dimanche 28 juillet 2013

Premier roman de Yann Launois


Joue avec moi !

A l'occasion de la sortie de son roman "Joue avec moi", l'auteur belge Yann Launois (25 ans) a répondu aux questions du journal "La Province" :

"D'où tenez-vous votre inspiration?
- De mes rêves. J'adore me réveiller tous les matins et me souvenir de mes rêves. Je les écris sur une feuille. Pour moi, c'est la seule chose qui a de la valeur dans ma vie. Pour mon bouquin, je connaissais les grandes lignes de l'histoire, mais le reste était de l'improvisation.

- Comment décrire ce thriller?
- C'est une histoire compliquée. Il y a de l'intrigue, du suspense. On a envie d'aller plus loin pour savoir la suite. Mais on m'a souvent dit qu'il y avait un côté noir, obscur, certains ont même dit malsain. Mais c'est un livre qui me ressemble.

- Vous êtes quelqu'un d'obscur?
- Je suis quelqu'un de bizarre, d'atypique, j'ai mon côté noir aussi. Je suis gentil, agréable, toujours souriant, mais je ne suis pas quelqu'un d'impulsif. Je suis aussi très rationnel, terre à terre et neutre. J'ai peur de devenir un être humain un jour, car un être humain se laisse contrôler par ses émotions, il n'est pas maître. Moi, je contrôle le peu d'émotions que j'ai. Tout ce que je fais est pensé et logique. Je ne crois pas en l'amour, par exemple.

- Vous ne croyez pas en l'amour?
- Non... Pour vérifier l'amour, il faut l'avoir testé. Pendant longtemps, je n'ai jamais eu envie d'aller vers une fille ou un garçon. Je ne sais pas si je suis hétéro ou gay, vu que je n'ai jamais essayé. Mais j'ai appris il y a quelques mois que j'avais un problème physique ; çà explique certainement cette absence d'envie. Mais j'ai toujours pensé que l'humanité n'avait rien à m'apporter.

- Ce bouquin, c'est une manière de combler quelque chose?
- C'est une manière de comprendre des choses. Avec ce livre, j'ai réussi à répondre à beaucoup de questions que je me posais sur moi. Le livre m'a permis de me connaître plus en profondeur, d'aller de l'avant.

- Les gens ont aimé votre bouquin?
- Oui mais ils ont été aussi très perturbés. Je l'ai fait lire à un de mes collègues et il m'a dit en riant que j'étais un psychopathe! Bon, c'est le seul! Mais ce livre, c'est moi. Je suis quelqu'un qui est souvent seul, je ne me lie pas avec les autres, je n'y arrive pas et je n'en ai pas besoin. Ce livre est une manière d'essayer que les gens ouvrent les yeux sur le monde. Un peu comme dans la série "Experts Criminels" ou "Dexter" auquel je m'identifie beaucoup".

Vous pouvez commander le roman "Joue avec moi" en version papier (19,90 euros) ou en version ebook (4,99 euros) via ce lien :  http://7ecrit.com/joue-avec-moi-9989.html

lundi 1 juillet 2013

10ème livre de Micheline Boland

                                                         

Née en 1946, Micheline Boland est psychologue retraitée et habite Mont-sur-Marchienne dans la province du Hainaut. Outre ses talents de conteuse, elle participe à de nombreux concours littéraires et en a remporté plusieurs d'entre eux. Depuis 2004, dix livres ont été publiés aux éditions Chloé des Lys :  "Contes à travers les saisons", "Comment rendre votre quotidien plus plaisant?", "Nouvelles à travers les saisons", "Nouvelles à travers les passions", "Nouvelles entre chien et loup", "Nouvelles à fleur de peau", "Le magasin des contes", "Humeurs grises, nouvelles noires", "Des bleus au cœur", et "Le nouveau magasin de contes".

Je vous propose de (re)découvrir plusieurs interviews que m'a accordées Micheline :

- Sur la Belgique en 2009 :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2008/09/la-belgique-de-micheline-boland.html

- A l'occasion de la sortie de son livre "Le magasin des contes" en 2010 :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2010/05/interview-de-micheline-boland.html

- Interview croisée avec son époux Louis Delville, lui aussi conteur et auteur en 2011 :
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2011/09/interview-croisee-de-micheline-boland.html (1ère partie)
http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2011/09/interview-croisee-de-micheline-boland_18.html (2ème partie)

Il y a quelques mois, Micheline a reçu le Grand Prix International Charles Le Quintrec (catégorie haïku) par la Société des auteurs et poètes de la francophonie :
Photo : Je viens de recevoir Le Grand Prix International "Charles Le Quintrec" pour mon haïku : 

Retour de pêcheurs
Je respire à pleins poumons
De bons souvenirs.

Ci-dessous la couverture de son dixième livre sorti en 2013 : "Le nouveau magasin de contes". Voici quelques-unes des questions soulevées dans ce recueil où le merveilleux tient les rênes de l'imaginaire :  comment le monde a-t-il été créé? A quoi peuvent bien servir les trous dans les arbres? Les états d'âme de père Noël influencent-ils la météo? Les animaux prennent-ils des vacances? Les crapauds se transforment-ils en princes charmants? Les santons sont-ils nos alliés? St. Ambroise remplace-t-il parfois St. Nicolas?
                                                        
                                          Le nouveau magasin de contes


Vous pouvez acheter facilement ce livre à la Librairie Huwart à Mont-sur-Marchienne, à la Librairie Fafouille à Charleroi, sur le site Internet des éditions Chloé des Lys, ou directement par mail à l'auteur (http://homeusers.brutele.be/bolandecrits).                                                                      

mercredi 26 juin 2013

Interview d'Amélie Nothomb

                                                                                   

A l'occasion de sa participation au Marathon des Mots de Toulouse du 27 au 30 juin (www.lemarathondesmots.com), Amélie Nothomb a répondu aux questions du magazine "Point de Vue" :

"Vous relisez-vous à voix haute quand vous écrivez?
- Surtout pas : je ne supporte pas ma voix. A l'intérieur de ma tête, j'ai une autre voix que j'appelle ma voix intérieure dont le son est extrêmement différent du pitoyable organe que vous entendez. Dans ma tête, j'ai l'instrument que je veux. Je peux donc juger mes livres avec un instrument correct.

- Comment définiriez-vous cette voix?
- C'est une voix qui est à peu près le contraire de celle que vous entendez : elle est extrêmement grave, extrêmement mesurée. La voix dont je me sers pour vous parler est trop soprano à mon goût, trop métallique : si le compartiment couverts du lave-vaisselle pouvait parler, çà donnerait à peu près çà.

- Aimez-vous être lue?
- C'est toujours mieux d'être lue par quelqu'un d'autre, même si c'est quelqu'un dépourvu de talent. Mais il est arrivé combien de fois que des gens de grand talent me lisent et alors, j'atteins le sommet de la jouissance!

- Avez-vous déjà eu un sentiment d'étrangeté en entendant quelqu'un vous lire?
- C'est le meilleur : la bonne étrangeté. Et c'est d'ailleurs le but... Car le texte doit perdre cette horrible odeur qui est la sienne. Quand le texte ne sent plus soi, le but est atteint, c'est merveilleux.

- Est-ce que cette "odeur" a changé en 20 ans?
- Pas tellement. Finalement, il faut toujours un petit peu la même chose. Il faut un long sas de décontamination pour que mon texte cesse d'être irrespirable pour moi. L'odeur de moi est irrespirable. Quand beaucoup d'années ont passé, le texte perd l'odeur de son auteur, il devient beaucoup plus agréable.

- Parce que c'est plus universel, neutre?
- Ca n'est jamais neutre, mais il n'y a plus ce côté "Hou, çà me prend à la gorge, je ne peux plus supporter".

- Le Marathon des Mots célèbre vos 20 ans d'écriture. Ont-elles été conformes à vos attentes? Avez-vous eu des surprises?
- Je n'ai eu que des surprises, je n'avais aucune attente. C'était déjà miraculeux pour moi qu'un éditeur, à plus forte raison un grand éditeur, veuille bien de l'humble Belge que je suis. Franchement, je n'aurais jamais imaginé qu'il y aurait une suite au 1er septembre 1992, date de publication d' "Hygiène de l'assassin". Pour moi, c'était un merveilleux miracle qui allait durer deux mois.

- Combien de manuscrits avez-vous sacrifiés en 20 ans?
- "Sacrifier", çà n'est pas du tout le mot. Le premier but de l'écriture n'est pas la publication. Le but de l'écriture est très mystérieux. C'est une quête aveugle. La publication est un accident par rapport à l'acte d'écriture. Les chiffres parlent : je suis en train d'écrire mon 76ème roman. Or, j'en ai publié vingt...

- Vous n'écrivez donc que pour vous?
- Bien sûr. Accidentellement, il peut m'arriver  la re-lecture d'un manuscrit de me dire : "Tiens, celui-là, peut-être, je le montrerai". Mais au moment de l'écriture, il est impossible de penser à être lue. En tout cas, pour moi, çà me bloquerait complètement.

- Quels sont vos critères de publication?
- C'est très flou. Je vais être forcée de créer un horrible néologisme : c'est le critère de "partageabilité". Il s'agit de trouver ce qui est partageable ou non. Il faut que çà ne traite pas uniquement de mes obsessions.

- Y a-t-il des histoires que vous vous interdisez d'écrire?
- Non. Il y a des histoires que je n'ai pas envie d'écrire : tout ce qui pourrait être vulgaire, au-dessous de la ceinture...même si je n'ai rien contre le sexe, bien au contraire!

- Votre dernier livre, "Barbe Bleue", en témoigne d'ailleurs?
- C'est vrai. La façon dont se pratiquent les scènes sexuelles dans la majorité des romans modernes, ce n'est pas que cela me choque, c'est simplement que je me demande :  "quelles sont ces étranges recettes de cuisine qui, pour moi, ne correspondent à rien?". Quand le langage ne convient pas, c'est hors sujet.

- Quel programme pour les 20 prochaines années?
- Il n'y a jamais eu de programme. L'absence de programme restera certainement la même.

- Vous êtes quand même d'une régularité impressionnante?
- Cette régularité donne l'impression d'une visée à très long terme, mais elle n'a qu'un seul but : me permettre de survivre jusqu'au lendemain. Chaque matin, je me réveille dans un tel état de crise que si je m'astreins à une telle discipline, c'est vraiment pour survivre à très court terme".

dimanche 23 juin 2013

Actualité de Carine-Laure Desguin

                               Résultat d’images pour photo Carine-Laure Desguin             

La lecture de "Vieillir sans toi" de Michel Cyprien en 2007 redonne l'envie d'écrire à Carine-Laure Desguin, une infirmière à domicile de la région de Charleroi née en 1963 ("L'écriture, c'est chez moi comme des vents qui déboulent et qui soufflent tellement fort que rien ne leur résiste" , a-t-elle un jour répondu en interview). Elle écrit "Rue Baraka", un roman qui raconte la rencontre entre Tarek, déconnecté de la vie et des autres ayant un regard désabusé sur tout, un vieux peintre au regard enfantin et sa compagne Clara. Le manuscrit est accepté par les éditions Chloé des Lys. Afin de se faire connaître, Carine-Laure crée son blog en 2009 :   http://carinelauredesguin.over-blog.com . Son premier roman sort l'année suivante.

En juin 2010, elle accepte de répondre à mes questions :   http://carinelauredesguin.over-blog.com/article-un-amoureux-des-auteurs-belges-de-la-belgique-et-51672960.html . Et la presse régionale parle, elle aussi, de son travail.                                            
                                                                       
Trois ans après l'interview qu'elle m'avait accordée, Carine-Laure poursuit son parcours littéraire. En 2012, les éditions Chloé des Lys ont sorti son deuxième roman, intitulé "Les enfants du Grand Jardin". Dans ce grand jardin, des enfants venus de partout apprennent à vivre. Guidés par deux fées au sourire divin, ils s'initient à la langue que tout le monde comprend, celle qui parfume toute la planète. Emportées par cette histoire surréaliste, les deux fées gagneront-elles leur audacieux pari?

Carine-Laure participe à de nombreux concours qui lui ont offert plusieurs récompenses :  3ème prix du concours de poésie des Mutualités Socialistes de Charleroi pour son poème "L'arrivée", 2ème prix du concours de textes érotiques du cercle littéraire montois Clair de Luth pour son texte "Sans jamais rien se dire", 1er prix du concours de poésie moderne de Prom-Auteur pour son poème "Les éclectiques libertés", 3ème prix du concours de la Maison de la Francité à Bruxelles pour son texte "Plus tard, Goran sera...".  A l'étranger, elle fait partie des 30 auteurs choisis (parmi 700 textes reçus) par les chemins de fer suisses pour un ouvrage collectif ayant le train comme thème et distribué gratuitement dans les gares suisses, et elle a reçu le 1er prix du concours international de poésie "L'encre bleue" à Cavalaire-sur-Mer.        
                                         
Il y a quelques semaines, elle vient d'être admise au sein de l'Association des Artistes de Thudinie.

Parmi ses nombreux projets culturels, citons la préparation de l'adaptation théâtrale de "Rue Baraka" et la sortie de "Spirales urbaines" (éditions Chloé des Lys), un recueil d'une soixantaine de poésies.  Bref, on n'a pas fini d'entendre parler de Carine-Laure Desguin...                             

samedi 15 juin 2013

Prix littéraires 2013 de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Prix triennal de prose en langue régionale endogène (2500 euros) :
Il récompense, tous les trois ans (en alternance avec le prix triennal de poésie et le prix triennal d'écriture dramatique en langue régionale endogène), un texte en prose rédigé dans l'une des langues régionales de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le prix est attribué sur proposition d'un jury composé de cinq membres du Conseil des langues régionales endogènes. Le lauréat 2013 est le recueil "Doze fèmes" de Joël Thiry, né en 1957. Auteur de nouvelles, de bd et de livres culinaires en langue wallonne, il est aussi professeur de français et administrateur-délégué du Musée de la Parole en Ardenne.

Prix du rayonnement des Lettres Belges (4000 euros) :
Décerné pour la première fois en 1998, il récompense une personne de nationalité étrangère qui, dans son pays, a œuvré à la promotion de la littérature de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le lauréat 2013 est Arnaud Rykner pour l'ensemble de son travail. De nationalité française, professeur de la Sorbonne Nouvelle, il a consacré de nombreux travaux à l'œuvre de Maurice Maeterlinck, notre Prix Nobel de littérature.

Prix triennal du roman (8000 euros) :
Il récompense, tous les trois ans (en alternance avec le Prix triennal de poésie et le Prix triennal de théâtre), un auteur pour un roman publié. Le lauréat 2013 est "La vérité sur Marie" de l'écrivain et cinéaste belge Jean-Philippe Toussaint. Né à Bruxelles en 1957, on lui doit notamment "La télévision" (Prix Rossel 1997), "Faire l'amour", "Fuir" (Prix Médicis 2005), "La vérité sur Marie", "L'urgence et la patience", etc.

Prix Paroles Urbaines (1500 euros chacun) :
Depuis 2011, ils récompensent les écritures urbaines dans les catégories Slam, Spoken Word (texte scandé avec musique) et Ecriture Rap. Le prix Slam a été remis à Joy. De son vrai nom Gioia Frolli, elle est étudiante en langues et littératures romanes, slameuse active sur les scènes depuis un an. Le prix Spoken Word a été décerné au poète et dessinateur Carl Roosens, dont l'écriture est un mélange entre poésie scandée, électronique, hip-hop et fanfare décalée. Le prix Ecriture Rap a été remporté par Tonino, né Antonin El Hadj, membre du collectif hip-hop Trafiquants d'Arts. Ses thèmes de prédilection : la nuit et ses possibles, la musique comme métaphore de la liberté.

samedi 1 juin 2013

"Lovebirds : récits de mal d'amour" (Edmée De Xhavée)

 Née à Verviers en 1948, Edmée De Xhavée a grandi en écoutant les récits des vies de ses grands-parents et grands-oncles qui ont vécu en Argentine, en Uruguay et en Australie. Après avoir effectué une partie de ses études à Verviers, elle s'oriente vers les arts décoratifs à Bruxelles. A son tour, elle a vécu plusieurs années dans le sud de la France, en Italie et dans le New Jersey, avant de revenir s'installer en Belgique. Après le lancement de son blog http://edmeedexhavee.wordpress.com , les Editions Chloé des Lys publient ses romans "Les Romanichels" (paru en 2009) et "De l'autre côté de la rivière, Sibylla" (paru en 2011), qui racontent des histoires de famille et montrent comment la jeune génération s'est affranchie des conventions de l'hypocrisie qui régnaient dans certaines couches sociales afin de mener leur vie comme elle l'entend.

Edmée De Xhavée nous propose cette fois un recueil de huit nouvelles préfacé par le journaliste et écrivain Luc Beyer de Ryke :   "L'auteur, me semble-t-il, ressent profondément le tragique de l'existence. Mais, à l'encontre de la sentence shakespearienne selon laquelle le monde, ce théâtre où chacun joue un rôle, serait une succession pleines de bruit et de fureur et qui ne signifient rien, Edmée De Xhavée laisse transparaître, au bout du jeu, l'idée d'une rémission. Dans plusieurs des nouvelles qu'elle nous propose, ses personnages, en raison des circonstances et après bien des péripéties, se sauvent par une sorte de rachat. L'épilogue réconcilie avec la vie".

Ces huit nouvelles sont bien écrites et nous parlent d'amours, des non-dits, des secrets de famille. Les personnages sont Mr et Mme Toutlemonde et leurs histoires pourraient arriver à chacun d'entre nous. On "retrouve" ici et là certaines de nos connaissances. Dans son écriture, Edmée De Xhavée fait preuve d'originalité :  proposition de plusieurs scénarios dans "Un dimanche en famille" ; temps remonté et points de vue alternés des différents personnages dans "L'amour d'une mère". Bien sûr, les nouvelles qu'on apprécie ont un côté frustrant car elles finissent trop vite.

Voici les 4 nouvelles que j'ai beaucoup apprécié :  "La joie de Chérie", "Un amour d'amnésie", "Carte numéro 13 La Mort" et "L'amour d'une mère". Les quatre autres nouvelles m'ont moins attiré mais tout cela est subjectif et varie d'une personne à l'autre. Bonne continuation à Edmée De Xhavée!

Par ailleurs, le prix de ce livre (28,40 euros) est excessif.

P.S. Cliquez ci-dessous sur "De Xhavée Edmée" pour retrouver mes autres articles sur cet auteur.                                                                                                                         

dimanche 19 mai 2013

10ème Festival International et Marché de Poésie à Namur

Pour la 10ème année, la Maison de la Poésie à Namur (www.mplf.be) organise un Festival International et un Marché de Poésie du 19 au 23 juin 2013. De nombreuses rencontres/lectures ont lieu dans différents endroits de la ville (la bibliothèque communale, la Maison de la Culture, les librairies Point Virgule et Papyrus, p.ex.). Le vendredi, une croisière/excursion littéraire a lieu le long de la Meuse de Namur à Charleville-Mézières, où se trouvent la maison natale et la tombe d'Arthur Rimbaud.

Le Marché de Poésie se tiendra samedi et dimanche à la rue Fumal (parmi les éditeurs représentés :  L'Arbre à Paroles, Le Coudrier, Francophonie Vivante, Chloé des Lys, Maelström, Bleu d'Encre, Traversées, Couleur Livres, Esperluète, Le Taillis Pré, Tétras Lyre, etc.).

Parmi les poètes belges francophones invités, citons l'un des plus jeunes : Eric Piette. Né à Charleroi en 1983, il est licencié en philosophie morale et agrégé de l'Université Libre de Bruxelles. Il vit de métiers aléatoires, de voyages et d'écriture. De 2008 à 2012, il a été vice-président de l'Association des Amis d'André Dhôtel. Son premier livre, "Voz", publié aux éditions Taillis Pré, a obtenu le Prix Gros Sel du Public 2012 et le Prix Nicole Houssa 2012 de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. En 2013, avec Daniel Simon, Eric Piette a repris le co-pilotage de la revue "Les Feuillets de corde".

Dimanche de 16h à 17h, le numéro "Le Pot Belge" (consacré à la poésie belge francophone et néerlandophone) de la revue Deus Ex Machina sera présenté avec des lectures par les poètes néerlandophones Benno Barnard, Johan De Boose, Lies Van Gasse et Michaël Vandebril. Plus d'infos sur ces quatre auteurs :

- Benno Barnard :  né en 1954 aux Pays-Bas, Benno Barnard est poète, essayiste, écrivain de théâtre et traducteur. Fils du poète Guillaume van der Graft, il vit depuis 1976 en Belgique. Il a reçu divers prix littéraires d'envergure et est un invité régulier des festivals internationaux de poésie.

- Johan de Boose :   né en 1962 à Gand, Johan de Boose a obtenu un doctorat en philologie slave avec une étude sur le dramaturge Tadeusz Kantor. Il a d'abord travaillé une dizaine d'années dans le monde du théâtre, ensuite en tant que programmateur littéraire à la radio flamande. Ses publications sont imprégnées de ses longs séjours en Russie et en Pologne.

- Lies Van Gasse :  Lies Van Gasse est née en 1983 à Sint-Niklaas en Flandre orientale. Elle a fait des études de graphisme/illustration à l'Académie Sint-Lucas à Anvers. Ensuite, elle s'est spécialisée dans la peinture à l'Academia di Brera à Milan, où elle a reçu le titre de Maître en Arts Plastiques. Depuis 2005, elle a fait des expositions, tout en écrivant de la poésie. Avec son deuxième recueil "Sylvia" paru en 2010, elle invente le poème graphique.

- Michaël Vandebril :  né en 1972, Michaël Vandebril vit et travaille à Anvers où il est responsable depuis 2003 de la politique communale des Lettres. Grâce à son action, Anvers a été nommée Ville Mondiale du Livre en 2004 par l'Unesco. Il programme les Donderdagen van de Poëzie (Jeudis de la Poésie), ainsi que le Festival International de Poésie Felix Poetry. En 2011, il a constitué l'anthologie de la 5ème Nuit de la Poésie, dont il était le responsable. Depuis 2011, il fait également partie de la rédaction de la revue "Deux Ex Machina".

Enfin, le 10ème Festival International et Marché de Poésie se clôturera le dimanche à 20h par un spectacle poético-musical intitulé "Canopée".