
                                          Le nouveau magasin de contes


Vous pouvez acheter facilement ce livre à la Librairie Huwart à Mont-sur-Marchienne, à la Librairie Fafouille à Charleroi, sur le site Internet des éditions Chloé des Lys, ou directement par mail à l'auteur (http://homeusers.brutele.be/bolandecrits).                                                                      

dimanche 18 septembre 2011

Interview croisée de Micheline Boland et Louis Delville (2ème partie)

3° Comment se passe votre travail d'écriture? Est-ce que vous travaillez parfois sur un même projet? Est-ce que vous vous montrez des parties de textes ou préférez-vous montrer le résultat final? Qui a le plus d'influence sur l'écriture de l'autre?

Micheline : Je travaille le plus souvent directement sur ordinateur. Je me sers parfois de notes prises à la main sur de petits papiers. Il est assez rare que Louis et moi travaillions sur un même projet. Lorsque c'est le cas, nous l'abordons de manière différente (je pense, par exemple, à l'habillage d'un film muet que nous avons tous les deux réalisé à notre façon, Louis a établi un parallèle entre ce film et des images de la catastrophe du Bois du Cazier en 1956. Moi, j'étais partie sur l'idée d'écrire de la poésie à propos de chaque séquence avant de mêler narration et poésie). Il arrive que Louis lise un début de nouvelle ou de conte mais le plus souvent il prend connaissance d'un résultat final. Il est axé sur la compréhension maximale du texte, a horreur du flou, des zones d'ombre et de certains termes comme observer ou remarquer. Pour ma part, j'aime parfois laisser des imprécisions que le lecteur peut meubler comme il l'entend. Nous avons parfois une influence l'un sur l'autre, plus particulièrement en ce qui concerne la chute de nos histoires. Louis n'apprécie pas trop quand une nouvelle finit bien...

Louis : Mon tempérament paresseux fait que j'écris très peu. Chez moi, c'est toujours directement sur ordinateur. Lors des ateliers d'écriture, c'est évidemment avec stylo et papier. Les seuls moments de travail commun sont parfois consacrés à un conte que nous avons le projet de défendre ensemble, ce qui se passe régulièrement lors du concours de Surice et le fameux "habillage" du film : une superbe aventure pour un projet unique. J'aime relire les écrits de Micheline pour les peaufiner et éliminer les petites imperfections laissées par excès de précipitation de l'auteur... Micheline a toujours l'impression que tous ses lecteurs vont comprendre et je joue souvent le "candide"! Elle relit volontiers mes bêtises et souvent retrouve des fautes d'orthographe! Avons-nous une influence l'un sur l'autre? Je ne le crois pas. Parfois, je lui suggère une autre façon de tuer sa "victime"! Quant à moi, j'apprécie qu'elle m'aide à trouver une chute meilleure que celle que j'ai imaginée.

4° Est-ce facile de se faire une place dans le monde littéraire belge? Comment faites-vous pour vous faire connaître?

Micheline : Il n'est pas facile de se faire une place dans le monde littéraire belge. Il est plus difficile aujourd'hui que lorsque mon premier recueil de contes est sorti d'avoir ses livres repris en bibliothèque. Actuellement, les bibliothécaires doivent passer par une centrale d'achat. Même quand on est copine avec une bibliothécaire, c'est le parcours du combattant. Pour que le livre puisse être vendu en librairie, il faut que l'éditeur passe par un distributeur ou encore que l'on laisse ses livres en dépôt. Pour me faire connaître, je participe à des foires du livre où je distribue des petits textes qui sont comme des échantillons de mon écriture. J'ai un site et un blog, je suis membre de Facebook, certains contes sont repris sur des sites en rapport avec les thèmes développés (exemple : "Charles Quint et le chocolat" est sur le site chococlic.com). Je participe à certains concours. Cela m'a, par exemple, donné l'occasion d'entendre une de mes nouvelles diffusée par la RTBF. Les responsables d'un journal publicitaire local acceptent de faire de la publicité pour mes livres quand ils sortent et de publier certains de mes textes courts. Grand merci à eux! De plus, je suis conteuse. Quand je conte, il m'arrive de dire que j'écris aussi et de distribuer des cartes de visite... Je ne suis guère douée en marketing et cela réclame un effort non négligeable. Par ailleurs, je ne fais partie d'aucune association d'écrivains. Celles-ci demandent que l'on offre plusieurs de ses livres avant de pouvoir juger si on est digne ou pas d'en être membre. Je soulignerai qu'entre auteurs de la maison d'édition Chloé des Lys, nous sommes solidaires et nous faisons volontiers de la publicité les uns pour les autres.

Louis : Il n'est guère facile de se faire connaître et de trouver, même une toute petite place, au sein de ce monde littéraire, même simplement belge! Les débutants non édités par un "grand" éditeur n'ont guère de chance : toutes les portes sont fermées. Les bibliothèques sont pauvres et doivent respecter des réglements draconiens sous peine de se voir privées de leurs subsides. Les libraires n'ont pas de place et ne veulent pas prendre le risque d'avoir des invendus. Que faire donc? Cibler tout azimut, faire parler de soi partout, essayer de rencontrer des gens influents, entretenir des relations, ne jamais hésiter à se montrer ni à parler de son ou de ses livres, fréquenter les autres auteurs pour se rendre compte de ce qu'ils font mieux que vous. Malheur aux timides et aux inactifs! Utiliser les moyens modernes de communication comme Facebook, un blog, YouTube permet de toucher un nombre incalculable de clients potentiels. J'essaie aussi de laisser des "traces" de mes écrits partout où je peux par la distribution de petits textes joliment présentés. Un seul but : faites parler de vous!

5° Quels sont vos projets pour les prochains mois? Avez-vous une "envie littéraire" que vous aimeriez réussir? Est-ce qu'écrire un livre à deux vous plairait?

Louis : Comme j'écris très peu, je n'ai sûrement pas de livre en préparation! Par contre, d'autres projets sont déjà dans le pipe-line :
- une participation à une chorale qui s'est formée pour un unique concert début octobre. Au programme, des chansons ouvrières et révolutionnaires. De quoi fêter dignement le centième anniversaire de l'Exposition Internationale de Charleroi 1911-2011.
- pour continuer dans la même voie, enfin présenter devant public le projet proposé à la Bibliothèque Marguerite Yourcenar de Marchienne-au-Pont : "Contes et anecdotes du vieux Charleroi de 1666 à l'an 2000".
- en commun avec Micheline, un projet avorté en ce mois d'août et que je compte relancer pour la fin d'année si notre partenaire commercial joue le jeu, cette fois! Je n'en dirai pas plus et vous aurez peut-être la surprise...
- continuer le chemin du conte. Trois formations cette année avec trois vrais conteurs. De quoi être un peu mieux armé! Une présentation prévue en octobre dans le Brabant wallon.
- participer au concours de contes de Surice et peut-être y être finaliste au printemps?
- rencontrer des amis et parler d'avenir... Concernant l'écriture d'un livre à quatre mains, je me demande lequel de nous deux serait le plus réticent? Mais j'examinerai cette possibilité avec bienveillance s'il y a demande!

Micheline : Je travaille actuellement à la mise au point de la maquette "Des bleus au coeur", mon prochain recueil de nouvelles qui paraîtra en 2012 chez Chloé des Lys. Par ailleurs, le manuscrit d'un troisième recueil de contes attend la décision du comité de lecture... J'ai l'un ou l'autre projet de participation à des spectacles de contes et de présentation d'un de mes livres dans une bibliothèque. Je n'en dirai pas plus parce que j'ai déjà été victime de la distraction d'une bibliothécaire, du désistement d'un responsable commercial et de l'oubli d'un journaliste. De ce fait, je deviens un peu superstitieuse! Comme les autres années, j'aimerais aussi participer à certaines foires du livre (cela dépend de mon éditeur). Je viens d'écrire deux débuts de nouvelles qui seront achevées par des enfants ; je suis curieuse de lire, au printemps prochain, ce qu'ils en auront fait. Je continue à écrire des nouvelles, des contes, de la poésie en fonction de mon inspiration spontanée et des thèmes de concours. Je ne participe quasiment qu'à des concours gratuits mais il m'arrive de travailler sur les thèmes proposés et de les considérer comme une forme de stimulation. Une envie littéraire? Durant l'hiver, j'ai commencé un roman. Peut-être vais-je penser à le terminer plutôt que de me contenter d'histoires courtes... Je me dis "quand je serai à court de sujets, je m'y remettrai", mais cela m'arrive si rarement! L'écriture d'un livre à quatre mains? Je n'y ai pas encore pensé. Pourtant, voilà qui pourrait être un beau projet. Ecrire un roman un chapitre sur deux pour mieux faire rebondir l'histoire? C'est à envisager... Merci à toi, Petit Belge, pour l'attention que tu portes aux auteurs belges et pour cette interview croisée à laquelle nous avons répondu avec plaisir.

dimanche 11 septembre 2011

Interview croisée de Micheline Boland et Louis Delville (1ère partie)

1° Comment vous êtes-vous rencontrés et étiez-vous déjà intéressés à l'époque par l'écriture, les contes et l'improvisation?

Micheline : Nous nous sommes rencontrés à Charleroi en faisant la queue devant un cinéma. A l'époque, j'écrivais déjà. J'avais été attirée par l'écriture aux alentours de mes dix ans. A l'école, l'institutrice nous proposait des sujets de rédaction. Elle appréciait mes textes, mes parents aussi. Je me suis plu à refaire des rédactions chez moi en modifiant le cadre et les personnages. A l'adolescence, j'ai écrit des poèmes et des nouvelles. J'ai participé aux deux recueils "Poésie-20" édités sous la houlette de Pierre Coran. Cela a été l'occasion de rencontrer d'autres adolescents qui écrivaient et de publier des textes dans diverses revues. J'ai commencé à écrire des contes beaucoup plus tard, vers l'âge de cinquante ans : le mari d'une amie ayant lu une de mes nouvelles m'avait suggéré de prendre part au concours de contes de Surice, un petit village près de Philippeville. J'ai suivi son conseil... Quelques années auparavant, Louis et moi, nous étions inscrits à des formations au jeu de l'acteur et cela nous avait beaucoup intéressés. Il faut dire que Louis et moi partageons quasiment tous nos loisirs. Tous deux nous faisons du tir à l'arc, de l'écriture, de l'impro. Nous partageons beaucoup de goûts et d'intérêts.

Louis : Assez bizarrement, j'ai rencontré Micheline à Charleroi en faisant la queue devant un cinéma! Durant toutes mes études, je n'ai jamais été intéressé par la littérature, ni l'écriture. Une rédaction était pour moi la pire des punitions. Mon esprit scientifique et cartésien ne comprenait pas que l'on puisse écrire des choses longues... Et comme j'ai entrepris (et réussi) des études d'ingénieur technicien en électronique, cela ne s'est pas arrangé avec l'âge. J'étais et je suis pourtant amateur de musique classique et de théâtre, mais comme spectateur uniquement. Jusqu'au jour où...Micheline m'a proposé de suivre avec elle une formation au jeu de l'acteur. Une vraie révélation : moi aussi, j'étais capable de faire passer des sentiments, de "jouer", moi le spécialiste des visites guidées de l'usine où je travaillais! Et quand on est monté une fois sur les planches...on aspire à y retourner. En 1997, Micheline est finaliste du concours de contes de Surice. Je lui propose de défendre à nous deux son "berceau divin". Mes premiers pas de conteur... Quant à l'impro, cela s'inscrit dans la continuité de nos activités "verbales". On me reproche assez d'être trop conteur lors des impros et d'être un peu trop improvisateur lors de contes!

2° Donc, si je résume bien, passé le cap de la cinquantaine, vous vous lancez ensemble dans de multiples activités dans le domaine littéraire écrit ou oral. Aviez-vous déjà à ce moment le projet d'écrire un livre?

Louis : Sûrement pas! La "politisation culturelle" de ma région me faisait peur. C'était bien mal connaître celle qui allait nous emmener à la rencontre de Woyzzeck, un drame de Büchner, en enfer avec les sept pêchés capitaux et puis encore nous faire découvrir Electre de Sophocle. Frédérique Lecomte nous a beaucoup appris... Le concours de Surice se plaçait dans la continuité. C'était aussi monter sur scène et défendre un texte. A part que le texte avait été écrit par Micheline! Belles expériences que ces premières années où les répétitions d'avant-concours et l'Estival du Conte nous permettaient de rencontrer d'autres conteurs qui allaient devenir de vrais amis. Parmi eux, Paul Fauconnier avec qui j'ai suivi une formation de trois jours en 2003. Que de souvenirs avec lui, que de plaisirs et de complicité... Il me révèle que moi aussi, je suis capable d'écrire... En 2004, Micheline sort son premier livre et dans la foulée, je commence à écrire mon premier "vrai" conte. "Les mouches de Noé" sont nées en moins de deux heures! Elles seront remarquées par le jury de Surice. Le train est parti, il va être difficile de l'arrêter!

Micheline : A l'âge de dix-huit ans, j'avais déjà envoyé un roman à une maison d'édition française. J'avais essuyé un refus. En suivant une (très longue) formation en programmation neuro-linguistique (PNL), il m'est apparu rapidement que j'allais écrire un livre sur le sujet pour rendre accessible à un maximum de personnes les richesses que je découvrais. Régulièrement, je me suis mise à écrire des petits articles concrets que j'envoyais à des revues (Le Vif/L'Express, Femmes d'aujourd'hui, En Marche, Bonnes Soirées, Flair,...). Mes articles donnaient des pistes pour envisager un régime, combattre la morosité ou l'ennui par exemple ; ils paraissaient à la rubrique "courrier des lecteurs" ou même "poésie". Quand j'ai terminé la formation, j'avais de quoi alimenter la troisième partie de mon livre! Il me restait à écrire la partie théorique et aussi la partie exercices (que je voulais personnels et faciles à effectuer seul). Ensuite, j'ai relié chaque petit article à un point de théorie. Mon manuscrit terminé et relu par mon formateur qui en a écrit la préface, je l'ai envoyé à de grands éditeurs spécialisés en sciences humaines. Mais il ne fut pas accepté en raison d'un développement trop réduit, à leurs yeux, de la théorie. Bien que je sois plutôt timide, comme j'avais le réel désir de faire connaître la PNL, j'ai fait une conférence sur le sujet et animé deux formations visant à faire expérimenter les bases à un public assez large. Au sein de mon équipe de travail, j'ai aussi écrit des articles pour le journal du PMS et j'ai animé quelques réunions sur le thème des "Métaphores" (un des outils que j'ai appris à utiliser grâce à la PNL). A plus de cinquante ans, participer au concours de contes de Surice m'a amenée à écrire régulièrement des contes, même sans rapport avec les thèmes proposés. Après que j'aie écrit un nombre important de contes, grâce à Internet, Louis a découvert la maison d'édition Chloé des Lys. Tout naturellement, j'ai appelé ce premier recueil "Contes à travers les saisons" puisque ce sont les fêtes et les événements saisonniers qui sont surtout à l'origine de mon inspiration, Noël étant la fête qui m'inspire le plus. Ce recueil accepté chez Chloé des Lys, j'ai proposé à ce même éditeur mon ouvrage de PNL, il fut accepté lui aussi. Puis, j'ai fait de même avec mes nouvelles, regroupées par thème (d'où les titres "Nouvelles à travers les saisons", "Nouvelles entre chien et loups",...). Jusqu'à présent, huit titres sont sortis, le neuvième est en cours de correction, le dixième est au comité de lecture... Les autres piaffent déjà d'impatience dans mon ordinateur!

Rendez-vous la semaine prochaine pour la deuxième partie de l'interview...

lundi 23 août 2010

La rentrée de nos auteurs (1ère partie)

J'ai demandé par mail à des auteurs belges quels étaient leurs projets pour les prochains mois. Voici leurs réponses (dans l'ordre alphabétique) :

Nicolas Ancion : "Mon prochain roman, illustré par Patrice Killoffer, paraîtra chez Dis Voir fin septembre : "L'homme qui refusait de mourir". Ce n'est pas la seule actualité puisque Pocket republie en poche mon roman "Ecrivain cherche place concierge" dès la première semaine de septembre. Voilà pour la rentrée".

Micheline Boland : "Pour l'année 2010, j'ai le projet de voir éditer chez Chloé des Lys un recueil de dix-huit nouvelles qui sera titré "Humeurs grises, nouvelles noires". Le manuscrit a été accepté mais il me reste à peaufiner la maquette. Il s'agit d'histoires qui font la part belle à la jalousie, la rancune, la suspicion, l'amertume, les rivalités,... Comme dans mes précédents recueils, je suis à la recherche de la psychologie des personnages. Par ailleurs, en fonction de ce que je vis, je me consacre à l'écriture de nouvelles, de contes, de poésies. J'ai prévu aussi à mon agenda des activités contes, notamment au degré inférieur de l'enseignement secondaire avec comme objectif de sensibiliser les élèves aux différences qui existent entre un conte écrit et un conte raconté. Louis et moi avions eu l'occasion de déjà tenter l'expérience en mai dernier et cela nous a beaucoup intéressés".

Jean Botquin : "J'ai en projet la publication d'un recueil de poésie au titre de "Bréviaire du quotidien"".

Bob Boutique : "Contes bizarres n°2 doit sortir à la rentrée chez Chloé des Lys. Tout est terminé. Octobre? Je prévois un solide lancement avec une vidéo marrante, une séance dédicaces le 23 octobre à l'Espace Art Gallery d'Ixelles (avec retransmission en direct par Actu TV) et bien sûr sur des sites comme Actu, Facebook, Aloys.com, Arts et lettres, Petit Belge, etc. Autre projet pour cette année : un guide de voyage marrant avec dvd incorporé (plus d'1h30 de vidéo) intitulé "Les aventures extraordinaires de Bob le Belge en Islande" (Chloé des Lys) et un bouquin de dessins et de réflexions complètement connes intitulé Bob le Belge. La maquette est quasi terminée (toujours chez Chloé des Lys). On va évidemment continuer Actu TV au rythme d'une émission par mois : "nos amis et les amis de nos amis" (dans un tout nouveau studio)".

Benoît Coppée : "Mes projets pour la rentrée seront prospectifs et créatifs. Avec le scénariste Alba Matti, j'ai terminé, en mai dernier, le traitement du long métrage intitulé "Bora". Il est temps de présenter ce projet aux producteurs susceptibles de l'aimer. Go en septembre. Photocopie et téléphone. Je vais également enchaîner avec l'écriture d'un second long métrage dont je ne suis pas encore tout à fait fixé sur le sujet. J'hésite... Entre deux thèmes, mon coeur balance. Hé...pas facile... Mon objectif est de terminer le traitement de ce scénario en mai 2011. J'ai également très envie de présenter à des amis chanteurs quelques textes de chansons. Je rentre d'Espagne et de France avec quelques textes (au crayon BIC dans des cahiers d'écolier de chez Colruyt) qui me plaisent bien. En principe, mon collaborateur Nicolas Viot devrait rentrer incessamment de Bretagne avec les premiers dessins d'une nouvelle aventure des aventures de "Théo et Nina". On travaille sur ce projet depuis deux ans. Là aussi, ce sera le temps de voyager vers les éditions susceptibles d'aimer. Sinon, la rentrée, ce sera le temps de peaufiner les derniers scénarios de Tsiky (pour le magazine Dauphin), et Monsieur Lampoule avec Frédéric Thiry, de Théo (pour le magazine Philéas et Autobule) avec Nicolas Viot. Et donc pas de sortie de livre avant 2011 (un livre collectif sur le thème in utéro est prévu début d'année à l'initiative de mon amie l'écrivaine Maïa Brami). La rentrée, cette année, c'est prévoir et gouverner l'avenir".

Louis Delville : "2011 verra probablement l'aboutissement d'un projet de livre. Le manuscrit a été accepté par Chloé des Lys et semble avoir plu au comité de lecture. Le titre? "De Noé à Louis Léopold Victor", en référence à deux contes que j'ai écrits mais il y aura un mélange de contes, de nouvelles et de mes textes provenant de différents ateliers d'écriture. Tous ces textes ont un point commun : ils me plaisent! J'en suis beaucoup moins loin que Micheline au point de vue avancement de la maquette".

A la semaine prochaine avec d'autres écrivains belges...

mardi 11 mai 2010

Interview de Micheline Boland

A l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Le magasin des contes" (éditions Chloé des Lys), Micheline Boland a répondu par mail à mes questions :

"Peux-tu nous présenter ton dernier livre?
- "Le magasin des contes" est un livre de contes dans lequel j'ai rassemblé des histoires qui ont été finalistes lors du concours de contes de Surice ("Des rumeurs" pour le thème des rumeurs, "La persévérance de Jeannette" pour le thème des histoires d'ô) ainsi que des contes parus dans un journal publicitaire de la région de Charleroi ou sur le site Carolo.be. On trouve encore dans ce livre des contes conçus pour répondre à une demande particulière (par exemple, "Les chauves-souris" a été écrit pour une copine qui est guide-nature) ou pour tenter de faire passer un message à des personnes que j'ai croisées (par exemple, l'histoire du speculoos qui met en scène deux frères rivaux). J'ai exercé la profession de psychologue et il me plaisait de construire des métaphores offrant ainsi aux personnes rencontrées, une approche différente de leurs difficultés. Les contes proposés sont accessibles à tous les âges. Il y est question d'animaux, d'enfants, d'adultes, d'objets, de secrets, de rumeurs, de découvertes, d'échanges...

- Quelles sont tes sources d'inspiration? As-tu des sujets de prédilection?
- Ma première source d'inspiration, ce sont les événements saisonniers (d'où de nombreux contes de Noël, Pâques, Carnaval, grandes vacances, Halloween,...). Mon premier recueil de contes s'intitulait "Contes à travers les saisons". En 2004, j'ai trouvé un éditeur qui s'appelle Chloé des Lys et depuis lors, nous ne nous sommes plus quittés! La deuxième source, ce sont les sujets de concours. Même si je ne participe pas à un concours parce que le thème demandé ne correspond pas à la longueur que j'apprécie, il m'arrive fréquemment d'écrire sur les sujets imposés. La troisième source, c'est l'origine tout à fait imaginaire d'une coutume ou d'un objet (dans "Le magasin des contes", j'aborde l'origine du casse-vitesse ou du hennin). La quatrième source, c'est l'imprévu, la parole entendue au hasard de rencontres, la demande explicite d'une personne que je connais, l'image observée qui fait des ricochets en moi. Mon imagination se plaît à transposer, transformer, enjoliver, dramatiser... Quant à mes sujets de prédilection, c'est sans doute la prise de conscience par les héros que plusieurs voies se présentent pour atteindre leurs objectifs.

- Lorsque tu écris un contes, est-ce que tu penses déjà à sa lecture et à son adaptation sur scène?
- Depuis quelques années, à l'exception des finales à Surice, il est rare que je présente sur scène des contes que j'ai écrits. Je préfère réécrire des contes traditionnels que j'actualise et dans lequel j'incorpore chansonnettes, comptines, proverbes. J'aime faire participer activement celles et ceux qui viennent m'écouter. A l'occasion, j'interpelle le public à l'aide de vraies questions (par exemple, à qui le héros pourrait-il s'adresser pour mener son projet à bonne fin?). Il m'arrive de lire certains de mes contes, je choisis alors un texte parmi ma production en fonction du public (une histoire de souris gourmande pour des élèves de sixième primaire par exemple ou un conte très légèrement érotique pour les membres de l'Association Carolorégienne d'Improvisation à la fin de la saison dernière). Bientôt, mon mari et moi allons participer à une animation dans une classe de première secondaire. Nous envisageons de lire aux élèves un conte traditionnel et de leur montrer ensuite comment chacun, à notre façon, nous avons réécrit le conte pour amener ensuite les enfants à adapter le même type de démarche sous la houlette de leur professeur.

- Quels sont tes projets? Es-tu tentée par l'écriture d'un roman?
- J'écris régulièrement des contes, nouvelles, haïkus, petits poèmes. Je me laisse guider par ce que je vis. Je brode à partir d'événements vécus, d'expériences sensorielles d'apparence banale. Je mets en scène des personnages imaginaires qui ont peu de choses à voir avec des personnages réels sauf dans quelques nouvelles historiques. Durant mon adolescence, j'ai écrit plusieurs romans. Généralement, un roman par période de grande vacance. Quand je me suis mise à écrire de nouveau, il y a environ vingt ans, j'ai préféré me consacrer à un ouvrage de psychologie ("Comment rendre votre quotidien plus plaisant? Avec la programmation neuro-linguistique" chez Chloé des Lys), ainsi qu'à des histoires assez courtes. Peut-être est-ce lié à la crainte de ne pas avoir le temps ou la motivation suffisante pour aller jusqu'au bout d'un projet plus conséquent? Je ne suis plus tentée par l'écriture d'un roman".

P.S. Cliquez ci-dessous sur "Boland Micheline" pour mon précédent article sur cet auteur belge.

mercredi 2 décembre 2009

Micheline Boland

Née en 1946, Micheline Boland est psychologue retraitée et habite Mont-sur-Marchienne dans la province du Hainaut. Outre ses talents de conteuse, elle collabore au site www.carolo.be , elle participe à de nombreux concours littéraires et en a remporté plusieurs d'entre eux. Depuis 2004, plusieurs de ses livres ont été publiés par les Editions Chloé des Lys : "Contes à travers les saisons", "Comment rendre votre quotidien plus plaisant", "Nouvelles à travers les saisons", "Nouvelles à travers les passions" et "Nouvelles entre chien et loup". Plus d'infos sur son site Internet (http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/divers.html) et sur son blog (http://micheline-ecrit.blogspot.com).

Novembre 2009 marque la sortie de son cinquième livre : "Nouvelles à fleur de peau" (éditions Chloé des Lys). Ces 21 nouvelles mettent en scène des personnes à fleur de peau face à des situations qu'on peut rencontrer dans la vie de tous les jours. De nombreux thèmes sont évoqués dans cet ouvrage agréable à lire : la relation belle-mère/belle-fille, Internet, les enfants battus, la retraite, les liens intergénérationnels, les critiques littéraires, etc. Voici l'article de Cathy Bonte sur ce livre : http://cathybonte.over-blog.com/article--nouvelles-a-fleur-de-peau-de-micheline-boland-40253358.html

A lire également : la Belgique de Micheline Boland (http://journalpetitbelge.blogspot.com/2008/09/la-belgique-de-micheline-boland.html)