mercredi 19 décembre 2018

Vincent Engel, un auteur belge engagé

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Né en 1963 à Uccle, Vincent Engel est l'auteur de nombreux essais, romans et pièces de théâtre. Professeur à l'UCL et à l'IHECS,  c'est aussi un écrivain engagé qui tient des chroniques pour le journal "Le Soir" et la radio La Première.

Il y a quelques jours, Vincent Engel a donné son avis sur la politique et la société aux journaux du groupe L'Avenir :

"Les autorités redoutent des violences de la part des gilets jaunes. Le 2 décembre, 70.000 personnes manifestaient à Bruxelles pour le climat de manière très pacifique. Comment expliquer cette différence?
- Le mouvement du dimanche 2 décembre était préparé, relayé par une structure, des corps intermédiaires. Les gilets jaunes, c'est un mouvement spontané, qui est le fruit du travail de sape constant de ces corps intermédiaires. Le gouvernement se retrouve directement face à la population. Cela peut donner l'impression de partir dans tous les sens, mais ce n'est pas moins légitime que le mouvement du 2 décembre.

- L'expression des deux mouvements est différente, mais ne peut-on y voir un même malaise?
- Il y a un point commun : le sentiment dans la population que l'ordre politique s'occupe davantage des impératifs et des besoins de l'ordre financier que des priorités de la population. On fait peser le poids des mutations sur les plus fragilisés, sur ceux qui n'ont aucune alternative crédible. Et on demande que ce soit vous et moi qui fassions l'effort en matière d'écologie, mais dans le même temps, les compagnies aériennes et les plus grands pollueurs sont à peine taxés.

- Rien d'inédit dans cette attitude des gens de pouvoir?
- On est quand même à un point particulier dans l'attitude des gouvernants qui méprisent ce qui peut venir de la population. Ce mépris se marque fortement dans les écarts de richesse, surtout depuis les années 90. Les inégalités, les gens peuvent s'en accommoder, tant qu'elles restent raisonnables.

- La fracture sociale grandit.
- On a beau dire que le niveau de vie n'a jamais été meilleur, la discordance entre les chiffres avancés par les gouvernements et la réalité que les gens vivent est criante. Ce n'est pas une impression :  on peut le constater tous les jours. Ce qui est difficile, c'est l'arrogance et le mépris qu'on sent en face. Quand un président dit qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot, c'est une forme de violence. La violence n'est pas seulement celle qu'on nous montre dans les médias.

- En France, les gilets jaunes ont obtenu quelques concessions. Est-ce que la violence paie mieux que le pacifisme? 
- Macron a fait un petit pas en arrière, mais c'est temporaire. Il lâche un peu de lest pour gagner du temps, et table sur l'essoufflement d'un mouvement qui n'est pas structuré. Et il insiste énormément sur les débordements, sur les casseurs. On s'attend à une guerre civile. Il y a une dramatisation pour que tout débordement couvre tout le reste.

- La voie pacifique ne donne pas des effets plus concrets pour ce qui est du climat.
- C'est pour cela que le coup de gueule de Bouli Lanners est justifié. L'attitude de Marghem est invraisemblable. S'ils continuent à mépriser un mouvement et à criminaliser l'autre, ils vont se retrouver face à de la violence dont ils seront les seuls responsables. 

- Au fond, gilets jaunes et "gilets verts" ne sont-ils pas compatibles?
- Je ne vois pas pourquoi ils s'opposeraient. Bien sûr, si on se focalise sur la question du carburant, ils s'opposent. Mais si on propose aux gens une voie de lutte contre le réchauffement climatique avec une vraie politique de transports en commun efficaces et accessibles à tous, on répond à ces problèmes-là. Ceci dit, ces gens en gilet jaune ne manifestent pas seulement pour le prix du diesel.

- Que peut répondre le politique?
- Ce qu'il faut en face, c'est une attitude ouverte et pas seulement un petit saupoudrage cosmético-électoraliste. Ce n'est pas à ces mouvements de se structurer davantage, c'est au politique de modifier les structures pour laisser une place significative aux citoyens. C'est une nouvelle forme de démocratie.

- Nous ne vivons pas en démocratie?
- La réalité que nous vivons, c'est une démocratie qui, par bien des aspects, n'est plus trop démocratique. Et qui est en danger par un affaiblissement interne, davantage que par la menace de terroristes.

- Les mouvements citoyens peu structurés, sans tête, ne risquent-ils pas une récupération politique?
- Tout est récupérable. Cela va dépendre de la force morale des individus et de l'honnêteté du politique. La manipulation est une règle qui régit les rapports humains, mais le risque de récupération ne doit pas être l'argument pour ne rien faire. La seule piste est la vigilance, ça ne peut pas être le renoncement".

Cliquez ci-dessous sur "Engel Vincent" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet auteur belge.


mercredi 12 décembre 2018

"Femmes de Rops" (Michaël Lambert)

                              

Né en 1975,  l'écrivain belge Michaël Lambert nous propose une enquête menée par un agent d'assurances chargé de calculer le préjudice subi par le Musée Félicien Rops de Namur suite à un entartage. Ce roman nous invite à (re)découvrir la vie et l'œuvre de l'artiste namurois.

Michaël Lambert s'est confié à la presse :   "Comment l'idée de ce roman m'est venue?  Eh bien, un jour, l'artiste liégeois Jacques Charlier m'a dit, à propos de Félicien Rops, qu'on méconnaissait son côté anticonformiste. En 2015, le philosophe Bernard-Henry Lévy a été entarté lors d'une exposition mettant en relation les artistes Jan Fabre et Félicien Rops. Eh bien, je me suis dit qu'à son époque, Rops aurait sans doute été du côté de ces gens qui entartent une personnalité venue récupérer son visage. Il ne faut pas oublier que l'artiste, même s'il venait d'un milieu bourgeois et qu'il avait vraiment très envie d'être reconnu à Paris, a toujours été transgressif. Il a entre autres caricaturé Napoléon III, et a d'ailleurs été provoqué en duel par un officier. A notre époque, il aurait sans doute choqué. De même que ses œuvres érotiques ne sont pas toujours comprises, sa vie amoureuse aurait interpellé. Après avoir été marié à Charlotte Polet de Faveaux et avoir eu deux enfants avec elle, après avoir eu aussi des maîtresses, Rops, installé à Paris, a vécu en ménage avec deux sœurs, Léontine et Aurélie Duluc qu'il aimait toutes les deux et qui se le partageaient de bon gré. Il leur a d'ailleurs fait à chacune un enfant". 

mercredi 5 décembre 2018

Les éditions du Rapois

A l'occasion du Salon du Livre de Mons en novembre, Jean-Yves Lardinois a présenté les éditions du Rapois ( www.editionsdurapois.com) dans le journal "La Province" :

"Avec l'aide de mon épouse, j'ai pu construire les éditions du Rapois alors que j'étais chômeur. A l'époque, j'avais 52 ans. J'ai trouvé plusieurs fois du travail dans l'enseignement mais je n'étais pas épanoui. J'avais le sentiment de ne pas avoir concrétisé mon rêve. De chômeur, je suis devenu chercheur d'emploi actif, puis je suis devenu créateur de mon propre emploi. Depuis ce 20 novembre, je suis indépendant dans un statut que l'on appelle le statut tremplin, qui est une passerelle entre le statut de chômeur et celui d'indépendant définitif.

Les éditions du Rapois sont nées en 2015 de façon amateur. J'ai commencé par éditer mes livres et ceux de mon épouse. Nous avons testé avec nos ouvrages et on a fait quelques erreurs, bien entendu. J'ai appris mon métier d'éditeur à la force du poignet, en autodidacte. En demandant toujours des conseils à des professionnels du milieu. Puis, après en avoir discuté avec mon épouse et nos économies nous le permettant, nous nous sommes lancés. Avec raison puisqu'à ce jour, nous avons plus de 300 manuscrits en attente. 

Ma volonté est d'essayer que celles et ceux qui ont écrit puissent avoir la chance d'être lus. J'ai lancé ce projet grâce à Vincent Vallée, auteur originaire de la région. Il m'avait confié le manuscrit de son livre. Bien que j'écrive depuis toujours, Vincent m'a donné l'occasion d'être éditeur. Je lui en serai éternellement reconnaissant de m'avoir lancé dans ce métier qui est devenu plus qu'une passion. Aujourd'hui, j'ai trouvé ma véritable voie. Je suis très heureux de toute cette évolution. Je m'amuse pour le moment 16h par jour!". 

mercredi 28 novembre 2018

Le 200ème numéro de la revue "Le Carnet et les Instants"

Vous le savez, je vous parle régulièrement de l'excellente revue "Le Carnet et les Instants" que vous pouvez recevoir par courrier gratuitement sur simple demande auprès du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a été lancée en décembre 1982 et vient de fêter son 200ème numéro. A cette occasion, la revue revient sur son parcours :

"Pourquoi "Le Carnet et les Instants" s'appelle "Le Carnet et les Instants"?
- "Le Carnet et les Instants" est d'abord le titre d'un essai de Marcel Lecomte, préfacé par Jean Paulhan, paru au Mercure de France en 1964. Quand il s'est agi de donner un nom à la feuille d'information de l'Association Promotion des Lettres belges de langue française pour la première fois en 1982, c'est ce nom qui a été retenu. Non seulement parce qu'il rend hommage à l'un des grands noms de nos littératures, mais aussi parce qu'il définit au mieux la double composante du périodique :  "Le Carnet" pour les informations de longue durée (au départ les livres publiés, aujourd'hui les articles de fond) et "Les Instants" pour celles de portée plus immédiate (l'agenda des activités littéraires ou les critiques de livres).

- Qui fait "Le Carnet et les Instants"?
- La revue imprimée et le blog sont le fruit des efforts conjugués d'une petite équipe permanente (Thibault Carion, Michelle Dahmouche, Nausicaa Dewez) au sein du service général des Lettres et du Livres de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; de chroniqueurs et chroniqueuses dont quelques membres du service général des Lettres et du Livre et beaucoup de pigistes extérieurs à l'administration (Sarah Béarelle, René Begon, Véronique Bergen, Pascal Blondiau, Eric Brogniet, Eric Brucher, Audrey Chèvrefeuille, Eric Clemens, Ghislain Cotton, Victoire de Changy, Alain Delaunois, Rony Demaeseneer, Fanny Deschamps, Thierry Detienne, Marie Dewez, Salvatore Di Bennardo, Joseph Duhamel, Tito Dupret, Emilie Gäbele, Laurence Ghigny, Francine Ghysen, Mélanie Godin, Samia Hammami, Jean Jauniaux, Maud Joiret, Charline Lambert, Daniel Laroche, François-Xavier Lavenne, Sonia Lefèbvre, Christian Libens, Karel Logist, Pierre Malherbe, Nicolas Marchal, Christophe Meurée, Jeannine Paque, Estelle Piraux, Séverine Radoux, Anne-Lise Remacle, Philippe Remy-Wilkin, Mélissa Rigot, Marguerite Roman, Frédéric Saenen, Daniel Simon, Vincent Tholomé, Michel Torrekens, Primaëlle Vertenoeil, Natacha Wallez, Michel Zumkir) ; des opérateurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de France partenaires du "Carnet et les Instants" qui mettent leurs contenus à la disposition de notre revue et diffusent les nôtres ;  des graphistes et metteurs en page, chargés de la réalisation visuelle de la revue imprimée, et des imprimeurs. Impossible de citer ici toutes celles et tous ceux qui ont fait "Le Carnet" tout au long de son histoire. On se bornera à mentionner les membres de l'équipe actuelle.

- Qui lit "Le Carnet et les Instants" ?
- Les abonnés sont majoritairement des professionnels du livre, auteurs, libraires, bibliothécaires, maisons d'éditions et professeurs de français.  85% des abonnés sont domiciliés en Belgique. La revue imprimée trimestrielle est tirée à 2.100 exemplaires. Le blog le-carnet-et-les-instants.net attire chaque mois plus de 5.000 visiteurs uniques. Nos articles et chroniques sont, en outre, lus sur la plateforme Revues.Be et sur le site Actualitté". 

mercredi 21 novembre 2018

"La légende de Saint-Nicolas" (Xavier Deutsch)

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Voilà une suggestion de cadeau pour vos enfants et petits-enfants...

Rappelons que l'écrivain belge Xavier Deutsch (né en 1965) a commencé sa carrière en 1989, a écrit de nombreux livres pour la jeunesse et les adultes, et a reçu le célèbre prix Victor Rossel. Et il vient d'être élu conseiller communal Ecolo dans sa commune de Chaumont-Gistoux.

Plus d'infos :  http://ecrivainsbelges.blogspot.com/search/label/Deutsch%20Xavier

mercredi 14 novembre 2018

"Le tiers sauvage" (Aliénor Debrocq)

Née en 1983 à Mons, Aliénor Debrocq a effectué des études en histoire de l'art avec une thèse sur le mouvement Cobra. Partie habiter à Bruxelles, elle a travaillé dans la communication pour Musiq'3 et dans l'enseignement, avant de se lancer dans le journalisme et l'écriture :

Elle a confié au groupe Vers l'Avenir :   "Au début, mon travail de journaliste s'exerçait plutôt dans les galeries d'art puis, depuis un an, je fais beaucoup de papiers littéraires. J'avais envie de m'amuser à mélanger les codes littéraires. J'estime que l'opposition entre littérature grand public et élitiste est une distinction factice. On peut aimer lire des choses différentes et on peut les combiner dans un seul roman. En commençant à écrire, j'avais plusieurs histoires dans la tête. Finalement, deux personnages ont émergé et j'ai mélangé les deux histoires.

En Belgique, l'imaginaire, que ce soit au cinéma ou en littérature, est quasi uniquement parisien ou américain. Si auparavant, je n'aimais pas trop ancrer mes histoires dans un contexte, ici, ça avait une importance. Car, une des questions posées par le roman concerne la place des auteurs belges dans la littérature. Pourquoi la Belgique ne leur accorde-t-elle pas une plus grande place? En Suisse, par exemple, les auteurs du pays sont systématiquement privilégiés et mis en avant. Je voulais parler de tout ça sur le ton humoristique. Je ne suis pas dans la revendication. Les belgicismes, par exemple, il faut les mettre en italique. Ca m'agace un peu car leur présence a du sens. J'ai envoyé mon manuscrit assez largement à la machinerie parisienne...mais finalement, c'est l'éditrice belge Luce Wilquin qui l'a publié. C'est une belle aventure.

Ecrire un second roman me paraît moins difficile. Je pense que le moment important, c'est celui où on prend la décision et le temps de se consacrer à l'écriture. Mettre le muscle en action. Après, ça vient plus facilement et ça continue à travailler tout seul...".

Vous pouvez retrouver un compte-rendu détaillé du roman "Le tiers sauvage" sur le site "Le Carnet et les Instants" du Service de Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles :   https://le-carnet-et-les-instants.net/2018/10/08/debrocq-le-tiers-sauvage/

mercredi 7 novembre 2018

Nouveau livre de Gabriel Ringlet

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Né en 1944, Gabriel Ringlet a une vie bien remplie :  prêtre, poète, théologien, ancien professeur à l'Université Catholique de Louvain. Il est aussi membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.

Il vient de sortir un nouveau livre :  "La grâce des jours uniques : éloge de la célébration", publié par les éditions Albin Michel. A cette occasion, il a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Vous parlez du rite et de son importance :  les rites religieux mais aussi les rites autour des grands matchs de foot ou au décès de stars (comme Johnny). Le rite s'est déplacé aujourd'hui?
- Le rite est en tout cas plus urgent et plus important que jamais. J'ai suivi le Mondial de tout près, et toutes les dimensions de la liturgie classique, de la messe et même d'une messe solenelle que le pape François peut célébrer place Saint-Pierre, on les retrouve dans le rituel footballistique d'aujourd'hui. Dans les événements publics, le rite est omniprésent. Dans les attentats, par exemple, pour moi, c'est très frappant et très touchant de voir qu'une personne, anonyme, peut sortir de chez elle avec sa petite fille pour aller déposer une fleur à l'endroit où quelqu'un a été tué, en silence, avec toute un rituel, une gestuelle. Et on peut avoir ces mêmes gestes lors de la disparition d'une vedette. Donc, de fait, le rite est partout.

- Et si le rite s'est déplacé, c'est parce que le rite religieux n'attire plus?
- C'est vrai que les lieux classiques qui nous donnaient du rite sont complètement désertés. Et le phénomène dépasse nos églises. J'ai parlé avec des musulmans pratiquants qui venaient du Maroc et me disaient que dans leur petite ville, il y a 200 ou 300 mosquées mais avec 5 pratiquants par semaine. Mais ce n'est pas parce que les lieux traditionnels de rites se voient désertés que le besoin de célébrer la naissance, l'alliance et la mort, eux, ont disparu. Alors, on cherche d'autres lieux, on invente d'autres rites, on va voir d'autres sagesses.

- Comment renouveler le rite?
- Nous voulons former des célébrants laïcs (hommes et femmes) qui n'auront pas du tout été ordonnés prêtres, qui n'auront pas fait de théologie, mais qui ont une très grande sensibilité et qui ont envie d'aller dans ce sens-là. Depuis que le livre est sorti il y a à peine un mois, des dizaines de gens m'ont dit qu'ils voulaient s'inscrire dans notre "école de célébration", qu'on annonce pour 2020. Ca veut dire que des tas de gens se sentent peut-être une vocation pour cela.

- Et l'Eglise, comment réagit-elle? 
- L'Eglise est à mon avis complètement perdue et elle a tout avantage à se réjouir que des lieux se mettent à inventer, à respirer et à dire qu'il faut que ça change. Et si l'Eglise veut survivre, elle ne pourra que suivre ces chemins qui vont s'ouvrir. On ne lui demande pas la permission mais on le fait volontiers en dialogue, si le dialogue est possible.

- Et dans quels lieux pratiquer ces rites?
- Moi, je crois au sacré laïc, comme au sacré juif ou musulman. Et il me paraît normal d'ouvrir l'église à tous ces rites. J'ai plein de réactions positives à cette idées, des gens qui préféreraient célébrer des funérailles laïques dans l'église de leur quartier plutôt que dans une salle de sport ou un funérarium. Même chez les francs-maçons, il y a des réponses favorables à cette proposition".