dimanche 19 avril 2009

"L'enfant de Noé" (Eric-Emmanuel Schmitt)

Né en 1960 à Lyon, Eric-Emmanuel Schmitt est l'un des auteurs francophones les plus lus. On lui doit notamment "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran", "Oscar et la dame rose", "La rêveuse d'Ostende" et "Le libertin". Il habite depuis plusieurs années en Belgique, où il a tourné son film "Odette Toulemonde", et a obtenu la nationalité belge en 2008.

Durant la deuxième guerre mondiale, Joseph Bernstein, un juif de 7 ans vivant en Belgique, est confié par ses parents au comte et à la comtesse de Sully afin de le préserver des raffles nazies. Muni de faux papiers, il devient ensuite pensionnaire dans l'école du père Pons et confie : "Etre juif, pour l'instant, signifiait avoir des parents incapables de m'élever, posséder un nom qu'il fallait mieux remplacer, contrôler en permanence mes émotions et mentir. Alors, quel intérêt? J'avais très envie de devenir un petit orphelin catholique".

Malgré son jeune âge, Joseph devient très vite le confident du père Pons qui lui apprend l'hébreu et lui parle de ses doutes : "La religion juive insiste sur le respect, la chrétienne sur l'amour. Or, je m'interroge : le respect n'est-il pas plus fondamental que l'amour? Et plus réalisable aussi... Aimer mon ennemi, comme le propose Jésus, et tendre l'autre joue, je trouve çà admirable mais impraticable. Surtout en ce moment. Tu tendrais ton autre joue à Hitler, toi?".

Avec son ami juif Rudy, Joseph raconte leur quotidien au pensionnat, la peur lors des visites de la Gestapo, leurs interrogations, les dénonciations et la libération de la Belgique. A la fin de la guerre, il a la chance de revoir ses parents, mais les retrouvailles sont loin d'être faciles : "On ne retrouve pas ses parents juste en les embrassant. En trois ans, ils m'étaient devenus étrangers, sans doute parce que j'avais changé. Ils avaient quitté un enfant et récupéré un adolescent. L'appétit de réussite matérielle qui habitait mon père l'avait tellement transformé qu'il m'était difficile de reconnaître l'humble tailleur plaintif de Schaerbeek sous le récent nabab prospère de l'import-export".

Cinquante ans plus tard, Joseph est en Israël. Il nous montre que l'Histoire est un éternel recommencement et nous incite à être tolérants : "Etre pour Israël ne revient pas à approuver tout ce que décide Israël. Il faut faire la paix avec les Palestiniens. Ils ont autant de droits que toi à vivre ici. C'est leur territoire aussi. Ils y vivaient avant qu'on y établisse Israël. L'histoire même de notre persécution devrait nous conduire à leur adresser les paroles que nous-mêmes, nous avons attendues pendant des siècles". Félicitations à Eric-Emmanuel Schmitt pour son humanisme et ce roman très bien écrit, dédié à tous les Justes de la Nation qui ont sauvé des juifs durant la deuxième guerre mondiale.

jeudi 9 avril 2009

En bref...

1° Né en 1941 à Bruxelles, l'écrivain belge François Weyergans (Prix Goncourt 2005 pour "Trois jours chez ma mère") a été élu au 3ème tour à l'Académie Française avec 12 voix contre 6 à Didier Van Cauwelaert (écrivain français d'origine belge).

2° Les clubs Richelieu de Belgique et du Luxembourg ont remis le Prix Richelieu 2009 à Colette Nys-Mazure pour sa contribution à la promotion de la langue et de la culture françaises. Le jeudi 23 avril à 12h30, elle présentera son roman "Perdre pied" (éditions Desclée de Brouwer) lors d'une rencontre littéraire au palais des Beaux-Arts de Bruxelles. L'autre invité de cette rencontre est Nicolas Marchal, dont je vous ai déjà parlé, pour son roman "Les conquêtes véritables" (Prix Première 2009) paru aux Editions Namuroises.

3°Le Service de Promotion des Lettres Belges de langue française publie, tous les deux mois, une revue bimensuelle très intéressante et intitulée "Le Carnet et les Instants". Vous y trouverez des articles de fonds sur le marché du livre, des interviews, l'agenda des rencontres littéraires, la liste des dernières parutions, les bourses et prix littéraires, et des comptes-rendus de livres. Vous pouvez recevoir GRATUITEMENT cette revue sur simple demande (carnet.instants@cfwb.be).

4° Ancien vice-recteur de l'Université Catholique de Louvain, auteur de nombreux ouvrages, Gabriel Ringlet a été élu membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Il remplace Roger Foulon, décédé l'an dernier.

5° L'Apa-Bel (Association pour la conservation du patrimoine autobiographique de Belgique) récolte, conserve et archive les autobiographies non publiées. Ce fonds contient déjà 160 dépôts à la bibliothèque Montjoie à Uccle. Un groupe de lecteurs lit les textes et en rend compte dans sa revue "De temps en temps". Prochaine réunion de ce groupe : le 20 avril à 18h (plus d'infos : apabel@hiware.be).

6° La ville de Liège honorera prochainement le poète belge Maurice Carême dans la chapelle Saint-Maur de Cointe. Une exposition y aura lieu les 31 mai et 1er juin (de 14h à 19h), en collaboration avec les écoles du quartier. Jeannine Burny, la compagne du poète, y donnera une conférence intitulée "Maurice Carême : une vie et une oeuvre", et dédicacera son livre de souvenirs (6 mai à 18h).

7° Du 4 avril au 14 juin, le Musée Emile Verhaeren à Sint-Amands accueille l'exposition "Emile Verhaeren : entr'amis" qui présente les amis du poète : l'éditeur Edmond Deman, l'écrivain-avocat Edmond Picard, l'écrivain Stefan Zweig, et les peintres Théo Van Rysselberghe, Dario de Regoyos, William Degouve de Nuncques et Constant Montald. Par contre, on attend toujours la réouverture du Musée Emile Verhaeren à Roisin...

lundi 6 avril 2009

"Helena Vannek" (Armel Job)

Né en 1948, l'écrivain belge Armel Job a effectué sa carrière dans l'enseignement et a commencé à être publié en 1995. Son roman "Helena Vannek" a obtenu le Prix Rossel des Jeunes 2002, le Grand Prix Littéraire France/Wallonie-Bruxelles 2002 et le Prix des Lycéens 2003.

Dans la première partie, Helena Vannek ("une accidentée de la vie" selon Armel Job) nous raconte sa jeunesse dans un village de Flandre, peu de temps avant la deuxième guerre mondiale. Après le décès de leur mère, Helena, son frère Tobie et sa soeur Mieke restent avec leur père Théo, un marchand de chevaux de trait discret, autoritaire et respecté. Helena est institutrice. Afin de distraire son fils qui ne parvient pas à faire le deuil de sa maman, Théo engage Guido, un mystérieux apprenti n'aimant pas parler de sa famille et de son passé. Les deux jeunes hommes deviennent vite inséparables. Helena nous raconte son amour pour Guido et nous montre l'influence des Jeunesses Hitlériennes dans notre pays à cette époque. Suite à l'accident de Tobie dont il se sent responsable, Guido quitte la famille Vannek et rejoint le port d'Anvers, où il souhaite être engagé sur un bateau. Helena l'accompagne et tente en vain de l'en dissuader. Une lettre de Guido laissée à Théo, remplie de sous-entendus ambigus, fait croire à la jeune femme que Guido est le fils caché de son père et est amoureux d'elle...

La deuxième partie de ce roman a été écrite, trente ans plus tard à Liège, par Raoul, le fils d'Helena Vannek. Après le décès de sa mère, il est bouleversé par le récit autobiographique qu'elle avait confié à son médecin et que nous avons pu lire dans la première partie. Raoul découvre l'histoire de sa famille maternelle : "Je ressassai les révélations du cahier L'Ecolier. J'avais maintenant un oncle Tobie mort avant que j'en ai appris l'existence, un autre Guido encore en vie peut-être. Ma tante Mieke, dont mes soeurs et moi nous étions promis de rechercher l'adresse, m'apparaissait si vivante, si séduisante, malgré l'animosité de ma mère, que j'en avais presque un faible pour elle. Mis à part ses funérailles en Flandre, je n'avais pratiquement aucun souvenir de mon grand-père Théo ; et voilà qu'il surgissait d'entre les morts sous le masque hiératique d'un patriarche redoutable. Evidemment, ma mère, surtout, me fascinnait : l'exaltation à fleur de peau, donnant tête baissée dans la fatalité. Elle n'avait pas épousé l'homme qu'elle aimait mais mon père".

Afin de connaître toute la vérité, Raoul rencontre sa tante Mieke au Canada. Les rebondissements inattendus se multiplient et rendent la fin du roman passionnante. En écho à la dernière phrase du récit d'Helena ("A quoi bon se fatiguer à retenir une vie inutile?"), Raoul écrit : "La tristesse absurde de son existence entière me submergea (...) Sa vie, faute d'être heureuse, aurait été tragique, ce qui lui laissait grandeur et beauté". Au terme de ce roman très bien rédigé, je garderai d'Helena Vannek le souvenir d'une vie gâchée par les ambiguïtés d'une lettre.

lundi 30 mars 2009

Premier livre de Philippe Desterbecq

Originaire d'Ath mais habitant aujourd'hui Saint-Symphorien, Philippe Desterbecq, instituteur primaire, vient de sortir "Nouvelles et textes de moi" aux éditions Elzévir et d'accorder une interview au "Jeudi Soir" :

"Pourquoi avoir choisi d'écrire un recueil de nouvelles?
- J'avais déjà écrit deux romans (dont un pour enfant) qui étaient restés dans mes tiroirs. Je les avais envoyés à plusieurs maisons d'édition mais j'avais essuyé des refus. Ecrire des histoires pour qu'elles restent dans un tiroir n'est pas intéressant. Les nouvelles rassemblées dans ce recueil sont celles que j'ai écrites à l'occasion de différents concours littéraires. J'ai eu envie de les rassembler dans un recueil.
- Quels sont les avantages qu'offre l'écriture de nouvelles?
- Les histoires sont écrites en peu de temps. Ecrire un roman en demande davantage et, ayant une activité professionnelle à côté, je n'en ai pas beaucoup.
- Avez-vous rassemblé ces nouvelles en suivant un fil conducteur particulier?
- Non. Car les concours pour lesquels j'avais écrit les nouvelles avaient des thèmes différents. Certains lecteurs m'ont dit qu'elles présentaient toutes des personnages ayant des problèmes psychologiques. Je ne suis pas d'accord avec cette vision. Je pense que les personnages se rejoignent par les difficultés qu'ils ont connues dans leur enfance. J'ai simplement pris les nouvelles que j'aimais le plus.
- Comment concevez-vous vos personnages?
- Ils s'imposent à moi, je ne choisis pas de les créer. D'ailleurs, si certaines nouvelles se terminent de façon malheureuse, je ne le cherche pas. C'est l'écriture qui me conduit où elle veut. Je ne sais jamais où une histoire va me mener. Quelques personnes de mon entourage m'ont dit qu'elles ne me reconnaissaient pas dans ce recueil. C'est un peu comme si les personnages étaient près de moi et qu'ils me disaient : "Ecris mon histoire!".
- Vous faites donc une distinction entre vos écrits et vous?
- Absolument. Je pense que cet ouvrage est simplement le reflet de la vie. Et dans la vie, les histoires ne se finissent pas toujours bien. Je rapproche le rôle d'écrivain à celui d'acteur : ce n'est pas parce qu'un comédien interprète le rôle d'un tueur qu'il en est un. C'est pareil pour moi, je ne suis pas ce que j'écris.
- Vous êtes instituteur. Enseignez-vous à vos élèves la passion pour l'écriture?
- C'est plus difficile. Je leur enseigne d'abord la passion pour la lecture. J'ai dans ma classe une bibliothèque bien fournie et je demande à mes élèves de lire cinq livres par année scolaire. Mais je ne les oblige jamais à lire un ouvrage. La lecture doit rester un plaisir. Si un élève prend un livre, il peut lire quelques pages et en choisir un autre si l'histoire ne lui dit rien. S'il ne lit qu'un livre jusqu'au bout, j'aurais déjà gagné!
- A quoi travaillez-vous en ce moment?
- J'ai fini une nouvelle et je poursuis les concours. J'en ai deux en cours. Je n'ai pas mis définitivement l'écriture des romans de côté, mais j'ai trouvé en la nouvelle un genre qui me plaît".

Plus d'infos sur http://www.philippedester.canalblog.com/

mardi 24 mars 2009

"Sur les pas des écrivains en Hainaut" (Robert Desessarts)

La série "Sur les pas des écrivains" est intéressante et agréable à lire : elle nous raconte où des auteurs sont nés ou ont séjourné, et elle nous explique, à l'aide d'extraits de livres, comment une région (ici la province du Hainaut) les a inspirés. En voici quelques exemples!

Chef-lieu du Hainaut, Mons a inspiré Charles Plisnier, Fernand Dumont et Charles Bertin. Mais Constant Malva fait remarquer dans son "Journal d'un mineur" : "La ville de Mons, qui touche au Borinage par Jemappes et par Cuesmes, n'appartient pas au Borinage. Le Montois dédaigne le Borain qui le lui rend bien". Né à Quaregnon, Constant Malva est l'auteur de plusieurs livres qui décrivent les difficiles conditions de travail dans les charbonnages (littérature prolétarienne). Le Borinage sert aussi de décor à "Happe-chair", un livre de Camille Lemonnier racontant la révolte des ouvriers contre le chômage et les baisses de salaire. Notons que la prison de Mons a accueilli, au 19ème siècle, l'écrivain Paul Verlaine, condamné pour avoir tiré deux coups de révolver sur Rimbaud!

Le château de Beloeil garde le souvenir du prince Charles-Joseph de Ligne, invité régulier des Cours européennes, qui a laissé de nombreux écrits intéressants sur la vie au 18ème siècle. Le village d'Erbisoeul accueille depuis de nombreuses années Pierre Coran, auteur de nombreux livres pour enfants et père du poète Carl Norac. Non loin de là, c'est à Lens que Paul Cuvelier a créé le personnage de bande dessinée Corentin avec le scénariste Van Hamme. Roger Foulon a fait connaître l'histoire de sa région de Thuin et y a développé de nombreuses activités littéraires, notamment à travers sa revue "Les feuillets du Spantôle". Rièzes a vu naître Arthur Masson qui a créé le personnage de Toine Culot, le maïeur du village imaginaire de Trignolles. Quant au poète Emile Verhaeren, il vivait plusieurs mois par an en bordure de la forêt du "Caillou-qui-bique" à Roisin.

Passons à la région du Centre. Une rue de La Louvière rappelle le souvenir de la Louviéroise Marguerite Bervoets, poète et essayiste, décapitée en 1944 à l'âge de trente ans. C'est à Marcinelle qu'est né Jules Destrée, ministre belge des Arts et Sciences et créateur de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. De son côté, Xavier Hanotte évoque Gosselies, sa ville natale, dans son roman "Manière noire". Fleurus a vu naître les deux frères romanciers Bernard Tirtiaux et François Emmanuel. Ajoutons aussi que Marcinelle a été un haut lieu de la bande dessinée belge à travers le "Journal de Spirou".

Remarque : la région de Tournai est reprise dans le livre "Sur les pas des écrivains de l'Escaut" qui présente notamment le Jardin des Poètes dans le petit cimetière du Mont-Saint-Aubert.

mercredi 18 mars 2009

Amélie Nothomb et la Belgique

Voici un extrait de l'interview accordée par Amélie Nothomb à la revue trimestrielle "Les Amis de l'Ardenne" (n°23/ décembre 2008) :

"Vous avez découvert votre pays, la Belgique, à l'âge de 17 ans seulement. C'était un monde évidemment étranger pour vous et vous avez eu beaucoup de difficulté à vous y adapter. Pourtant, aujourd'hui, vous vous revendiquez clairement comme écrivain belge?
- Oui. De toute façon, cette identité, je l'ai toujours revendiquée, mais encore plus aujourd'hui que la nation est en perdition. C'est une volonté politique. Je pense qu'il faut une Belgique, il faut que ce pays demeure. Toute scission de la Belgique serait une catastrophe. Il faut vraiment éviter cela. Je crois que 99% des Belges en sont convaincus. C'est terrible, insensé, qu'une seule minorité de politiciens puisse créer de tels problèmes.
- Vous vous partagez entre Paris et Bruxelles. Quelle est la différence à vos yeux entre la vie culturelle bruxelloise et parisienne?
- Oh, cela n'a strictement rien à voir. Je dis toujours que Paris est la guerre et que Bruxelles est la paix. J'ai besoin d'aller régulièrement au front et j'ai besoin de retrouver régulièrement la paix. Tout cela est vrai aussi pour la vie culturelle. Présenter un spectacle, ou quoi que ce soit, à Paris est une expérience violente et dangereuse. En France, c'est toujours tout ou rien. Mais si on gagne la bataille, le succès est d'autant plus grand et étincelant. Paris est une ville violente et, pour cette raison, fascinante, mais aussi traumatisante. Bruxelles est une ville pacifique, mais si j'y vivais constamment, peut-être m'y ennuierais-je.
- Vous avez dit quelque part : "Les Belges ont des idées tordues". Jules César disait déjà : "L'absurdité en Belgique, c'est un pléonasme".
- Jules César a complètement raison. Nous étions surréalistes bien avant l'invention du surréalisme. Je remarque l'absurde à chaque fois que je retourne en Belgique. Je le remarque chez mes parents. Moi-même, je le suis sûrement complètement. L'océan qu'il y a entre la France et la Belgique me frappe très fort. C'est aussi pour cela qu'il faut que la Belgique demeure et que tout projet rattachiste est tout simplement une aberration".

samedi 14 mars 2009

Récompenses littéraires belges (mars 2009)

Le Prix Première (5.000 euros) récompense chaque année un premier roman francophone. Le jury était présidé par Corinne Boulangier et composé d'auditeurs de la radio La Première. Pour cette édition 2009, il a été attribué à Nicolas Marchal (32 ans), professeur de français dans l'enseignement secondaire, pour son roman "Les conquêtes véritables" publié aux Presses Universitaires de Namur. Les thèmes de l'héritage et de la transmission sont très présents dans son roman, ainsi que Napoléon, Cendras, Céline et Rimbaud. Préface de Paul Emond.

L'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique a remis début mars 14 prix littéraires (plus d'infos sur www.arllfb.be) :

- Prix Emile Polak : Antoine Wauters pour son recueil poétique "Debout sur la langue"
- Prix Georges Lackem : Raphaël Miccoli pour son recueil poétique "Coeur à corps"
- Prix Bosquet de Thoran : Werner Lambersy pour l'ensemble de son oeuvre
- Prix Eugène Schmits : Gaspard Hons pour son recueil poétique "Les abeilles de personne"
- Prix Georges Garnir : Armel Job pour son roman "Le commandant Bill"
- Prix Sander Pierron : Grégoire Polet pour son roman "Chucho"
- Prix André Praga : Philippe Blasband pour le scénario de son film "Coquelicots"
- Prix Félix Denayer : Huguette de Broqueville pour son roman "Lydia, l'éclat de l'inachevé"
- Prix Franz De Wever : Nicolas Ancion pour son recueil de nouvelles "Nous sommes tous des playmobiles"
- Prix Robert Duterme : Bernard Quiriny pour son recueil de nouvelles "Contes carnivores"
- Prix Jean Kobs : Serge Meurant pour son recueil de poésies "Ici-bas"
- Prix Verdickt-Rijdams : Jean-Louis Michaux pour son essai "L'énigme Schubert. Le mal qui ne pouvait dire son nom"
- Prix Emmanuel Vassaert : Frans De Haes pour son essai "Les pas de la voyageuse. Dominique Rolin"
- Prix Albert Mockel : Philippe Jones pour l'ensemble de son oeuvre poétique

Si vous avez lu un de ces livres ou de ces auteurs, n'hésitez pas à nous donner votre avis!