mercredi 20 juillet 2016

Confidences d'Armel Job

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A l'occasion de la sortie de son 20ème livre, l'auteur belge Armel Job s'est confié à la revue "Le Carnet et les Instants".

Sur son début de carrière littéraire :  "J'ai commencé à écrire en vue de la publication relativement tard puisque je ne suis publié que depuis 1995. J'avais 47 ans. Jusqu'alors, la plume me démangeait, mais je n'avais jamais pensé qu'un jour, je pourrais être édité. Comme professeur, j'avais l'impression d'être productif dans la sphère des idées, de la création, de l'écrit. Comme directeur, quelque chose me manquait et, dès lors, j'ai tenté ma chance chez des éditeurs. Je ne me suis pas mis à écrire tout à coup à 40 ans, j'avais déjà une passion pour l'écriture, mais quand j'ai entamé "La reine des Spagnes", c'était avec le projet de présenter le manuscrit à un éditeur. Denys Pryen, le directeur des éditions L'Harmattan, était séduit par les références au monde rural wallon, il y trouvait une touche originale. Mon travail lui évoquait son enfance".

Sur l'Ardenne au centre de son oeuvre :   "C'est une drôle de question ; on la pose rarement à un auteur français qui situe ses livres à Paris. Ce choix est simplement lié au fait que je suis un auteur belge qui vit en Ardenne. Je trouve naturel de situer mes romans dans des lieux que je connais le moins mal. Cette question est peut-être typiquement belge car très longtemps, nos auteurs ont répugné à situer l'action de leurs livres en Belgique, comme si elle n'était pas digne d'accueillir leur narration, avec la crainte d'être catalogués comme auteurs régionalistes. Du fait que nous utilisons la langue du voisin, il y a comme une gêne ou une pudeur à situer nos romans en Belgique. A une époque pas si lointaine, nos auteurs pensaient devoir s'établir à Paris pour connaître le succès. Pour moi, la notion d'auteur belge n'a pas d'importance. Je suis né, je vis et j'écris en Belgique. C'est ma réalité. Au Québec, il n'y a pas cette espèce de gêne qu'ont les Belges vis-à-vis de leur pays. Ils n'hésitent pas à introduire des expressions typiquement québécoises dans leurs livres. Lors d'un entretien sur Radio Canada, l'animateur a montré un intérêt pour ce reflet que mes romans offrent de la Belgique. Et jamais mon éditeur français ne m'a demandé que mes livres se passent ailleurs qu'en Belgique. Au contraire, cela l'intéresse que je parle de la réalité belge. La littérature belge, cela devrait être la littérature qui se passe en Belgique".

Sur ses études et sa carrière d'enseignant des langues anciennes :   "J'ai suivi des études classiques parce qu'elles étaient plus conformes à mes goûts littéraires, et classiques car plus scientifiques. L'influence se marque à deux niveaux :  comme romancier, j'utilise une méthode philologique, l'étude des textes en allant au-delà de leurs apparences, car ces textes appartiennent à un monde éloigné de nous, ce qui nous oblige à une interprétation. Le romancier que je suis adopte une approche similaire. Ensuite, du point de vue de la langue, être obligé de traduire le génie d'une autre langue dans sa propre langue apporte énormément à l'écriture, tant sur le fond que sur la forme. Pendant des années, je me suis creusé la cervelle pour rendre de la haute littérature classique en français, par exemple la brièveté des effets littéraires de Tacite. Chaque année, je m'astreignais à traduire de nouveaux textes avec mes élèves".

Sur le monde rural :  "Plus que rural, le contexte de mes livres est provincial, évoque le monde des petites villes ou des gros villages de province. Je suis intéressé par cet univers car on peut y délimiter plus facilement un microcosme qui se prête mieux à l'observation. Une unité de lieu sur une société délimitée permet plus facilement de l'ausculter sous le microscope, de la disséquer. Encore  une fois, j'essaie d'écrire sur ce que je connais le moins mal. Je ne suis pas un homme de la ville. Je me méfie un peu des intellectuels dans un roman car ils risquent d'y introduire un débat d'idées qui ne concerne qu'une infime partie des lecteurs. Si le romancier observe la société, ce qui est son rôle pour moi, il doit se pencher sur les gens ordinaires qui sont majoritaires. Une tendance des écrivains est d'évoquer leur monde, le microcosme auquel ils appartiennent, avec leurs problèmes spécifiques. Je préfère observer le monde des gens simples, souvent négligé, qui mérite pourtant de figurer en littérature comme n'importe quel autre".

Romans historiques? :  "Non. Je n'écris pas de roman historique comme a pu le faire Alexandre Dumas. Je ne veux pas que le lecteur ait des personnages célèbres comme références. Dans mes romans, l'Histoire est un décor et j'essaie d'aller voir comment des êtres particuliers vont se situer et réagir par rapport à des circonstances historiques. Ainsi, dans "Le conseiller du Roi", je m'intéresse principalement à la vie du personnage central, ses relations avec sa femme, avec sa maîtresse. Quand l'Histoire me sert de référent, je veille néanmoins à ce que les événements soient véridiques. En écrivant "Dans la gueule de la bête", je me suis focalisé sur ces trous de l'Histoire, par le biais de personnages fictifs, pour en reconstituer l'épaisseur humaine. Celle-ci n'a pas de place dans les études historiques, car c'est une science qui ne s'embarrasse pas des individualités".

Sur son dernier livre, "Histoires pas très catholiques" :   "J'ai écrit pas mal de nouvelles dont la plupart sont déjà parues en revues ou en ouvrages collectifs. Celles de ce recueil se situent évidemment en Ardennes et ont toutes un lien avec la religion catholique. Après les avoir un peu retravaillées, j'ai également fait en sorte qu'au moins un personnage croisé dans une nouvelle se retrouve dans une autre.  Je viens d'une époque marquée par une éducation religieuse, rigide, et je suis resté très intéressé par les questions religieuses et éthiques. J'ai écrit une pièce de théâtre intitulée "Le concile de Jérusalem", qui relate la rencontre entre Paul, Pierre et Jacques, le frère du Christ. Elle vient d'être montée par Jean-Claude Idée au Théâtre du Gai Savoir à Liège, à celui de la place des Martyrs à Bruxelles et au Théâtre 14 à Paris. Je voulais montrer des gens vraiment modernes, avec des dialogues musclés".

Cliquez ci-dessous sur "Job Armel" pour retrouver mes autres articles sur cet écrivain belge.

mercredi 13 juillet 2016

La collection Romans de gare

En collaboration avec la SNCB, les Editions Luc Pire ont lancé la collection "Romans de gare" en 2011. Point commun à tous ces ouvrages : ils se déroulent dans une ville belge desservie par une gare (plus d'infos :  http://www.editionslucpire.be/category/livres/romans-de-gare/).

Parmi les titres déjà publiés :

- "Meurtre à Waterloo" de Jean-Baptiste Baronian, éditions Luc Pire, 2011

- "Crime à Louvain-la-Neuve" d'Anouchka Sikorsky, éditions Luc Pire, 2012

- "Le martyr de l'Etoile" (Bruxelles) d'Evelyne Guzy, éditions Luc Pire, 2012

- "Le mystère Curtius" (Liège) de Luc Baba, éditions Luc Pire, 2013

- "Arrête, arrête, tu maitrank!" (Arlon) de Jean-Luc Fonck, éditions Luc Pire, 2013

- "Les dépeceurs de Spa" de Marc Hermant, éditions Luc Pire, 2013

- "La francisque de Tournai" de Jacques Mercier, éditions Luc Pire, 2014

- "La Dyle noire" (Wavre) de Xavier Deutsch, éditions Luc Pire, 2015

- "Le trésor d'Hugo Doigny" (Namur) d'Eva Kavian, éditions Luc Pire, 2015


mercredi 6 juillet 2016

Sommaire de la revue "Le Carnet et les Instants" (n°191)

"Le Carnet et les Instants" est une revue trimestrielle gratuite que vous pouvez obtenir sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettes de la Fédération Wallonie-Bruxelles (carnet.instants@cfwb.be ou secretariat.promolettres@cfwb.be). C'est Nausicaa Dewez qui en est la rédactrice en chef. Elle est complémentaire de leur site Internet le-carnet-et-les-instants.net

Sommaire du n°191 de la revue "Le Carnet les Instants" (juillet-août-septembre 2016) :

- Editorial "Ecrivain, ce métier" par Nausicaa Dewez

- Dossier "Aperçu du polar belge francophone contemporain"

- Hommage à Liliane Wouters, décédée en février dernier

- Rencontre avec Armel Job à l'occasion de la sortie de son 20ème livre

- Rencontre avec l'artiste et auteur Aurélie William Levaux

- Présentation des Prix littéraires 2016 de la Fédération Wallonie-Bruxelles

- Découverte des rencontre culino-littéraires du "Gout des Lettres" à Néthen

- Interview du scénariste et illustrateur Stibane (alias Luc Van Linthout)

- Présentation du PILEn (Partenariat Interprofessionnel du Livre et de l'Edition numérique)

- Hommage à l'écrivain Marcel Thiry à l'occasion du 100ème anniversaire du corps expéditionnaire belge dont il fit partie


mercredi 29 juin 2016

Prix littéraires 2016 de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Prix du rayonnement des Lettres belges à l'étranger (4.000 euros)
Décerné depuis 1998, ce prix récompense une personne qui, dans un pays étranger, a œuvré à la promotion de la littérature de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce prix est décerné sur proposition de la Commission des Lettres. La lauréate 2016 est Colette Lambrichs pour l'ensemble de son travail. Née en 1946 à Bruxelles, Colette Lambrichs est installée à Paris depuis de nombreuses années. Romancière, essayiste et nouvelliste, elle est directrice littéraire des éditions parisiennes de La Différence depuis 1976. Dans le cadre de son travail d'éditrice, elle a largement soutenu la littérature belge et sa diffusion en France en publiant de très nombreux auteurs belges, poètes ou auteurs de fictions, jeunes créateurs, auteurs confirmés ou écrivains patrimoniaux ("La légende d'Ulenspiegel au pays de Flandre et ailleurs" de Charles De Coster en 2003, "Café Europa" de Serge Delaive en 2004, "Le bleu et la poussière" de Jacques Izoard en 1998, p.ex.).

Prix triennal de prose en langue régionale endogène (2.500 euros)
Tous les trois ans, ce prix récompense un texte en prose rédigé dans l'une des langues régionales de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le jury est composé de membres du Conseil des langues régionales (CLRE) et d'experts. La lauréate 2016 est Rose-Marie-François, romancière, nouvelliste, poète et traductrice. Formée au théâtre, elle dit sur scène ses poèmes et ceux qu'elle traduit. Elle a aussi enseigné dans les universités de Liège (Belgique), Lund (Suède) et Riga (Lettonie). Son livre "Lès chènes" (MicRomania) est un recueil de proses courtes en français et picard. Il traite de la vie quotidienne dans les années 1940-1945 à travers le regard d'une petite fille.

Prix de la première oeuvre (5.000 euros)
Depuis 1998, ce prix récompense, chaque année, un premier ouvrage d'un auteur belge ou vivant en Belgique, de langue française, tous genres littéraires confondus. La lauréate est l'auteur belge Aïko Solovkine, née en 1978. Son roman "Roméo" est sombre et glaçant, autour des jeunes évoluant dans un monde désespéré. Dans une langue riche et poétique, où l'argot côtoie les formulations élégantes, Aïko Solovkine dresse un portrait dur d'une jeunesse désenchantée.

Prix triennal du roman (8.000 euros)
Tous les trois ans, il récompense un auteur pour un roman publié à compte d'éditeur. Le lauréat 2016 est Thomas Gunzig (né en 1970), romancier, nouvelliste, auteur de théâtre, scénariste de film, chroniqueur pour la RTBF et le journal "Le Soir". Son livre "Manuel de survie à l'usage des incapables"  décrit une société où règnent les grands groupes obnubilés par des stratégies de gestion et de marketing. Le ton désinvolte, détaché et absurde tranche avec la vision déprimante de la société dépeinte par l'auteur.

jeudi 23 juin 2016

La littérature belge francophone en classe

En prévision d'un prochain congrès de la Fédération Internationale des Professeurs de Français, une centaine de professeurs ont répondu à un questionnaire (95 professeurs du secondaire supérieur, 12 professeurs du secondaire inférieur, 10 professeurs de l'enseignement supérieur).

Ces enseignant distinguent des auteurs belges liés au "patrimoine" et des auteurs belges de la littérature contemporaine. La frontière n'est cependant pas nette : certains estiment que c'est après la deuxième guerre mondiale, d'autres jusqu'aux années 1980, tandis que des professeurs estiment que la littérature contemporaine englobe des oeuvres du milieu du XXème siècle quand elle relève de la littérature de genre (comme "L'assassin habite au 21" de Stanislas-André Steeman et "Malpertuis" de Jean Ray).

Qui sont les auteurs belges que ces professeurs font lire à leurs élèves?  Parmi les auteurs belges liés au "patrimoine",  Maurice Maeterlinck et Georges Rodenbach se détachent très nettement (tous deux cités 30 fois), suivis par Charles De Coster (cité 14 fois), Emile Verhaeren (cité 13 fois), Camille Lemonnier (cité 12 fois), Marie Gevers (cité 9 fois), Michel De Ghelderode (cité 9 fois), Madeleine Bourdouxhe (cité 8 fois), René Baillon (cité 8 fois) et Jean Ray (cité 7 fois).  Parmi les auteurs belges de la littérature contemporaine,  c'est Armel Job et Amélie Nothomb qui sont les plus lus (tous deux cités 21 fois), suivis par Nicolas Ancion (16 fois), Georges Simenon (cité 13 fois), Thomas Gunzig (cité 12 fois), Jacqueline Harpman (citée 11 fois), Henry Bauchau (cité 8 fois), André-Marcel Adamek (cité 8 fois), les auteurs du Prix des Lycéens (cités 7 fois), Barbara Abel (citée 7 fois).

Jean-Louis Dufays enseigne la littérature à l'UCL et explique les trois plus-values à la lecture d'auteurs belges :

"D'abord, la proximité. Il y a plus de chances que les élèves s'intéressent à la lecture d'une oeuvre si les décors dans lesquels évoluent les personnages, la réalité décrite appartiennent à leur environnement culturel. Ensuite, cela contribue à construire le lien social et culturel. Même si la Belgique, contrairement à la France, peine à se construire une spécificité culturelle, et même si les classes sont de plus en plus multiculturelles, la lecture d'auteurs belges aide à s'interroger sur ce qui fait l'identité des habitants de ce pays, qu'ils soient de souche ou non. Enfin, il y a le côté pratique : les auteurs belges contemporains sont accessibles. Les enseignants peuvent inviter en classe la littérature qui se crée, donner aux jeunes l'occasion de questionner les écrivains, les illustrateurs sur leur pratique. Ils peuvent aussi les emmener voir les créations de ces artistes. Quand on assiste à un spectacle, quand on rencontre un écrivain, il y a une incitation à participer de manière active à la culture d'aujourd'hui, voire à en devenir un acteur, en écrivant, en chantant, en montant sur scène".

Où les professeurs de français recherchent-ils des informations sur la littérature belge?  Ils consultent avant tout la presse écrite ("Le Soir" et "La Libre Belgique"), la radio (La Première) et la télévision (l'émission "Livres à domicile"). Apparaissent ensuite les discussions entre collègues, la revue "Le Carnet et les Instants" (qu'on peut recevoir gratuitement sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles), les réseaux sociaux et les blogs littéraires, ainsi que le Prix des Lycéens.

Propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la collection Espace Nord (www.espacenord.com) rassemble plus de trois cent titres du patrimoine littéraire francophone belge. Ses atouts? Format de poche, prix accessible, dossier pédagogique (renseignements sur la vie de l'auteur, genèse du texte, cadre spatio-temporel, personnages, style, etc.).

Rappelons que les textes légaux n'imposent pas l'étude des auteurs belges en formation initiale. Les enseignants qui les abordent, le font par choix et par goût personnels. Chez les plus petits, plus de 5.000 enfants de 3 à 13 ans ont participé à "La petite fureur", prolongeant la lecture de livres de chez nous par une création. Il y a aussi le projet "Ecrivains en classe" qui permet d'accueillir un auteur ou un illustrateur en classe (du fondamental au supérieur) avec leurs déplacements défrayés.

Si vous êtes enseignant, n'hésitez pas dans les commentaires à nous faire part de vos expériences, suggestions et remarques !



mercredi 15 juin 2016

"Toute une vie d'amour" (Sophie et Jacques Mercier)

                                     

L'écrivain belge Jacques Mercier a choisi d'écrire son nouveau livre avec sa fille Sophie, 47 ans, conseillère conjugale et familiale. Le concept : il raconte la vie d'un couple en fiction, tandis qu'elle analyse l'histoire en fonction de son expérience professionnelle.

Jacques Mercier a confié au groupe Sud Presse :   "On l'a vraiment écrit ensemble. J'écrivais quelques pages et puis on en discutait. J'attendais son retour à elle sur mon texte pour préciser les caractères et écrire la suite. C'était une façon de travailler que je n'avais pas connue jusqu'ici, mais c'était passionnant. Nous avons choisi d'aborder les dix événements qui sont, à peu de choses près, les caractéristiques de ce que vivent tous les couples :  l'arrivée d'un enfant, le vieillissement, le partage des tâches, etc. Je me suis rendu compte que créer ainsi ensemble avec un de mes enfants enrichissait considérablement notre relation. On parle beaucoup plus que dans la vie familiale, et ce sont des conversations bien plus profondes. Nous avons aussi beaucoup pleuré avec Sophie. Parce que le dernier chapitre du livre aborde la disparition d'un des deux membres du couple que nous analysions. Cette fin faisait bien évidemment écho à nos vécus respectifs et Sophie m'a téléphoné en pleurs...  Mais bon, je voudrais insister que ce n'est pas du tout notre histoire que je raconte, mais évidemment, il y a des liens. J'ai trouvé, par exemple, que c'était fort intéressant son regard dans un chapitre intitulé "La Discute", un terme qu'elle a inventé. C'est le mot qui est entre "dispute" et "discussion". Ca, c'est vraiment un truc qui se passe dans tous les couples. Pour moi, plutôt dans le premier que dans le deuxième où c'est toujours fort calme... Mais le ton peut monter, je l'ai vécu, et comment fait-on après? Doit-on s'excuser? Comment s'en sortir? Sophie donne une sorte de recette et son analyse m'a vraiment plu".

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mercredi 8 juin 2016

Hommage royal au poète belge Emile Verhaeren

En cette année 2016, on célèbre le centenaire de la mort du poète belge Emile Verhaeren, décédé en 1916 à la gare de Rouen en France. Il existe deux musées qui lui sont entièrement dédiés en Belgique :  dans son village natal de Sint-Amands au bord de l'Escaut, et à Roisin où il a passé plusieurs étés avant la première guerre mondiale. Le Roi et la Reine ont tenu à lui rendre hommage à Sint-Amands en visitant son musée et en déposant une couronne de fleurs devant sa tombe. Rappelons qu'Emile Verhaeren était un ami proche du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth.

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Exposition "Emile Verhaeren : un poète pour l'Europe" (du 22 mai au 27 novembre 2016)
De son vivant, Emile Verhaeren connut une renommée européenne : ses poèmes furent traduits en plusieurs langues, il faisait des tournées littéraires et comptait de nombreux écrivains et artistes européens parmi ses amis. Indubitablement Verhaeren incarna l'idée d'une culture européenne. L'exposition présente un ensemble de livres rares, d'éditions illustrées, de photos et de documents qui illustrent la dimension européenne du poète. L'occasion de découvrir des oeuvres de Spilliaert, Van Rysselberghe, Masereel, etc. Infos : www.emileverhaeren.be

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