mercredi 7 avril 2021

"Kérosène" (Adeline Dieudonné)


A l'occasion de la sortie de "Kérosène", l'auteure belge Adeline Dieudonné a répondu aux questions du groupe "L'Avenir" :

"Votre deuxième roman est sorti ce 1er avril : c'est vous qui avez choisi la date ?

- Non, c'est ma maison d'édition mais ça va bien au livre.

- Vos personnages, on peut dire que ce qu'ils ont en commun, c'est une vie de merde ?

- Oui, on peut voir ça comme ça. Ils ont une vie pas facile en tout cas, pour des raisons très différentes. Ils sont en lutte, pour leur survie, contre la folie, contre le monde qui les entoure, parfois pour des raisons absurdes.

- Ils ont aussi en commun un lien de domination, que ce soit une domination masculine, de classe, de l'âge ?

- Les rapports de domination, c'est une obsession chez moi. C'est déjà très présent dans "La vraie vie". Il y a toutes sortes de dominations comme celle qu'on exerce sur les enfants, sur les personnes âgées, comme Monica qui refuse d'aller là où on veut l'emmener, ou la domination de classe avec Pupute qui est dans la misère et qui tombe sous la coupe de cette femme. Ou Alika la nounou. Il y a aussi la domination de l'être humain sur le vivant, avec le personnage du cheval Red Apple, le dauphin, la truie. Ce qui m'intéresse, c'est que ce rapport de domination exerce sur les dominés et quel effet ça a sur les dominants.

- Est-ce que le confinement a eu une influence sur ce livre ?

- Oui, il lui a presque donné naissance. Il y a un an, j'écrivais un tout autre roman. Ca parlait de colapsologie, de survivalisme. La réalité a rattrapé le sujet en quelque sorte, je n'avais plus aucun recul. Je l'ai mis de côté. J'ai commencé à écrire des histoires courtes pour le faire plaisir, pour l'évader. "Kérosène" est presque une conséquence du confinement.

- "La vraie vie" doit être montré au théâtre : ça doit être frustrant ?

- C'est horriblement frustrant, à cause du manque de perceptive, le fait d'être complètement nié par les annonces du gouvernement. On n'a pas repoussé la date : on n'en a juste pas parlé. C'est terrible d'être oublié et ignoré à ce point". 

mercredi 17 mars 2021

Ré-édition des "Aventures des Pièces-à-Trou"

                              


Bonne nouvelle pour les enseignants !  En effet, "Le Commando des Pièces-à-Trou" de l'auteur belge Pierre Coran, qui fut publié par les éditions Milan, était épuisé et la nouvelle direction générale (Bayard) ne voulait pas le ré-éditer. Le 1er juillet 2017, l'auteur a récupéré les droits de l'ouvrage. Son but : une édition nouvelle car la demande scolaire restait importante pour ces années de guerre vues par des enfants.

En effet, le roman "Les Aventures des Pièces-à-Trou" retrace des faits réels vécus par Pierre Coran à Saint-Denis-en-Brocqueroie, son village natal, petit village de bois, d'étangs et de carrières, situé non loin de Mons (Capitale Culturelle Européenne en 2015) en Belgique.

Le personnage central Simon et la classe des 9-12 ans de Monsieur Clément jouent aux résistants au sein d'un groupe appelé les "Pièces-à-Trou" (du nom de leur trésor caché dans un arbre). Le texte a été partiellement ré-étudié par Pierre Coran, qui fait du présent ouvrage non plus une trilogie mais une oeuvre nouvelle à part entière. 

Cliquez ci-dessous sur "Coran Pierre" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet écrivain belge.

mercredi 10 mars 2021

"Ma femme écrit" (Jonathan Zaccaï)

 


Né en 1970 à Bruxelles, l'acteur belge Jonathan Zaccaï sort son premier roman, dans lequel il rend hommage à sa mère Sarah Kaliski, une artiste peintre décédée en 2010. 

Jonathan Zaccaï a répondu aux questions des journaux du groupe Sud Presse :

"Comment vous est venue l'envie d'écrire ce premier roman ?

- J'avais d'abord l'envie vorace d'écrire un livre sur ma mère, une artiste peintre que je voulais faire connaître un peu plus. Elle n'a pas eu la carrière qu'elle méritait. C'était ma première intention mais je ne parvenais pas à trouver la forme réelle de cet ouvrage. Quand ma femme m'a annoncé qu'elle écrivait un scénario dans lequel ma mère était le personnage central, ça m'a rendu dingue. Je l'ai très mal vécu. J'estimais que le personnage de ma mère m'appartenait, que j'étais le seul à pouvoir le faire. Ce postulat m'a amené le roman. Heureusement, ma femme a beaucoup d'humour. Si j'en fais une ennemie dans le livre, tout s'est déroulé en douceur dans la vraie vie.

- Est-ce plus facile d'écrire un livre ou de jouer la comédie ?

- Ca fait longtemps que l'écriture m'accompagne. C'est un chemin parallèle à ma carrière d'acteur. J'ai ces passions chevillées au corps depuis toujours. Dans mes tiroirs, j'ai encore beaucoup d'écrits que je n'ai pas envoyé à des éditeurs. J'ai osé le faire avec "Ma femme écrit". Quand on sort un roman, la pression est différente que lorsqu'on joue dans un nouveau film. Cela dit, il y a toujours l'envie que ça plaise.

- Dans la vie, êtes-vous aussi bipolaire que votre personnage ?

- J'ai forcé le trait. J'ai tous les défauts de mon personnage, mais en moins grossier. Mon thermostat est à deux, le sien est à dix. Il est excessif. Au fur et à mesure du récit, je voulais que les lecteurs comprennent que ce n'était pas vraiment moi. Et puis, c'est toujours intéressant de mettre en évidence les failles dont on a honte. Dans notre société, on passe nos journées à se cacher et à vouloir paraître presque parfait ! Moi, ce qui me plaît le plus chez les gens, ce sont leurs faiblesses et leurs défauts. Je voulais que mon personnage transpire l'honnêteté et la comédie. Un mec qui regarde son bide pour vérifier ses abdos, ça me fait rire.

- Et vous, vos failles ?

- J'ai une tendance paranoïaque. Je suis du genre à anticiper les situations et à envisager toutes les possibilités. Avec le temps, c'est quelque chose que j'ai appris à gérer. J'essaie de me calmer mais c'est parfois fatiguant.

- Quels enseignements retenez-vous de votre mère ?

- Elle m'a donné la liberté de croire en ce que j'avais envie de faire. Elle avait une énorme liberté dans sa manière de voir le monde. Ma mère était assez imposante et même parfois chiante dans sa folie. C'était une femme libre, sans filtre, et qui n'a jamais fait de compromis. Elle osait des choses, une véritable artiste. Elle avait quelque chose d'exemplaire. Son art était du grand art, mais sa personne était sans jugement et sans calcul. C'est une belle leçon. Si elle avait lu mon roman, elle aurait crié au génie, c'est certain !". 

vendredi 19 février 2021

Récompense pour l'auteure belge Colette Nys-Mazure


Installée à Nantes, l'Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire vient d'attribuer le Prix Yves Cosson 2021 à l'auteure belge Colette Nys-Mazure. A cette occasion, elle a répondu aux questions d'une autre auteure belge, Françoise Lison-Leroy, pour le journal "Le Courrier de l'Escaut" :

"La poésie, élue parmi les autres modes d'expression littéraire ?
- Depuis l'enfance, je suis sensible aux sons des mots autant qu'à leur multiples sens. La poésie est ma langue maternelle. Elle n'explique pas mais suggère. Elle donne d'exister davantage et parfois de survivre. Tous sens en éveil, elle n'en finit pas de dénoncer et de célébrer. Elle suscite l'émerveillement et le courage d'être. J'ai écrit plusieurs essais pour manifester que la vie poétique, j'y crois.

- Un prix international qui te touche, décerné par l'académie littéraire de deux régions que tu apprécies particulièrement ?
- Je fréquente l'Anjou depuis longtemps :  en résidence poétique à Rochefort-sur-Loire, tous les après-midis, j'intervenais en médiathèques, lycées et associations de la région. Plus tard, pour Lire Ecrire Compter d'Angers, j'ai animé des ateliers débouchant sur un livre. J'ai donné pas mal de conférences à l'université. Quant à la Bretagne, j'avais été invitée à présenter des livres dans les librairies dès 1998, puis à collaborer avec l'Ecole Navale de Brest, à participer à l'université d'été de "La Vie" Nantes. Donc, je me sens un peu chez moi :  le TGV Lille-Angers-Nantes est direct. J'aime la Loire et l'Atlantique. Le poète Yves Cosson, dont ce prix porte le nom, a publié de nombreux ensembles poétiques. Décédé en 2012, il était sociétaire de cette académie. Ignorant que mon nom avait été proposé, j'ai été d'autant plus heureuse de la surprise.

- Ancrée en Hainaut Occidental, comme en francophonie, ton oeuvre est ouverte sur le monde. Des pôles essentiels ?
- Mes familles paternelle et maternelle sont d'Estaimbourg et de Pottes. Bien que née à Wavre, je suis arrivée à Kain dès mes 7 ans à la mort de mes parents. Mon attachement profond à ces paysages tempérés, à l'Escaut, à la ville de Tournai, ne m'a pas empêché de voyager à travers l'Europe, les Etats-Unis, le Québec, l'Afrique du Nord, pour parler des écrivains de chez nous, assurer des lectures de mes poèmes. Un arbre solidement enraciné peut déployer ses branches.

- Un prix littéraire récompense avant tout une écriture personnelle, une langue forgée au fil du temps, comme tout art que l'on construit avec tout son être ?
- Ce n'est pas si simple qu'on le croit de trouver son chemin, surtout lorsque, professeure de français en contact permanent avec les écrivains les plus exigeants, l'admiration risque de paralyser. Ne pas imiter, mais inventer ses images et ses musiques, prend le temps, l'expérience d'une vie".

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mercredi 3 février 2021

Récompense pour l'auteure belge Françoise Lison-Leroy



L'auteure belge Françoise Lison-Leroy a reçu le Prix François Coppée 2020 de l'Académie française pour son livre "Les blancs pains" paru en 2019 aux éditions Esperluète.

A cette occasion, Françoise Lison-Leroy a répondu aux questions du journal "Le Courrier de l'Escaut" :

"Est-ce important pour une auteure d'avoir un prix ?

- C'est surtout très important pour l'éditeur parce que le livre sera un peu plus diffusé. En poésie, c'est bienvenu, surtout pour une petite maison d'édition qui fait du très bon travail et qui prend des risques. Personnellement, c'est une belle reconnaissance de mon travail pendant toutes ces années. Je n'ai pas fait carrière dans la poésie, j'estime juste avoir eu beaucoup de chance d'avoir pu continuer à faire ce que j'aime tout en enseignant et en écrivant des articles pour le journal. Je n'ai pas de pression. Personne ne me rappelle que je dois sortir quelque chose en 2020. J'aime ne pas être attachée à un seul éditeur parce que ça me permet beaucoup de rencontres. C'est l'éditrice de l'Esperluète, Anne Leloup qui, après avoir lu mon texte, m'a mise en contact avec l'illustratrice du recueil, Diane Delafontaine. C'est amusant :  elle est domiciliée à Ecaussinnes et son compagnon est originaire de Blandain.

- Le thème du recueil (la mort d'une petite fille) n'était pas forcément évident à illustrer ?

- Effectivement. La petite soeur de mon papa avait 18 mois quand elle est morte. Il a toujours entretenu sa petite tombe à Wodecq. J'ai continué à le faire. Pour moi, c'est important d'avoir une place quelque part.  La thématique touche tellement les gens que, lors de la présentation du livre à Wodecq, il y avait 100 personnes. Cette célébration des racines du village à travers cette reconnaissance me fait tellement plaisir, car ce recueil apprécié par un jury à Paris a été écrit dans le Tournaisis et concerne le village de Wodecq, le hameau du Camp du Pont précisément. C'est tellement important pour moi de rester ancrée quelque part. Je ne suis pas une grande voyageuse, mais j'aime beaucoup être ailleurs de temps en temps, pour savoir comment c'est par rapport à ici.

- Quand et comment écrivez-vous ?

- Quand suffisamment d'éléments ont mûri dans ma tête, je me mets à l'écriture. Généralement, pas plus d'une heure par jour, souvent le matin, toujours dans la même pièce réservée exclusivement à l'écriture : où il n'y a pas le téléphone, pas d'ordinateur, bref aucune tentation. Je relis chaque fois ce que j'ai écrit la veille pour me remettre dans le rythme. Je reste habitée par le sujet tant que l'écriture n'est pas terminée. Mais je ne m'isole jamais complètement. L'écriture est importante pour moi, mais je veille à ce que ce travail ne pèse pas sur mon entourage, sur la famille, sur le quotidien, sur les rencontres.

- Respectez-vous des rituels d'écriture ?

- Mes poèmes commencent toujours dans un bloc de feuilles tout à fait ordinaire. Après, je recopie dans un autre cahier. Puis dans un plus beau carnet, en apportant chaque fois des corrections avec toujours un peu moins de ratures. Après ces trois étapes, je tape tout à l'ordinateur et je corrige autant de fois que nécessaire. Je n'ai jamais rien envoyé d'autre à un éditeur qu'une impression d'ordinateur. Toujours par la poste, parce que c'est selon moi le chemin le plus naturel. Et c'est aussi une volonté de tenter sa chance comme tout le monde. Il m'est arrivé de devoir attendre trois ou quatre mois avant d'avoir une réponse. Parfois, je n'ai eu aucune réponse. Mais je ne téléphone pas.

- Sur quoi travaillez-vous pour l'instant ?

- Je n'écris pas pour l'instant, je n'en ai pas envie, je ne suis pas disponible. Je connais des personnes touchées par le coronavirus, et l'atmosphère est telle qu'on ressent l'inquiétude de tout le monde autour de soi. Un livre de poésie pour enfants, déjà écrit depuis un certain temps, va sortir en 2021".

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mercredi 20 janvier 2021

Décès de l'auteure belge Nicole Verschoore

                        


Fin décembre, l'auteure belge Nicole Verschoore est décédée à Knokke à l'âge de 81 ans. Née dans une famille de la bourgeoise gantoise, parfaite bilingue, elle commença par une carrière académique comme assistante à l'Université de Gand, puis se tourne vers le journalisme. Pendant une quinzaine d'années, elle occupe le poste de rédactrice responsable de la culture au quotidien "Het Laatste Nieuws". De 1994 à 1999, elle prend la direction d'un des derniers journaux en français en Flandre : l'hebdomadaire gantois "Le Nouveau Courrier". Après son dernier numéro, elle collabore ensuite à "La Revue Générale" et à "Nouvelles de Flandre".

Outre cette carrière de journaliste, elle était aussi auteure. Elle a d'abord publié les lettres de guerre de son grand-père Alfons Sevens, prisonnier politique de 1914 à 1918. Son premier roman, "Le Maître du bourg", sort en 1994. La vie et les oeuvres des 18ème et 19ème siècles l'inspirent pour le décor historique des trois romans publiés aux éditions Le Cri :  "Les parchemins de la tour",  "Le Mont Blandin", et "La charrette de Lapsceure". Cette trilogie lui vaut le Prix Michot 2007 de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Elle publie ensuite d'autres romans et un recueil de nouvelles. 

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mercredi 6 janvier 2021

"Sa dernière chance" (Armel Job)

          


L'écrivain et académicien belge Armel Job (72 ans) a répondu aux questions de "Plus Magazine" :

"Où nous emmenez-vous dans "Sa dernière chance"  ?

- L'action se passe principalement à Verviers et à Liège.

- Liège où vous avez fait vos études de philologie classique, la ville de Simenon :  on ressent chez vous une attirance pour cette ville ?

- J'ai passé toute mon enfance à la campagne, puis j'ai été interne au séminaire de Bastogne. Un internat est plutôt une sorte de no man's land. La première ville que j'ai connue, c'est Liège quand je suis arrivé à l'université. Après six ans d'enfermement à Bastogne, pour ainsi dire, j'étais rendu à la liberté. J'habitais en Outremeuse. J'aimais bien l'odeur de la ville, on sentait le coke des aciéries à l'époque, les bateaux sur le fleuve, la gouaille populaire, les vendeurs de crème glacée en tripoteur, les marchants ambulants qui criaient en wallon. Et j'aimais la vie intellectuelle de l'université, le challenge que représentaient des études ardues, qui rendaient la vie plus piquante. Je me souviens des matins pleins de fraîcheur où, l'estomac noué, je partais pour une journée de sept ou huit examens à la file. Dès que je reviens à Liège, ces impressions de jeunesse et de liberté me reviennent à l'esprit.

- Vous vivez dans un village ardennais, proche des forêts et d'une rivière :  est-ce source d'inspiration ?

- J'y trouve la tranquilité nécessaire à mon travail. Quand je suis en panne dans l'écriture, je vais me promener en forêt. Je ne pense à rien, je marche et curieusement, les idées accourent toutes seules. Mais je ne cherche pas à fourrer la nature dans mes romans. Je suis plus intéressé par les humains que par le décor.

- Comment vous préparez-vous à l'écriture d'un roman ?

- Pour commencer un roman, j'ai seulement besoin d'une idée d'histoire. Je ne m'informe en route que sur des points techniques très particuliers. Si je tue quelqu'un dans l'histoire, je demande à un médecin légiste l'état du cadavre quand on va le découvrir. Je ne vais pas sur les lieux. Au besoin, je consulte Google Street. J'ai étudié la documentation seulement pour "Dans la gueule de la bête" qui traite du sort des juifs à Liège pendant la guerre car je devais respecter les événements historiques et pour "Loin des mosquées" à propos des mariages arrangés dans la communauté turque.

- Ecrire :  pour vous, est-ce loisir, plaisir, contrainte ?

- Travail essentiellement, parfois douleur, heureusement aussi joie de la découverte. Tout ce qui vaut la peine demande de la peine.

- Vous publiez un roman par an. Vous imposez-vous un horaire quotidien ?

- J'écris tous les jours de 8h à midi, et de 16h30 à 18h45, heure à laquelle je bois une bière avec ma femme.

- Depuis peu, vous êtes membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Est-ce une consécration, une place officiellement reconnue dans le monde des écrivains ?

- Le sentiment le plus important pour moi dans cette désignation a été la surprise la plus totale qu'elle m'a causée. Jamais il ne me serait venu à l'esprit de briguer un siège à l'Académie. Je me suis toujours tenu à l'écart de l'intelligentsia littéraire. Quand on m'en a informé, j'ai d'abord pensé que c'était une blague. Il y a à l'Académie des gens très brillants. Je ne sais ce que certains m'ont trouvé, mais ils étaient en nombre suffisant pour m'adouber. J'en reste étonné".

La suite de cette interview se trouve dans "Plus Magazine"...

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